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17 août 2017 4 17 /08 /août /2017 15:30
Paris 2e : "L'Oseille", ça vous dit quelque chose ?
Paris 2e : "L'Oseille", ça vous dit quelque chose ?
Paris 2e : "L'Oseille", ça vous dit quelque chose ?
Paris 2e : "L'Oseille", ça vous dit quelque chose ?
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Paris 2e : "L'Oseille", ça vous dit quelque chose ?
Paris 2e : "L'Oseille", ça vous dit quelque chose ?

Voici donc la réponse à la devinette que je posais ici même voilà quelques jours. Il s'agissait du nouveau restaurant "L'Oseille" à fleur de Bourse et d'AFP (Paris 2e).
 
Pierre Lecoutre, son chef-propriétaire, je l'avais connu jadis au "Dôme du Marais" et au "Café du Musée", tous deux situés vers l'ancienne place Royale (aujourd'hui appelée des Vosges).

Dans son décor contemporain, avec cuisine ouverte, tables espacées, petite terrasse au calme d'une rue peu passante, il livre une cuisine au plus près de produits cueillis dès potron-minet aux Halles de Rungis. Ce professionnel aguerri cisèle les plats comme nul autre, offrant une cuisine qui a le goût de ce qu'elle doit être, sincère et gourmande.
 
Ses entrées en petites portions, girolles et pourpier, palette de cochon ibérico, salade de tomates  coeur de boeuf, haricots verts de pays sauce vierge de tomates, saumon d'Ecosse mariné, enseigne oblige, oseille et crème de vodka-citronnelle forment une mise en bouche joliment tenue. Sinon, il y aussi le pâté d'oreilles de cochon et la brandade qui, à la manière portugaise, se déguste avec des ailerons de poulet.

Les plats de résistance ne sont pas en reste, entre le poisson selon l'arrivage (vinaigrette au beurre, étuvée de blettes), l'onglet de boeuf rôti et pommes dauphine, le gigot d'agneau à la sauge et aubergines, le rognon de veau à la moutarde violette et, concession à la mode, la mijotée de légumes aux épices et à la marjolaine et riz de Camargue cuit vapeur.
 
En issues sucrées, les framboises d'Île-de-France sont agrémentées d'une mystérieuse "crème madame", la nage d'ananas flanquée de coriandre, le crémeux de chocolat noir est relevé d'une sauce chicorée alors que la semoule à la vanille et aux abricots se pare de miel à la lavande.
 
La carte des vins est concoctée avec le nez de Jean-Christophe Piquet-Boisson qui, en la capitale, se révèle comme un des meilleurs experts de crus de vignerons qui font des vins avec du raisin. Tâtez du saint-chinian Domaine de Gabelas  et du madiran Réchauffement du Climax et de vins que vous allez choisir dans la cave vitrée, juste à côté du bar.
 
Les affiches du film "La Grande Bouffe", française et italienne, incitent à tailler dans l'assiette et à lever le verre. Allez-y donc avec bon appétit et large soif !  
 
- "L'Oseille". 3, rue Saint-Augustin, 75002 Paris. Tél. :  01 45 08 13 76. Fermé dimanche. Réouverture le 21 août. Menus : 23 et 29 € (déjeuner) et 36 € (dîner 4 assiettes). Carte : 40-60 €. M° Bourse.
 
 
 
Paris 2e : "L'Oseille", ça vous dit quelque chose ?
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16 août 2017 3 16 /08 /août /2017 18:01
Voyage au pays des snobs, version 1925 ou 2017 ?
Voyage au pays des snobs, version 1925 ou 2017 ?

 

Dans "La Vie parisienne", Clément Vautel, de son nom de plume, pseudonyme en forme d'anagramme de Clément-Henri Vaulet, né en Belgique à Tournai en 1874, consacre un article à la clientèle des restaurants "up to date", comme on la qualifie Outre-Manche : celle des gastronomes snobs.

"Chose curieuse, écrit-il, elle recherche une simplicité traditionnelle classique, voire frustre et paysanne". Il ajoute : "Le gastronome snob laisse le bourgeois manger des nids d'hirondelles dans les restaurants pseudo-chinois et va savourer, dans des auberges à décor normand, de la blanquette de veau servie avec une grande rudesse par d'habiles metteurs en scène".

