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Publié par toutnestquelitresetratures

L'huître plate du Bélon et les Cadoret

 
Dès la plus haute Antiquité, l’homme a consommé des huîtres et des mollusques marins. Installés sur les côtes armoricaines, les Gallo-Romains s’en régalaient et les expédiaient déjà aux cités de l’intérieur. L’empereur romain Néron fut, dit-on, un amateur particulièrement gourmand : dégustation d’huîtres accompagnées de vins généreux en firent un fameux épicurien.
 
Jusqu’au XVIe siècle, dans le Bélon, comme ailleurs, la récolte et la consommation se faisaient librement sur les bancs d’huîtres « sauvages », mais sans se soucier de la reproduction. La conséquence fut la raréfaction du mollusque, voire même sa quasi disparition. Les autorités maritimes s’en émurent et, au XVIIIe siècle, la pêche des huîtres fut interdite pendant la période de reproduction (les mois sans « R » de mai à août).
 
La culture appelée ostréiculture débute dans la rivière du Bélon quand Auguste de Solminihac et Hippolyte de Mauduit, son beau-frère, créent, en 1864, le premier établissement ostréicole à Bélon.
Peu à peu l’huître plate (ostrea edulis) du Bélon a supplanté chez les gourmets l’huître d’Ostende (Belgique), à tel point que maintenant, on désigne l’huître plate de Bretagne sous le nom de « Bélon ».
 
Aujourd’hui, le Bélon est un lieu d’affinage et d’expédition. L’affinage est le stade ultime de l’élevage : l’huître, dès 3 ans, s’engraisse sur les parcs de bordure de chenal (visibles seulement aux grandes marées). Elle y prend son fameux goût de noisette dû à un mélange particulier d’eau douce et d’eau de mer dans la rivière Bélon. La reproduction (le naissain) et le grossissement se font dans d’autres sites (par exemple le Golfe du Morbihan, Cancale, la baie de Morlaix).
 
A l’époque de Noël, Riec-sur-Bélon connaît une période d’intense activité. Du monde entier arrivent les commandes des meilleurs restaurants et des connaisseurs qui désirent des expéditions directes de bourriches par train et par avion. Au cours de l’été, il est possible de se procurer des huîtres directement sorties des bassins, chez l’un des ostréiculteurs de la rivière du Bélon, car contrairement à la croyance, l’huître est parfaitement comestible pendant les mois sans R.
 
Riec-sur-Bélon et les Cadoret

De terroirs uniques, la famille Cadoret – le père Jacques et le fils Jean-Jacques – élève l’huître dite la plate du Bélon, l’ostrea edulis, et la creuse de Bretagne, des coquillages et des crustacés aussi.
 
En lisière de Pont-Aven, à Riec-sur-Bélon, fort d’une situation géographique exceptionnelle, sous les ombrages de l’estuaire du Bélon, c’est la cinquième génération de Cadoret qui s’attache à cette production de haute qualité. Les Cadoret sont aussi les affineurs de leur production. Sur les terroirs dont ils disposent, 268 hectares de parcs sur Binic, Carantec et Riec-sur-Bélon, leurs produits sont griffés « maison » avec une méthode d’élevage qui est restée la même depuis la première génération.
 
Leur savoir-faire, c’est celui d’artisans du goût qui attachent une importance toute particulière à la main de l’homme qui sélectionne les meilleurs naissains, prépare les sols et entretient les parcs et mènent les huîtres jusqu’à leur stade ultime, celui de la dégustation.
 
Leurs ateliers de conditionnement sont parmi les plus modernes au Monde. Leurs huîtres sont aussi vendues dans toute l’Europe, Russie comprise, et même au-delà, en Chine. La plate du Bélon des Cadoret est le fleuron de l’ostréiculture française.
 
Cadoret – Porte-Neuve (29340 – Riec-sur-Bélon). Tél. : 02 98 06 91 22. Courriel : contact@huitres-cadoret.com
L'huître plate du Bélon et les Cadoret
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