Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Publié par toutnestquelitresetratures

La daube, un plat populaire pour l'hiver finissant, ça vous dit quelque chose ?
La daube, un plat populaire pour l'hiver finissant, ça vous dit quelque chose ?


Le mot est emprunté à l’italien « dobba », qui veut dire « marinade ». On trouve le terme dès la fin du XVIe siècle : il indique un mode de cuisson des viandes de boucherie, des volailles et du gibier cuits à l’étouffée dans une marinade (gigotz à la dobe), et même, parfois, du thon. Par extension, on l’utilise également pour un ragoût de viande, au sens noté par Oudin en 1640 et, par métonymie, des viandes ainsi préparées.

La daube est un plat traditionnel provençal à base de boeuf mariné dans du vin rouge. La daube camarguaise est faite de taureau (gardianne de taureau est son autre nom). A Avignon, la daube - adoba avinhonenca ou adobo avignounenco - est cuisinée avec de l'épaule d'agneau ou de mouton et la marinade se fait dans du vin blanc. La daube comtadine, elle, est sans carottes, mais avec des olives noires. La daube niçoise, quant à elle, s'enrichit avec des cèpes.

Mais on la connaît aussi en Anjou, dans le Béarn, en Charente, dans le Charolais, en Gascogne ainsi qu’à Lyon. De manière générale, il s’agit de bœuf, mais on étend parfois cette formule aux gibiers, aux volailles, voire même aux poissons:

Sur le plan argotique, on dit aussi « c’est de la daube », pour dénoncer un produit de mauvaise qualité et aussi pour désigner un film médiocre.

Mais la daube est populaire, « un plat pour le peuple » écrit Périco Légasse dans son « Dictionnaire impertinent de la gastronomie ». Il ajoute que « ni le guide Michelin ni GaultMillau, n’ont accordé la moindre étoile ou la moindre toque à un cuisinier proposant de la daube à sa carte. Sauf lorsqu’elle est moléculaire. »

Bon appétit et large soif !

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article