C'est ainsi que le gastronome snob, version 1925, déteste le modernisme : "Il veut dîner aux chandelles, boire du vin en pichet, et connaît son abécédaire des adresses peu connues. Il va dans les mastroquets ouverts par des maîtres d'hôtel qui ont fait leur universités gastronomiques chez les célèbres "Paillard" et "Café de Paris".

Clément Vautel en dresse d'ailleurs un portrait étonnant - dans lequel le Tout-Paris des Années folles ne se reconnaît pas -, à peine caricaturé et brossé d'une plume faussement ingénue.

"Le snob à table est Louis-Philippard, ennemi du cosmopolitisme rasta, du bizarre, du baroque et même de l'inédit", ajoutant que les restaurants préférés du gastronome snob 1925 sont situés boulevard du Temple, à Grenelle et dans l'Île-Saint-Louis, restaurants qui, depuis qu'il les a recommandés, ont vu leur clientèle doubler.

Bien sûr, toute ressemblance avec des personnages d'aujourd'hui ne seraient que pure coïncidence, voire même de la fiction. La version 2017 digne de celle de 1925, quelque un siècle plus tard. Allez, bon appétit et... large soif ! -

"Voyage au pays des snobs", par Clément Vautel, Editions Montaigne, Fernand Auber Editeur (1928).

Voyage au pays des snobs, version 1925 ou 2017 ?
Voyage au pays des snobs, version 1925 ou 2017 ?
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15 août 2017 2 15 /08 /août /2017 15:48
La Commission européenne veut-elle criminaliser la culture privée des légumes ?
La Commission européenne veut-elle criminaliser la culture privée des légumes ?



Une loi proposée par la Commission européenne voilà quelques années souhaitait instaurer l’illégalité de la pousse, de la reproduction ou de la vente des semences de végétaux qui n’auraient pas été testées et approuvées par l’Agence européenne des variétés végétales qui avait été créée en 1995, et actuellement présidée par le Suédois Martin Ekvad (depuis 2015).

En criminalisant ainsi la culture privée de légumes, la Commission européenne remettait le contrôle de l’approvisionnement alimentaire à des sociétés comme Monsanto.

Les eurodéputés verts voyaient d’un mauvais œil la proposition de la Commission jugée « contreproductive et dangereuse ». José Bové se mobilisait : « La biodiversité, disait-il, est en danger. Les multinationales ont focalisé leurs efforts sur la création de plantes à haut rendement, mais qui sont fragiles. Elles ne peuvent subsister que dans un environnement artificialisé dépendant des engrais chimiques et des pesticides, donc du pétrole ».

Les groupes de pression que sont les multinationales allaient-ils atteindre leur objectif par le biais d’une nouvelle loi interdisant les semences régionales, les variétés ancestrales ou endémiques ? Leur but : évidemment mettre sur le marché leurs propres produits, bref, des semences F1, transgéniques, voire même pire, OGM.

Cela aurait été la fin de la bio-variété dans nos jardins, tout comme la fin des jardins ouvriers et des marchés d’échanges de plants et semences entre particuliers. Rien que le titre du texte qu'avait pondu la Commission européenne valait son jus de technocrate : « Des règles plus intelligentes pour des denrées alimentaires plus sûres : la Commission propose un paquet législatif primordial pour moderniser, simplifier et renforcer la filière agroalimentaire en Europe ».

En France, rappelons que ceux qui diffusent des « légumes clandestins » risquent une amende de 450 €. Ainsi, des petits maraîchers avaient-ils reçu la visite d’un agent de la répression des fraudes sur le marché de Lavelanet, en Ariège. Leur délit : vendre des plants de tomates non inscrites au catalogue officiel et ne pas disposer de la carte du GNIS, l’interprofession nationale des semences et des plants.

La carte était néanmoins gratuite pour ceux qui vendaient moins de 10.000 plants par an. On sait déjà que 80 % des variétés potagères ont été radiées du catalogue entre 1954 et 2002 : au catalogue officiel, il ne restait que 182 variétés potagères inscrites en 2002, un chiffre qui n'a guère varié depuis 2015.

C’est l’industrie semencière qui, depuis plus de cinquante ans, cherche « à standardiser les semences pour les adapter partout aux mêmes engrais et pesticides chimiques », selon le « Réseau des semences paysannes ». Les organisations associatives et paysannes demandent, elles, « à répondre à la forte demande des jardiniers de pouvoir trouver sur le marché des plants leur permettant de cultiver toute la diversité des variétés paysannes, locales ou exotiques qui ne pourront jamais être inscrites au catalogue ».

