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Publié par toutnestquelitresetratures


Chaque année, je vous livre ceux que le Guide Michelin oublie - certains depuis des lustres, d'autres de création récente - on ne sait guère pourquoi. En voici une liste à Paris et en quelques lieux de Province. Elle n'est bien sûr pas exhaustive et bien d'autres tables peuvent être concernées. 
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Paris - 1er arrondissement

 
Au Vieux Comptoir - Anne et Cyril Bourlois proposent une remarquable cuisine bistrotière faite maison et accompagnée d'un choix de vins hors-pair dans une ambiance de bons vivants (rue des Lavandières-Sainte-Opportune).


Chez Vong - Inscrite parmi les grandes familles vietnamiennes gourmandes de la capitale, celle-ci ne faillit jamais. Dans un décor authentique d’objets de collection, sa cuisine est une des plus remarquables qui soient. Le canard laqué est d'exception (rue de la Grande-Truanderie).

 

Flottes - Une brasserie chic qui, chaque jour, ne faillit pas. Au comptoir, au rez-de-chaussée ou à l'étage, c'est un public fervent qui s'installe (rue Cambon).
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Paris - 2ème arrondissement

 

Juveniles - Un antique bar à vins qui ne dédaigne pas la cuisine depuis que Tim Johnston a cédé la main à sa fille et son gendre. Cuisine ciblée, toujours autour de produits choisis, vins évidemment à l'identique. Ici le Bib gourmand devrait s’imposer (rue de Richelieu).

 

Le Bougainville - Un bistrot popu-chic à la décoration années cinquante comme on en fait plus. Une carte des vins digne des meilleures, une cuisine au plus près des produits et une ambiance parisienne toujours bon enfant pour ce comptoir qui a été honoré par la Ville de Paris parmi 102 bistrots parisiens de la capitale (rue de la Banque).

 

Passy-Mandarin - Une cuisine vietnamienne influencée de notes périphériques qui reste dans un vrai jus depuis des lustres avec un décor d’antiquités autochtones. Le canard laqué est un point d'orgue (rue de la Chaussée d'Antin).

 

Willi's Wine Bar - Le plus ancien des bars à vins de Her Majesty reste de bon aloi, offrant une cuisine jamais prise en défaut et, bien sûr, des vins hors-pair (rue des Petits-Champs).
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Paris 4e arrondissement

 

Le Petit Célestin - A fleur de Seine, ce bistrot antique livre une cuisine de bistrot qui fait mouche. La carte des vins est riche de crus à boire à la régalade (quai des Célestins).
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Paris 5e arrondissement

 

La Petite Périgourdine – Coupe du Meilleur Pot de l’Académie Rabelais, ce bar à vins d’élite offre aussi une cuisine de produits mitonnée aux petits soins par le frère du patron avec une générosité sans égale (rue des Ecoles).

 

Aux Verres de Contact - Une femme-chef aux pianos - pour une fois - qui propose une cuisine ciblée de produits de choix (remarquable jambon cul noir de Saint-Yriex) et autres mets d'un terroir magnifié. Très belle carte des vins (rue de Bièvre).
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Paris 6ème arrondissement

 

La Closerie des Lilas - Historique, de belle tenue, élégante, avec une ambiance parisienne, une cuisine de qualité, voilà une table ignorée du Michelin on ne sait pourquoi (boulevard du Montparnasse).

 

Chez Fernand - Proche de la rue de la soif (dite Princesse), ce bistrot sert tous les jours que Dieu fait une irréprochable cuisine de produits. Et, en sus, des vins de bon aloi, un service et une ambiance qui vont l'amble. Le public ne s’y trompe pas, c’est complet chaque jour que Dieu fait (rue Guisarde).
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Paris 7e arrondissement

 

Auberge Bressane - La cuisine au plus du produit d'entre Beaujolais et Bresse, des vins bourguignons qui sont justes, une ambiance de bon ton, que demander de plus à Paris (avenue de la Motte-Picquet).
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Paris 8ème arrondissement

 

L'Evasion - Un bistrot d'angle qui offre une des plus belles cartes de vins de la capitale, des produits griffés cuits à la perfection, un public qui sait ce que manger veut dire, voilà les bons ingrédients de cette table que le Michelin ignore (place Saint-Augustin).

