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21 février 2017 2 21 /02 /février /2017 05:54
Guide Michelin Paris et ses environs 2017 : 92 nouvelles tables (du 1er au 10e arrondissement, 51)
Guide Michelin Paris et ses environs 2017 : 92 nouvelles tables (du 1er au 10e arrondissement, 51)
Chaque millésime du Guide Michelin apporte son lot de nouvelles adresses. C'est d'ailleurs celles qui sont les plus nombreuses, avec une catégorie "L'Assiette" ou celle du "Bib gourmand". Alors qu'on ne compte parmi les nouvelles tables que trois 2 étoiles et douze 1 étoiles, pour Paris et ses environs, l'année 2017, au total, offre ainsi 92 tables qui entrent pour la première fois au sein du "graal" tant espéré.
 
Commentaires par arrondissement et au-delà, d'abord du 1er au 10e arrondissement (51 nouvelles adresses) :
 
- Paris 1er (8 nouvelles adresses) -
 
Deux tables étoilées à l'hôtel Ritz (place Vendôme), La Table de l'Espadon où officie depuis peu Nicolas Sale (2 étoiles) et, avec le même, aux Jardins de l'Espadon (1 étoile) - une véranda rétractable - où il propose une carte courte sur le mode inventif.
 
Ensuite, dans la catégorie "L'Assiette", une cuisine de qualité, au Musée des Arts décoratifs, c'est Loulou qui s'installe sur le mode italien ; le Champeaux, jadis immortalisé par Emile Zola à la Bourse, se trouve sous la canopée des Halles avec une cuisine classique dirigée par Alain Ducasse ; Sequana (quai des Orfèvres) où une cuisinière sénégalaise excelle dans les souvenirs de l'enfance ; Jan Tchi (rue Thérèse), où les grands classiques de la cuisine coréenne sont à la fête ; chez AG Les Halles (rue Mondétour), un chef d'origine libanaise navigue sur les saveurs d'ici ou là ; au Taokan-Saint-Honoré (rue du Mont-Thabor), où la gastronomie cantonaise est à l'honneur.
 
 
- Paris 2e (5 nouvelles adresses) -
 
Une seule table 1 étoile avec Sushi B (rue Rameau), un restaurant de poche pour 8 couverts et à la cuisine éponyme d'une fraîcheur irréfragable.
 
Ensuite, des "Assiettes" : une micro-"cantine gastronomique" à l'enseigne Les Affamés (rue Saint-Augustin) pour une cuisine épurée ; la cuisine thaïlandaise de Monsieur K (rue Marie-Stuart) vante les spécialités du pays, du nord au sud ; autour d'une cuisine-comptoir avec banc d'écailler, La Marée Jeanne (rue Mandar) propose coquillages et poissons ainsi que tapas dimanche et lundi ; une cuisine moderne puisée aux sources d'ailleurs avec Rae's (rue des Jeûneurs).
 
- Paris 3e (3 nouvelles adresses) -
 
Des "Assiettes" uniquement : le cru contre le cuit, c'est le concept de Raw (rue de Turenne) ; chez Elmer (rue de Notre-Dame-de-Nazareth), un jeune chef qui a fait ses universités gourmandes chez Pierre Gagnaire et à L'Oustau de Baumanière offre une partition de belles viandes à la braise et à la rôtissoire ; Le Mazenay (rue de Montmorency), une brasserie qui pratique le culte du bon produit et où le gibier a droit de cité.
 
- Paris 4e (1 nouvelle adresse) -
 
Une "Assiette" : chez Restaurant H (rue Jean-Beausire), une cuisine de marché pour le menu unique de Hubert Duchenne, passé chez Jean-François Piège.
 

- Paris 5e (5 nouvelles adresses) -
 
Alliance (rue de Poissy), une table 1 étoile avec deux anciens de L'Agapé, et dont le chef, Toshitaka Omiya, exécute une cuisine élégante et subtile.

Ensuite, les "Assiettes" : Bocca Rossa (rue de Poissy), trattoria générée par Sylvain Sendra, de l'étoilé voisin Itinéraires, décline le meilleur du produit de la Botte ; un chef japonais qui a fait Loiseau et Robuchon, à L'Initial (rue de Bièvre), propose une cuisine des saisons d'un  exceptionnel rapport qualité-prix-plaisir ; Bon Vivant (rue des Ecoles) reconstitue l'atmosphère d'un bistrot parisien autour d'une cuisine du produit ; un izakaya japonais, Lengué (rue Parcheminerie), est spécialisé en petites portions autour de bons vins bourguignons.
 
 
- Paris 6e - (4 nouvelles adresses) -
 
Les "Assiettes" : face au Flore, Emporio Armani Caffè (boulevard Saint-Germain), enfin reconnu, pour une remarquable cuisine d'inspiration milanaise sous la baguette magique de Massimo Mori, qui dirige aussi Mori Venice Bar (rue du 4-Septembre, 2e) ; à fleur d'Ecole Ferrandi, l'ancien chef du Sergent Recruteur offre au Quinsou (rue de l'Abbé-Grégoire) une cuisine tout en délicatesse ; Anicia (rue du Cherche-Midi), qui fait référence à l'ancienne cité du Puy, a été créé par François Gagnaire, ancien 1 étoile de Haute-Loire, pour valoriser les producteurs de la région ; fondé par une famille qui élève du caviar en Bulgarie, Boutary (rue Mazarine) est dirigé par un chef nippon-coréen qui a fait de bonnes universités gourmandes.
 