Bonjour l’Europe qui veut légiférer sur tout et détruire une partie de la culture ancestrale paysanne. Le débat n'est pas clos, tant que les multinationales de l'agro-alimentaire s'agiteront dans les coulisses du Parlement européen et de la Commission européenne pour arriver à leurs fins. Comme le disait Stéphane Hessel, citoyens, "Indignez-vous" ! Et je dirai même plus, "Rebellez-vous" !
 

La Commission européenne veut-elle criminaliser la culture privée des légumes ?
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14 août 2017 1 14 /08 /août /2017 16:55
La devinette du jour... ça vous dit quelque chose ?
La devinette du jour... ça vous dit quelque chose ?
La devinette du jour... ça vous dit quelque chose ?

La petite devinette du jour : avec ces quelques photos, qui va nous dire dans quel restaurant j'ai dîné un jour de juillet, après avoir vu le ballet La Sylphide en sortant de l'Opéra Garnier ?

Allez, bonne chance, bon appétit et large soif !

PS - La ou le plus perspicace aura le droit de boire le madiran ou le saint-chinian ici présentés avec ma pomme... Réponse via les commentaires. Résultat, mercredi.

La devinette du jour... ça vous dit quelque chose ?
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13 août 2017 7 13 /08 /août /2017 13:09
Bayonne : "Une Bouteille à la Nive", ça vous dit quelque chose ?
Bayonne : "Une Bouteille à la Nive", ça vous dit quelque chose ?
Bayonne : "Une Bouteille à la Nive", ça vous dit quelque chose ?
Bayonne : "Une Bouteille à la Nive", ça vous dit quelque chose ?


Au coeur de la ville, à fleur de rivière, proche des Halles, "Une Bouteille à la Nive", bistrot ouvert en juillet 2013, porte bien son nom. Bastien Hingant, son propriétaire, y a concocté une bien bonne carte des vins. Des vins à escorter d'une cuisine au plus près du produit.

Sans même parler d'un formidable pouilly-fumé Pur Sang 2011 signé Didier Dagueneau, d'un pomerol Château Gombaude-Guillot, d'une côte-rôtie de Jamet ou un vosne-romanée de Mongeard-Mugneret, il y a l'irouléguy Harri Gorri de Brana, le ribera del duero Valdehermoso, le faugères de Léon Barral, le côtes-de-Provence rosé Le Galoupet, le chilien Las Ninas ou le givry de Besson.

En cuisine, la viande de l'Aubrac est mise en vedette au déjeuner avec des morceaux de choix comme la hampe, la bavette, la poire, et au dîner, le tartare et le délicat carpaccio. Sinon, la salade de chipirons, la truite fumée à l'aneth et au wasabi, la brochette de poulet façon tandoori et sa crème à la coriandre, le ceviche de thon aux agrumes comme les charcuteries basques donnent le bon ton de ce bistrot bayonnais. Allez-y le coeur au ventre et prêts à la régalade. Bon appétit et large soif !

"La Bouteille à la Nive" - 2, quai Galuperie. 64100 Bayonne. Tél. : 05 59 52 03 84.

Bayonne : "Une Bouteille à la Nive", ça vous dit quelque chose ?
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12 août 2017 6 12 /08 /août /2017 06:58
Itxassou : la patrie d'un cochon, ça vous dit quelque chose ?
Itxassou : la patrie d'un cochon, ça vous dit quelque chose ?


"La patrie d'un cochon est partout où il y a du gland". C'est François de Salignac de la Mothe-Fénelon qui s'exprime ainsi avec justesse dans "Dialogues des morts". Et à Itxassou, à la "Ferme Haranea" de Christian Aguerre, où l'on cultive du piment d'Espelette, des pommes, du maïs grand roux basque, des légumes en potager, et élève des volailles et le porc basque, le kintoa, qui y a donc droit de cité, vivant en liberté.

Notamment à travers le restaurant maison, "Haraneko Borda", où le chef Antoine Chépy le magnifie des meilleures façons, dans son jus le plus simple, en longe, carbonnade, échine confite et autres morceaux de choix sous forme de grande assiette à partager.

