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Publié par toutnestquelitresetratures

Le Grand Venise, la salle aujourd'hui et ses fondateurs.
Le Grand Venise, la salle aujourd'hui et ses fondateurs.

Le Grand Venise, la salle aujourd'hui et ses fondateurs.

 

 

Les angelots par-ci par-là, les fleurs partout, la salle bourgeoise et cossue, les banquettes sur lesquelles sont venus s’asseoir le Tout-Paris et le Monde aussi, vous êtes dans le plus ancien restaurant italien de la capitale qui honore la cuisine de la Sérénissime République de Venise,

Le Grand Venise, ouvert en 1920, est resté dans la même famille depuis. Aujourd’hui, c’est sous la houlette de Marina et Jean-Louis Piprel, la troisième génération, qui ont pris la succession de Anne, la mamma légendaire.

Ici, alors que tout change alentours, la cuisine est immuable dans sa rigueur et le choix des produits qui sont tous irréprochables, venant d’Italie en direct, pour les poissons de petite pêche bretonne, de maraîchers amis, d’Alba pour la truffe, d’Emilie-Romagne pour le parmigiano reggiano et le prosciutto di Parma, alors que la pasta est faite « in casa (gnocchi, ravioli, agnolotti, cannelloni, tagliatelle, etc), que le fenouil ne saurait être que de la Botte et que la sauce tomate sera mijotée des heures.

Laissez-vous donc faire en tâtant de la rafale d’antipasti comme nulle part ailleurs (caponata, poivrons marinés à l’huile d’olive, ventrèche de thon, charcuteries du cru, burrata, minestrone, fameuses chinchinettes) – mais en abondance quasiment irraisonnée, alors attention quand même à conserver un peu d’appétit pour la suite -, de pâtes qui sont merveilleusement cuites (les spaghetti alle vongole évidemment et les ravioli, tous deux à se damner), de scampi fritti comme si vous étiez sur le marché du Rialto, de veau sous toutes ses formes, en piccata au citron, en scaloppine, à la vénitienne avec le foie, en rognon ou en tête à la mostarda di Cremona, avant les fromages du cru (marbré de gorgonzola au mascarpone), et le tiramisù et la glace qui sont des modèles, tout comme le zabaglione au marsala.

Les grands (et coûteux) vins de la Botte sont aussi de la partie, mais un rosso di Montalcino toscan ou un langhe piémontais limiteront la note, tout comme la famille Piprel qui, de concert, dirige cette maison avec une passion jamais démentie, à la manière d’hier, bichonnant le client et avec le souci d’un service jamais pris en défaut, vous recommandant d’ailleurs une tenue correcte souhaitée.

Munissez-vous néanmoins, vous l’aurez compris, de quelques billets pour une note qui n’ignore pas l’inflation. Et sachez que le Michelin n’a jamais daigné citer la maison depuis sa création, voilà maintenant presque 100 ans, alors que notre confrère François Simon propose de la classer à l’UNESCO ! Bon appétit et large soif !

Le Grand Venise – 171, rue de la Convention (Paris 15e). Téléphone : 01 45 32 49 71. Fermé dimanche et lundi. M° Boucicaut ou Convention. Carte : 100-150 €. 

Le Grand Venise à Paris, ça vous dit quelque chose ?
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