- Paris 7e - (5 nouvelles adresses) -
 
Une seule table 1 étoile pour ce très chic arrondissement, Divellec (rue Fabert) par Mathieu Pacaud (Histoires, 2 étoiles, et Hexagone, 1 étoile, 16e), reprenant là le mythique restaurant du grand Jacques Le Divellec.
 
Les "Assiettes" : un ancien du Meurice et du Taillevent a ouvert un bistrot à vocation gastronomique, Tony & Co (rue Surcouf), ressuscitant le canard façon Apicius cher à Alain Senderens ; Plume (rue Pierre-Leroux) est sous la houlette d'un jeune chef natif de Tunis qui cuisine dans l'air du temps ; venu du Passage (2 étoiles dans le 2e), un de ses anciens seconds marie ici, à L'Inconnu (rue Pierre-Leroux), une cuisine d'inspiration française, italienne et japonaise ; à Jaïs (rue Surcouf), ce sont deux frères qui concoctent une cuisine de saison autour de vins nature.
 
 
- Paris 8e - (14 nouvelles adresses) -
 
Une fois de plus, l'arrondissement est largement en tête du palmarès parisien des nouvelles tables, avec 14 restaurants. Un 2 étoiles avec Le Clarence (avenue Franklin-D.-Roosevelt) de Christophe Pelé, un superbe hôtel particulier 19e, une cuisine de haute volée et une fabuleuse carte des vins. Trois 1 étoile, Le George et L'Orangerie (tous les deux à l'Hôtel George V), avec la cuisine italienne de Simone Zanoni et celle de David Bizet, traditionnelle française ; et Akrame (rue Tronchet) où le chef propose au fil d'un menu unique une élégante cuisine contemporaine.
 
Au chapitre une "Assiette" : La Cour Jardin (à Hôtel Plaza-Athénée, avenue Montaigne), dans la cour somptueusement arborée et fleurie, pour la cuisine estivale d'Alain Ducasse ; chez Matsuhisa (Hôtel Royal-Monceau, avenue Hoche), on découvre la cuisine péruvo-japonaise de Nobu, ici confiée au maître sushi Hideki Endo ; Le 68 (avenue des Champs-Elysées), au sein de la maison Guerlain, est piloté par Guy Martin du Grand Véfour sur un style emprunté à l'univers des cosmétiques ; Nubé (à l'Hôtel Marignan de la rue éponyme), une cuisine que le chef qualifie de salsa cancan, empruntant à ses racines sud-américaines autant qu'à l'influence de sa culture gastronomique hexagonale ; à l'étage, Le Marché de Lucas (place de la Madeleine) est l'annexe chic Art nouveau de Lucas-Carton ; Kinugawa Matignon (rue Jean-Mermoz) voit des puristes installer au bar à sushi ou dans la salle à manger intimiste ; La Fermette 1900 (rue Marbeuf) propose un magnifique décor Art nouveau pour une cuisine de tradition française ; au sous-sol du Théâtre des Champs-Elysées, chez Manko (avenue Montaigne), le chef-star péruvien Gaston Acurio propose une cuisine du cru mâtinée de notes asiatiques et africaines ; le 24 - Le Restaurant (avenue Jean-Mermoz) est une table tendance pour des assiettes bien travaillées ; La Maison de l'Aubrac, depuis 20 ans, se spécialise dans le boeuf (le propriétaire est éleveur à Laguiole) ; chez Juvia (rue du Faubourg-Saint-Honoré), Guillaume Delage a fait toutes ses classes chez Michel Bras d'abord, ensuite avec Frédéric Anton, puis chez Pierre Gagnaire, c'est dire...
 
 
- Paris 9e - (3 nouvelles adresses) -
 
Un "Bib gourmand" avec Maloka (rue de la Tour-d'Auvergne) où un chef français poursuit son aventure amérindienne, avec des plats très "carioca". 
 
Pour les "Assiettes" : Panache (à l'Hôtel éponyme, rue Geoffroy-Marie), où le chef est passé par de belles maisons, avec une carte conséquente d'assiettes ciselées ; chez Aspic (rue de la Tour-d'Auvergne), un bistrot de poche avec vue sur la cuisine depuis la salle et un menu unique qui valorise de très beaux produits.
 
 
- Paris 10e - (3 nouvelles adresses) -
 
Un "Bib gourmand" avec Mamagoto (rue des Petits-Hôtels), où un chef japonais, Koji Tsuchiya, excelle dans le registre basco-nippon et d'assiettes à partager.
 
Pour les "Assiettes": Origin (à l'Hôtel Renaissance République, rue René-Boulanger), où la (et oui!) chef Bénédicte Van Der Motte (Alléno, Fréchon) vante la grande tradition du bistrot à la française (rôti de boeuf aux échalotes en cocotte) ; au Bistro Paradis (rue de Paradis), un chef brésilien a ouvert dans un élégant décor tout en bois et de mobilier scandinave, mariant la tradition française et des produits latinos.
 
 
A suivre... (du 11e au 20e arrondissement et autour de Paris). En attendant, bien sûr, bon appétit et large soif !
 
"Guide Michelin Paris et ses environs 2017".

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Published by toutnestquelitresetratures - dans A boire et à manger
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  • Je suis chroniqueur gastronomique et auteur du Guide Le Feuilly. Je suis un des fondateurs du mouvement Slow Food en France dont je fus le Président dans les années 90. Mes livres les plus récents sont "A boire et à manger", "Le Feuilly 2010.
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