Et à déguster autour d'un irouléguy (2015) délicieux de Elori Reca et Brice Roblet du Domaine Bordaxuria à Ispoure, sur un vignoble exposé plein sud, planté sur des pentes escarpées en terrasses, sur un sol dominé par une roche de grès rouge affleurante appelée lapitza.
L'exploitation de Christian Aguerre appartient à un réseau de gîte, chambre, camping, table d'hôte et auberge nommé "Accueil paysan Béarn-Pays Basque" d'une douzaine d'adresses (contact : 05 59 37 18 82). Allez-y le coeur au ventre avec bon appétit et large soif !

- "Haraneko Borda", 64250 Itxassou. Réservation obligatoire : 05 59 15 09 68. Courriel : aguerre.christian@wanadoo.fr
 

Itxassou : la patrie d'un cochon, ça vous dit quelque chose ?
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11 août 2017 5 11 /08 /août /2017 17:29
Donostia-San Sebastian : "El Nido", ça vous dit quelque chose ?
Donostia-San Sebastian : "El Nido", ça vous dit quelque chose ?
Donostia-San Sebastian : "El Nido", ça vous dit quelque chose ?
Donostia-San Sebastian : "El Nido", ça vous dit quelque chose ?
Donostia-San Sebastian : "El Nido", ça vous dit quelque chose ?
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Donostia-San Sebastian : "El Nido", ça vous dit quelque chose ?
Donostia-San Sebastian : "El Nido", ça vous dit quelque chose ?


Un bar à coquetèles historique de Donostia ? Quand vous sortez de la gare d'Amara en venant d'Hendaye, après vous êtes arrêtés chez le célèbre "Vallès", traversez la rue pour vous rendre chez "El Nido", où l'on se veut mixologistes depuis un quart de siècle.

Jusque tard dans la nuit, trois ou quatre du matin, des hommes de l'art vous concoctent le b.a.-ba de ce qui se fait de mieux en matière de coquetèles. On y aime la bonne musique - souvent du jazz -, les eaux-de-vie, le whisky aussi et la bière (la guinness est en bonne place, crémante), le mojito, le negroni, la margarita et, bien sûr, le gin tonic dont la ville s'est fait une spécialité.

Vous ne dédaignerez pas aussi un bon vermouth, quelques tapas sur le mode apéritif, tout en devisant dans un décor qui semble sortir d'un roman de Modiano, avant de continuer votre chemin vers d'autres comptoirs. Bon appétit et large soif !

- "El Nido". Calle Larramendi  13 (Centro). 20006, San Sebastian-Donostia. Tél. : 34 943 473 322.
 

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10 août 2017 4 10 /08 /août /2017 18:01
Getaria : "Elkano", uno de los mejores restaurantes de pescado del mundo !
Getaria : "Elkano", uno de los mejores restaurantes de pescado del mundo !
Getaria : "Elkano", uno de los mejores restaurantes de pescado del mundo !
Getaria : "Elkano", uno de los mejores restaurantes de pescado del mundo !
Getaria : "Elkano", uno de los mejores restaurantes de pescado del mundo !
Getaria : "Elkano", uno de los mejores restaurantes de pescado del mundo !
Getaria : "Elkano", uno de los mejores restaurantes de pescado del mundo !

Getaria, petit port de pêche dont l'ancien héros était Elkano, premier navigateur ayant réussi le tour du monde, suppléant Magellan, son chef d'expédition, après que celui-là fut tué au combat.

Aujourd'hui, la ville abrite un autre héros qui nous a quittés il y a déjà trois ans, Pedro Arregui, un restaurateur visionnaire ayant révolutionné la cuisine marine en son "Elkano". Aujourd'hui, sa femme, Maria José, et son fils, Aitor, continuent l'œuvre avec talent.

On trouvera dans un livre, "Elkano, paisaje culinario", l'histoire de cette aventure commencée en 1964. Un livre qui raconte les recettes, du bonito en crudo aux kokotxas de merluza en 4 cocciones (al pil-pil, a la parilla, rebozadas, salsa verde) en passant par les chipirones a la parilla et "por su legendario rodaballo" (le turbot) que le cuisinier Ferran Adria décrit comme "une autentica maravilla". Et, tout en noir et blanc, les portraits de tous les pêcheurs apportant les fruits de leur travail chez "Elkano" chaque jour.

