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Publié par toutnestquelitresetratures

Le quantum dans les bars à tapas de Donostia
Le quantum dans les bars à tapas de Donostia
 

La grande spécialité à Donostia, c’est quand même d’aller de bar à tapas en bar à tapas. C’est le sport local, comme l'a si bien rapporté le regretté Xavier Domingo dans "Le Goût de l'Espagne" (Flammarion, 1992), décrivant l'art de manger debout, "el arte de comer de pie".

Mais est-ce que cela compte vraiment comme sport ? Il faudrait que l’ami Jacques Berthomeau disserte une fois sur le sujet, lui qui me citait  dans l'un de ses papiers sur le thème « De l’addition au restaurant… » en commençant ainsi : « La douloureuse… Le camarade Roger Feuilly qui sait se tenir aussi bien au comptoir qu’à table, adepte de la nappe à carreaux assortis [Ndr - Et des serviettes en tissu), grand amateur de gras et de liquides qui vont avec, une référence quoi, écrit dans "Tout n’est que litres et ratures" … la suite à lire sur son blog, http://www.berthomeau.com/2016/08/de-l-addition-au-restaurant.html

Une douloureuse addition qui vient du latin "additio", chose ajoutée, augmentation, repris dans le sens de "note à payer", en particulier dans un restaurant ou un café, et dont l'usage est relativement récent. En effet, d'après le "Dictionnaire de la langue verte", d'A. Delvau, ce mot désigne ce que nos pères appelaient la "carte à payer", ce que les paysans appellent le "compte", et que les savants en goguette désigne comme le "quantum".

Bref, aux comptoirs de "Casa Vallés, "Garbola", "Antonio", "La Espiga", "San Marcial", déjà chroniqués dans ce blog, comme au bar du restaurant "Narru" de l'hôtel "Nizza"*, où les croquetas (2 unidades) sont à 2,20 €, et partout ailleurs, la règle qui s’applique, c’est la modération des additions qui sont légères comme une plume au vent.

Ainsi avec trois verres (deux de Txakoli et un de Luis Cañas crianza) et trois pintxos d’anchois pour un total de 12,60 € (preuve à l’appui avec photo de la factura de chez "Antonio"), on ne peut qu’applaudir. De même, quand on trouve des bouteilles de champagne à moins de 40 €  au bar "Swing" de l’hôtel de luxe "Londres y de Inglaterra". Un exemple que les bistrotiers français devraient suivre.

Si vous voulez en savoir plus sur les bars à tapas de la ville, "La senda del pintxo [donostia], de Josema Azpeitia et Ritxar Tolosa (Zum Edizioak), est un ouvrage fort utile. Bonne lecture, bon appétit et large soif ! Eskerrik asko, muchas gracias !

*Article à venir demain

Le quantum dans les bars à tapas de Donostia
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