Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Pages

Publié par toutnestquelitresetratures

Allons enfants du goût, tous en cuisine et... à table !

Au moment où l’Education nationale se réforme à grands pas, peut-on juste constater qu’elle ignore l’éducation au goût autant que celui de l’alimentation. Ces deux derniers enseignements ne sont pas obligatoires, mais proposés aux enfants dans le cadre du programme de sciences. Et, seul, l’aspect strictement nutritionnel est abordé. Ainsi l’éducation alimentaire et sensorielle est-elle oubliée. Il faudrait imaginer une nouvelle « alphabétisation » au goût et valorisant la compréhension des structures organoleptiques, mais aussi avec une réflexion sur les différentes valeurs culturelles et sociologiques de l’alimentation et de l’aliment à travers les goûts et les saveurs, sans en oublier les composantes économiques. Le moyen de ces causes et leur principe de base est d’abord le plaisir. Celui dérivé de l’utilisation des sens, mais aussi celui de la découverte, du plaisir de faire, celui du jeu qui en découle, comme celui de la compagnie qui, tous, génèrent la convivialité. Les enfants et les moins jeunes peuvent ainsi s’initier au bien-manger. On peut dès lors infléchir les comportements préjudiciables et les mauvaises habitudes alimentaires des jeunes générations. Et, en quelque sorte, c’est là une éducation à l’hygiène, à la santé et à la joie. Parler aux enfants avec la « langue du goût » permet aussi de valoriser les enfants grâce à une prise de conscience de leurs propres capacités. Par l’acquisition de connaissances (culture générale et culture manuelle en cuisinant), par les liens qui peuvent s’établir avec quantité d’autres disciplines, notamment l’enseignement de l’histoire et de la géographie alimentaires, on donne de cette manière une dimension universelle, internationale et interculturelle de l’alimentation et on offre aussi une passerelle potentielle d’échanges, sans même parler de la relation intergénérationnelle qui, à cette occasion, peut être réveillée. Ah ! le bonheur, en cuisine, d’écosser les haricots en famille. Pourquoi donc l’Education nationale ne favoriserait-elle pas des activités scolaires et périscolaires en un cycle d’apprentissage autour du goût et de ses composantes. Ce serait une façon d’anticiper la destruction du tissu social. Les enfants pourraient devenir les propres acteurs de leur développement. Allons enfants du goût, tous en cuisine et… à table !

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article