Et, en guise d'illustration, quelques photos de déjeuner pris voici quelques jours dans ce lieu mythique qui fait honneur au produit, ici jamais pris en défaut de qualité et toujours laissé dans son jus, sans fards ni maquillages, pour une addition qui laisse pantois, entre 50 et 80 € pour de la très haute qualité. Remarquable carte des vins (premier vin à 7 € la bouteille !) et service d'une brigade féminine enjouée autant que compétente. Bon appétit et large soif !

- "Elkano" - Herrieta 2 (20808 Getaria). Tél. : 943 14 08 14. Réservation obligatoire.

- "Elkano, paisaje culinario", Planeta Gastro (mai 2016), 39,50 €, textes de Juan Pablo Cardenal.

Getaria : "Elkano", uno de los mejores restaurantes de pescado del mundo !
Getaria : "Elkano", uno de los mejores restaurantes de pescado del mundo !
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9 août 2017 3 09 /08 /août /2017 17:19
Rioja, San Vicente de la Sonsierra : "Casona del Boticario", ça vous dit quelque chose ?
Rioja, San Vicente de la Sonsierra : "Casona del Boticario", ça vous dit quelque chose ?
Rioja, San Vicente de la Sonsierra : "Casona del Boticario", ça vous dit quelque chose ?
Rioja, San Vicente de la Sonsierra : "Casona del Boticario", ça vous dit quelque chose ?
Rioja, San Vicente de la Sonsierra : "Casona del Boticario", ça vous dit quelque chose ?


Vous faites de l'oenotourisme dans la Rioja : la "Casona del Boticario" est un hôtel de charm qui conviendra parfaitement à cette activité. Ouvert récemment, il est  situé dans l'épicentre de l’une des principales régions viticoles de La Rioja, et au coeur d'un pueblo de toute beauté : San Vicente de la Sonsierra.

Ce qui fut jadis la pharmacie du village autant que la résidence des apothicaires depuis le XVIIIe siècle a été rénovée par les héritiers en 2013 pour devenir un hôtel de grand confort avec une vue spectaculaire sur les vignobles et sur la Sierra de Cantabria.

Dans un format de dimensions humaines, les espaces sont amples, lumineux et confortables, décorés de nombreux meubles d’époque restaurés, les chambres sont toutes personnalisés et l'accueil de la propriétaire, Mayang Pombo  - qui a fait ses études à La Sorbonne à Paris - est d'une amabilité non feinte, en français bien évidemment. Le petit déjeuner, copieux, avec des viennoiseries maison et un jambon ibérique remarquable est un joli plus.

Du coup, il vous est facile de rayonner vers les caves environnantes, dont les prestigieuses bodegas "Contador", sur la commune, ou "Baigorri", à Samaniego, ou vers les 1.700 hectares de vignobles voisins. Voire même de vous perdre ans le labyrinthe des ruelles où les maisons en pierre sont parées d'anciens blasons, ou vers les vestiges du château moyenâgeux construit sur l'ancienne frontière entre la Castille et la Navarre qui offre une vue imprenable sur la vallée alentours.

Sans oublier que l'église gothique de Santa Maria la Mayor, visible à des kilomètres de distance, possède aussi un précieux retable Renaissance ainsi qu'une tour heptagonale irrégulière conçue pour résister au vent violent. Et que la petite chapelle de San Juan de la Cerca est le siège de la Confrèrie des "Disciplinantes (les pénitents) de la Vera Cruz", dont les membres se fouettent le dos avec des cordes pendant la procession des "Picaos", qui est la seule perdurant encore en Espagne.

Et, après la contemplation du très beau pont médiéval sur l'Ebre, n'oubliez pas de vous abreuver - et pourquoi pas vous restaurer de quelques pintxos - dans le "Gastrobar Cubedo" sur la jolie place du village, largement fréquenté par les vignerons locaux, ou à "La Tercera Estacion", le délicieux wine-bar du vigneron Benjamin Romeo (Contador). Bon séjour, bon appétit et large soif !

- "Hôtel Casona del boticario" - Avda. de La Rioja, 1 - 26338 San Vicente de la Sonsierra (La Rioja). Tél. : 34 941 334 200. 10 chambres de 60 à 120 € selon la saison. Courriel : info@casonadelboticario.com
- "Gastrobar Cubedo" - Plaza Mayor, 6 - San Vicente de la Sonsierra.
- "La III Estacion" - Calle el Remedio, 14 - San Vicente de la Sonsierra. Tél. : 34 941 334 501.