 

Le Louis XVI – Une brasserie chic qui cible les beaux produits dans une ambiance bon enfant, des vins choisis (crus du Beaujolais de Descombes et de Foillard, saumur-champigny de Germain), une maîtresse de maison enjouée, voilà un lieu qui honore le bon vivre (rue des Mathurins) .

 

Le Stresa - Une des plus antiques tables italiennes de la capitale - que le Triangle d'Or vénère - et que le Guide boude aujourd'hui on ne sait pourquoi. Allez-y sans réserve aucune (rue de Chambiges).

 

L'Abordage - Un bistrot qui fait le plein chaque jour pour une cuisine d'une jolie simplicité, tout en saveurs sans afféteries aucune. Très bons vins aussi et un public qui n'hésite pas à tomber la veste (place Henri-Bergson).

 

Le Griffonnier - A deux pas de l'Elysée, l'endroit revendique une bonne fréquentation, discrète certes, mais pour une cuisine au quotidien proposée sous forme de semainier. Très grande carte des vins, ambiance exceptionnelle avec des gens qui taillent dans les assiettes et lèvent le verre. Le bistrot a été Meilleur œuf mayonnaise du monde l’an passé (rue des Saussaies).
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Paris 9e arrondissement

 

Bourgogne Sud - Un public qui se régale, une cuisine d’entre Mâcon et Lyon, des vins itou, voilà de quoi intriguer quand le Michelin fait ici l'impasse (rue de Clichy).

 

Chartier - Le plus ancien bouillon de Paris fait un tabac, jusqu'à 2.715 couverts un jour de décembre 2017. La famille Joulie qui l'a repris voilà peu continue l'oeuvre avec enthousiasme (rue du Faubourg-Montmartre). Et importe désormais la formule sur la Rive Gauche en transformant son 1900 Montparnasse en Chartier.
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Paris 11e arrondissement

 

Le Tagine - Cette table a été désignée l’an dernier comme Meilleur couscous de Paris par le Figaroscope. Elle existe depuis plus de 30 ans ans. Le Michelin l'ignore, allez savoir pourquoi (rue de Crussol) ?

 

Le Repaire de Cartouche - Rodophe Paquin est un as des terrines et du gibier et il ne déteste pas les bons vins (carte formidable), autant dire que l'on est étonné de ne pas le voir figurer dans le Guide (rue Amelot).
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Paris 14ème arrondissement

 

A Mi-Chemin - A fleur de mairie, cette table régale un public qui en redemande. Cuisine goûteuse, justesse des cuissons, vins de qualité choisis, voilà qui incite à la halte (rue Boulard).

 

L'Opportun - L'homme de l'art a son caractère, les vins sont de la beaujolothérapie, la cuisine est du cru, Jacques Chirac et Jean Miot étaient des adeptes fervents (boulevard Edgar-Quinet). Désormais, il passe en douceur la main à sa fille.
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Paris 16e arrondissement

 

Aux Routiers - Les frères Dumant qui essaiment ici ou là dans le 7e et le 16e (et depuis l’an passé dans le 11e avec l’enseigne Aux Routiers aussi et que Brigitte Macron a adoubé) proposent une cuisine digne de la chaîne éponyme. Et, en sus, une très belle carte des vins (rue de la Manutention).
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Paris 17e arrondissement

 

Le Goûpil - Excentré, face à la caserne des pompiers, ce bistrot fait son beurre depuis des lustres. Le Michelin ne le connaît pas. Mal lui en prend, on y mange bien autour de produits de qualité et de vins qui ne le sont pas moins (place Claude-Debussy).
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Paris 18ème arrondissement

 

Il Brigante – Une pizzeria d’élite qui est reconnue comme telle par tous les Italiens de la capitale. Le confort est certes a minima, mais les pizzas de Salvatore, extra-fines, sont un modèle du genre. Très belle sélection de vins français et italiens (rue du Ruisseau).

