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Publié par toutnestquelitresetratures

Mori Venice Bar à Paris 2e, en voilà un qui mériterait l’étoile Michelin !
Mori Venice Bar à Paris 2e, en voilà un qui mériterait l’étoile Michelin !
Mori Venice Bar à Paris 2e, en voilà un qui mériterait l’étoile Michelin !

 

Vous êtes là chez le bon apôtre de la cuisine de la Sérénissime et des vins qui vont avec. Chez « Mori Venice Bar » à Paris, chez Massimo Mori – qui tient également « Armani Caffè » dans le 6e arrondissement et qui est étoilé depuis 2018 -, à fleur de Palais-Brongniart, là où se faisait jadis la Bourse de Paris, il y a une manière et un art tout en excellence gourmande qui mériterait l’étoile Michelin.

Cet homme se fait l’ambassadeur de l’Italie élégante et de ses fastes vénitiens, sachant disserter comme nul autre de la cuisine de la Botte, mais aussi de Leonardo da Vinci comme de Piero della Francesca. Dans un décor qui doit beaucoup à Philippe Starck et où Massimo a instillé quelques ors de la Sérénissime (les lustres de Murano notamment), vous êtes comme à l’ombre du campanile de la piazza San Marco.

Commencez-donc par boire le vin « all’ombra », comme là-bas, sirotez à l’aperitivo quelque spritz à l’apérol ou le prosecco de Valdobiadenne Ca’ dei Mori autour de « cicchetti » comme au bord du Grand Canal (« al banco » pour 5 € pièce) avant de choisir le vin de votre repas parmi les belles bouteilles d’une cave qui recèle près de 300 références. Un jour, un tocai friulano de Plozner, un capitel croce d’Anselmi ou un gavi dei gavi Beni di Batasiolo et un rosso di Montalcino Col d’Orcia, un dolcetto d’Alba San Martino de Grimaldi ou un guado al tasso d’Antinori, un autre un soave sereole de Bertani, un pinot bianco de Schioppetto ou un greco di tufo novasera de Mastroberardino et un barbera d’Asti fiulot de Prunotto, un barolo le vigne de Sandrone ou un terre brune de Santadi, voire même le magnifique Granato d’Elisabetta Foradori dans le Trentin ou l’amarone della Valpolicella de Righetti en Vénétie.

Le tout autour d’une cuisine qui traite le produit d’origine avec un soin d’esthète. Vous tâterez de prosciutto veneto qui est vieilli entre Monti Berici et Colli Euganei et bénéficiant d’un micro-climat idéal provenant de la mer, de cigales de mer qui sont puisées dans la baie de Caorle, de baccala qui ne saurait être que mantecato, de tartare de veau de l’antique boucherie Andrigheta à la truffe noire d’Alba (en saison, janvier à avril), de tripetta relevée de raifort qui semble mitonner depuis le marché du Rialto, de zupetta de calamaretti, de scampi et de vongolette juste pour vous, de risotti qui s’agrémentent au gré des saisons (à la truffe blanche d’Alba d’octobre à décembre), de fagioli à l’encre de seiche, de fegato alla veneziana que magnifie une polenta sublime et de dolci comme le zabaione au mascarpone connu sous le nom de tiramisù ou l’onctueuse glace à la vanille.

Ou peut-être, sûrement même, des pâtisseries emblématiques du carnaval de Venise, les fritelle (petits beignets dorés aux pommes, raisins secs et pignons) et les galani (pâte douce frite à base de farine, d’œufs, de crème et de grappa). Ici, la fête vénitienne, pleine de goût et de saveurs, est à portée de fourchette.

Buon appetito et large soif !

 

Mori Venice Bar 2, rue du Quatre-Septembre. Tél. : 01 44 55 51 55. Jusqu'à 23 h 30. Fermé samedi au déjeuner et dimanche. M° Bourse. Menu CAC 40. Carte : 70-120 € - www.mori-venicebar.com

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