 

Rioja, San Vicente de la Sonsierra : "Casona del Boticario", ça vous dit quelque chose ?
Rioja, San Vicente de la Sonsierra : "Casona del Boticario", ça vous dit quelque chose ?
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7 août 2017 1 07 /08 /août /2017 09:14
Pour les "naturistes", à méditer : "Le terroir et l'homme", selon André Ostertag, vigneron alsacien
Pour les "naturistes", à méditer : "Le terroir et l'homme", selon André Ostertag, vigneron alsacien


Le débat sur les vins "naturistes", en quelque sorte nus, envahit la toile comme jamais. Invectives, anathèmes, comparaisons qui ne sont jamais raisons, excès de toutes sortes président au champ polémique, voire même s'aventurent dans des affaires pénales, avec la condamnation de Marc Sibard, directeur et chef de file autoproclamé du vin nature à Paris aux Caves Augé (pour harcèlements et violences sexuels), et d'ailleurs remercié depuis.

J'aime assez ce qu'en avait dit voilà déjà longtemps André Ostertag, grand vigneron alsacien s'il en est, qui lui aussi, avait été mis en marge de l'appellation à cause de quelques idées neuves qu'il défendait quand il avait repris le vignoble de sa famille.

 "Ceux qui veulent croire, écrivait-il, que le terroir existe à l'état naturel et spontané se trompent. Le terroir, c'est l'homme qui taille et qui laboure. C'est le regard de l'homme qui le fait...".

 Lorsque André, en 1980, reprend le domaine de 4,5 hectares à son père Adolphe, c'est la troisième génération d'une ancienne famille rhénane qui s'installe : aujourd'hui la propriété fait 14,5 hectares répartis sur une multitude de petits jardins de vignes, avec toute la variété des cépages du cru, majoritairement blanc, gewurztraminer, muscat ottonel, pinot blanc, pinot gris d'Alsace, riesling (pour 44 %) et sylvaner, avec 0,7 hectare en roue (pinot noir). Le domaine est installé sur le village d'Epfig pour les 2/3 tiers et, aussi, sur Albé, Itterswiller, Nothalten et Ribeauvillé.

Mais, surtout, André Ostertag a tracé sa propre voie en façonnant les vins selon leur terroir, leur temps et leurs sols, élevant de façon iconoclaste des cuvées en barrique de bois vosgiens, à la manière bourguignonne, au grand dam de nombres de ses collègues vignerons. Il a aussi sublimé comme nul autre des terroirs comme le Fronholz, l'Heissenberg et le Muenchberg. 

Dans les vignes, André Ostertag travaille avec les principes de la biodynamie et accorde une importance toute particulière à la préservation de la faune et de la flore, avec une vigne qui n'est que l'interprète des interactions de la nature.

Depuis ses débuts, il a toujours classé ses crus en trois grandes famille : pour l'expression d'un cépage, les vins de fruit, pour le terroir, les vins de pierre, et pour les vendanges tardives et la sélection de grains nobles, les vins de temps.

Il s'efforce de façonner chacune de ses cuvées en préservant le fruit et son terroir, offrant des vins très secs, droits, profonds, harmonieux et justes. Ils s'adressent autant aux sens, au plaisir immédiat, qu'à l'esprit, pour leur complexité. André a vinifié en 2015, son trente-sixième millésime et le premier avec son fils Arthur. L'histoire va continuer de s'écrire... Bon appétit et large soif !


- André Ostertag, 87, rue Finkwiller (67680 Epfig). Tél. : 03 88 85 51 34. Courriel : info@domaine-ostertag.fr
 

Pour les "naturistes", à méditer : "Le terroir et l'homme", selon André Ostertag, vigneron alsacien
Pour les "naturistes", à méditer : "Le terroir et l'homme", selon André Ostertag, vigneron alsacien
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  • : Le blog de Tout n'est que litres et ratures par Roger Feuilly
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  • : Au quotidien, la cuisine selon les saisons, les vins selon l'humeur, la littérature qui va avec, les bistrots et les restaurants, les boutiques qui nourrissent le corps et l'esprit, bref tous les plaisirs de bouche et de l'âme.
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