 

La Mascotte - Voilà plus de cinquante ans que cette brasserie figure dans l'empyrée gourmand de la Butte Montmartre. Ecailler à la clé, carte des vins itou, ambiance pas moins, Michou en sus comme fidèle, elle offre une cuisine de belle qualité (rue des Abbesses).

 

Le Wepler - La brasserie a été fondée voilà 125 ans pas moins. Hemingway l’a fréquentait assidument. Elle vient d'être reprise par la famille Joulie. La qualité de sa cuisine est avérée, le banc d'huîtres pas moins. Il n'y a plus qu'à la reconnaître (place de Clichy).

 

Piccolo Rifugio - Une table de poche de la Botte et de la Butte où l'on propose tous les jours une cuisine au plus près du produit. Certes, vous êtes au coude-à-coude, mais tout est bon et, de plus, les vins du cru sont joliment choisis (rue Chappe).
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Paris 19e arrondissement

 

Le Boeuf Couronné - Cette institution de la Villette continue comme si de rien n'était. Les carnivores se régalent, le public retrousse volontiers les manches, les verres se vident avec allégresse, tout est parfait (avenue Jean-Jaurès)
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Paris 20e arrondissement

 

Benoît Castel - Pour ne que proposer un brunch - quand même très amélioré -, la maison est de charme et de bon goût avec des vins choisis. C'est une des adresses préférées de L'Amicale du Gras de Frédérick-Ernestine Grasser-Hermé (rue de Ménilmontant).
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Autour de Paris

 

Issy-les-Moulineaux - Les Colonnes - L'adresse préférée du maire de la ville, André Santini. Et de bien d'autres qui se régalent d'une cuisine mitonnée au quotidien et de vins de vignerons qui ne les font qu'avec du raisin (rue du Général-Leclerc).
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Province

 

Bayonne (Pyrénées-Atlantiques)

 

Basses-Pyrénées - Un hôtel historique dont la cuisine est menée par Sébastien Oudill - dont le père fût deux étoiles Michelin et, auparavant, le second de Michel Guérard à Eugénie-les-Bains (Landes) - et qui offre aussi quelques vins régionaux choisis (place des Victoires-rue Passemillon).

 

Le Bouchon Basque - Une carte des vins de toute beauté, une cuisine bistrotière en diable, une ambiance qui va l'amble, voilà une adresse de choix dans la cité du bord de Nive (avenue Paul-Pras).

 

Osagarria - Dans le Petit Bayonne, une toute nouvelle adresse d'un jeune cuisinier qui travailla chez Yves Camdeborde à Paris et propose des plats d'un régionalisme bien compris (rue des Cordeliers).
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Bordeaux (Gironde)

 

Au Bistrot - A fleur de marché des Capucins, cette table conviviale vous convie aux plats en cocotte joliment mitonnés, à une carte des vins de haute volée et à une atmosphère autour du comptoir de belle ambiance (place des Capucins).

 

Au Bonheur du Palais – Un restaurant chinois qui tient le haut du pavé de la cuisine du cru et, aussi, propose une des plus belles cartes de vins qui soient (chardonnay du Jura de Stéphane Tissot, savennières d’Eric Morgat, vouvray de Jacky Blot, saumur-champigny du Clos Rougeard) (rue Paul-Louis Lande).

 

Le Flacon - Un bistrot à vin qui attire les grands amateurs, grands chefs compris, sert tardivement et propose quelques plats mitonnés au coin du bon sens gourmand (rue Cheverus).

