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Publié par toutnestquelitresetratures

Paris 8e :  "Le Griffonnier", parce que là,  quand "zébu", "zésoif" !
Paris 8e :  "Le Griffonnier", parce que là,  quand "zébu", "zésoif" !
Paris 8e :  "Le Griffonnier", parce que là,  quand "zébu", "zésoif" !
 
J'en suis le zélateur heureux. Parce que, comme je le titre, quand j'y vais, c'est toujours : "zébu, zésoif" ! Trêve de plaisanteries, voilà un bistrot à vin comme un empyrée de la dive bouteille tel qu'on en voudrait plus souvent. "Le Griffonnier", à fleur de place Beauvau  et de l'Elysée, non content de tenir au frais près quelques milliers de quilles - pour 300 références - de haute qualité, avec le patronyme de grands vignerons aussi bien que d'autres, moins connus, est un bistrot qui relève aussi le gant d'une nourriture à l'identique.

Dès potron-minet, l'ami Cédric Duthilleul est là, toujours enjoué, prêt à dégainer son trait d'humour quotidien derrière son comptoir en bois, à deviser autour des oeufs durs du jour ou du jambon blanc (sublime). Ensuite, avec son chef Christophe, un pilier de la maison, il déroule. Son foie gras de canard, une pure évidence ; ses charcuteries d'ici ou là, toutes superbes ; ses sardines à l'huile de Jose Pena (redemandez un coup de blanc !) ; son andouillette AAAAA, son entrecôte, en droite ligne des Boucheries nivernaises de Bernard Bissonnet (photo Gilles Pudlowski), persillée comme il convient ; son tartare coupé au couteau qui frise l'exception ; son ris de veau à la truffe noire (en saison, et aussi sa tartine à la truffe), un bonheur indicible ; son chou farci, à s'en faire péter la sous-ventrière ; son cassoulet aussi bien à Castelnaudary et ses tripous en direct de Naucelles ;  son plateau de fromages affinés, incroyable. Encore une petite faim, la tarte saisonnière est toujours du jour.

Et, pour la soif et celle à venir, inutile de demander une ordonnance, cela suit vaillamment à chaque table. Chez lui, pas de buveurs d'eau (elle ne sert qu'à faire cuire les pommes de terre), pas d'importuns aux appétits non aiguisés, seulement des braves qui tombent la veste, retroussent leurs manches et taillent dans les plats avec ardeur. Bref, beaucoup d'habitués qui, le seul soir d'ouverture, le jeudi, viennent d'ailleurs en pelotons serrés tenir leurs agapes.

Le décor de bistrot est tout simple, d'une propreté immaculée, avec étage où officient les deux C., Carole et Céline, la grâce même, et, devant et autour, un service débonnaire, virevoltant et toujours sur le mode humoristique de Jérôme. Le public, lui, s'apostrophe d'une table l'autre, échange un "simple" bourgogne blanc de Roulot (quand il y  en a !) avec un morgon de Foillard, une Premières Vendanges de Marionnet avec une côte-rôtie de Clusel-Roch (18 crus différents en cave), un châteauneuf-du-pape de Saint-Préfert avec un riesling d'Ostertag ou un grand bordeaux" proposé au verre (haut-brion par exemple !).
 
N'en jetez plus, la coupe n'est pas assez pleine, l'heure du champagne arrive (Delamotte, Laurent-Perrier, Dom Pérignon, Cristal Roederer, Salon et une quinzaine d'autres), juste le temps de se quitter avec le dernier verre. Magnifique cave à cigares (à fumer dehors). Du beau et du bon qui font notre ordinaire supérieur. Bon appétit bien sûr, et large soif aussi ! Carte : 40-70 € et plus (selon consommation).
 
"Le Griffonnier" - 8, rue des Saussaies (Paris 8e). Tél. : 01 42 65 17 17. Fermé samedi et dimanche. Déjeuner seulement (sauf dîner jeudi). M° Champs-Elysées-Clémenceau ou Miromesnil.
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