 

La Belle Campagne - Une table locavore, des vins naturels (Elian Da Ros, Paul Barre, Domaine du Botté) et des prix tout en tendresse (rue des Bahutiers).
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Chartres-Luisant (Eure-et-Loir)

 

L'Atelier Terroir - Un bistrot qui renouvelle son menu chaque semaine (à 15 ou 18 €) depuis l'ouverture - en juin 2014 -, joue la carte des produits régionaux sélectionnés et propose de plus d'une centaine de vins à la carte (avenue Maurice-Maunoury à Luisant).

 

Terra – Une table italienne qui fait florès dans un décor élégant, offre les plats de la Botte au quotidien sans céder à la facilité (pas de pizza) et a constitué une bien belle cave (avenue du Maréchal-Maunoury, Chartres)
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Ciboure (Pyrénées-Atlantiques)

 

Arrantzeleak – Ramuntxo Courdé est le maître d’œuvre avec sa femme japonaise de ce bistrot qui traite les poissons au plus près de la marée (avenue Jean-Poulou, chemin de Halage).

 

Maitenia – Un bar et un bistrot plus Basque que Basque, avec des produits locavores et des vins régionaux qui ont ici la part belle. La cuisine pleine de saveurs, l’ambiance de gens qui lèvent le coude et taillent dans les assiettes font le reste. Un endroit incontournable (place du Fronton).

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Lyon (Rhône)

 

Café Sillon – Dans un ancien bouchon revu et corrigé, c’est un cuisinier voyageur qui revient à ses origines. Il propose des plats qui ignorent les spécialités d’ici, en proposant sa vision apprise ici ou là. Très bonne cave aussi (avenue Jean-Jaurès).

 

L’Etage – Un restaurant atypique installé dans un ancien appartement, au deuxième étage bien sûr, où Guillaume Mallet fait un tabac à travers trois menus. L’endroit existe depuis un siècle, mais il continue d’attirer, à juste titre, un public d’habitués fervents (place des Terreaux).   

 

Le Mercière – Une institution de la Presqu’Île qui est toujours prisée et fait le plein chaque jour. Bonne cuisine, bonne ambiance, bons vins, mais que faut-il donc de plus pour plaire au Michelin (rue Mercière 1er) ?

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Marseille (Bouches-du-Rhône)

La Villa Marie Jeanne – Une table d’hôtes improbable dans une bâtisse du XVIIIe siècle magique et où la cuisine de produits locaux est d’une fraîcheur irréfragable (rue Chicot).

 

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Mougins (Alpes-Maritimes)

 

Le Jardin (à l’Hôtel de Mougins) – Une cuisine bistronomique de Basile Arnaud autour d’un menu renouvelé chaque semaine dans le cadre magique de cette bastide provençale transformé en hôtel chic. Le Bib gourmand ne serait pas injuste (avenue du Golfe).

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Saint-Tropez (Var)

 

Château de la Messardière - Alain Lamaison - qui fût jadis un des plus jeunes étoilés Michelin à 23 ans à La Petite Bretonnière à Paris (15e), a repris les pianos de cette institution tropézienne (route de Tahiti) dans le restaurant gastronomique L’Acacia.
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Saumur (Maine-et-Loire)

 

Le Pot de Lapin - Un bistrot à l'ancienne comme on en fait plus, un patron omniprésent, des plats ménagers et une ambiance chaleureuse (rue Rabelais).

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Saint-Jean-de-Luz (Pyrénées-Atlantiques)

La Txalupa et le Ptit Suisse – Au cœur de la ville, une brasserie chic emblématique qui propose une cuisine bistronomique qui est supervisée par Ramuntxo Courdé, le chef du restaurant Arrantzaleak à Ciboure et, de plus loin, depuis la capitale, par le Béarnais Yves Camdeborde. Poissons et fruits de mer comme de belles viandes régalent sans failles. Egalement un petit bar à vins avec des tapas de belle facture et des crus choisis (place des Corsaires, place Louis XIV).

Pablo – Une institution de la ville qui perdure depuis des lustres et offre une cuisine basque de produits frais provenant de la pêche locale. Le patron, Christian Dospital, la mène avec une autorité souriante (rue Mademoiselle-Etcheto).

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