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Publié par toutnestquelitresetratures

Venise : le 29 mai 2012, ça vous dit quelque chose ?

La nostalgie des années passées me fait plonger dans mes archives et, notamment, le premier article publié le 29 mai 2012 sur ce blog, « De l’art antique des artisans vénitiens » consacré à l’hôtel mythique de la Sérénissime, le Cipriani. Le voilà donc pour le souvenir à lire dans son intégralité.

 

Pour ce premier jour, je vais essayer de vous parler de Venise. La Sérénissime dont Paul Morand disait à peu près que l'eau de ses canaux était encre divine. Qu'ajouter après cela ? Eh bien qu'il y a dans cette ville un palace mythique, comme nul autre pareil, le Cipriani.

 

Il s'éveille début mars et s'endort fin octobre de chaque année. Celui-ci est comme le miroir moderne de la ville. Sur la Giudecca, il paraît comme serti dans l'environnement prestigieux que forment le dôme de San Giovanni et l'église de San Giorgio. Il reflète la ville dans toute sa splendeur. Mais d'assez loin pour que sa magie ne soit point troublée par le va-et-vient des touristes.

 

Le Cipriani a puisé dans l'art antique des artisans vénitiens d'aujourd'hui le raffinement de ses marbres, céramiques, tables, fauteuils, chambres et salles de bain qui sont d'ailleurs de véritables salles de séjour où il fait bon se prélasser. De leurs baignoires, il est permis d'admirer des plafonds en trompe-l'oeil. Les chromatismes, partout, sont ceux de Carpaccio, Titien ou Véronèse.

 

Ici, le directeur vous recommande, si quelque chose ne va pas, de vous plaindre : "Nous sommes là pour cela et vous nous rendez service. Ce sont les clients peu exigeants, ajoute-t-il, qui font les hôtels négligents". Au Cipriani, vous pouvez tranquillement rêver, dans votre chambre où vous avez un panorama unique sur la lagune, Venise et la basilique palladienne de San Giorgio, à Goldoni qui passerait en traghetto, à Donizetti à la vielle de la première de Lucrèce Borgia à la Fenice, relire "Mort à Venise" de Thomas Mann ou un album de Hugo Pratt dans lequel Corto Maltese part à la recherche de quelque trésor perdu.

 

Ou flâner avec un bateau-taxi, ou le vaporetto, rejoindre la piazza San Marco par la navette privée de l'hôtel. Evidemment, tout ceci a un coût. Mais dans la Cité des Doges, on peut aussi loger de façon plus modeste. Par exemple, à l'Hôtel Flora, tenu depuis 1967 par Diana et Alessandro Romanelli, un charmant hôtel de luxe qui reste dans un esprit familial, avec un petit-déjeuner servi dans un adorable jardin fleuri, sous les lauriers.

 

Cipriani Isola della Giudecca, Fondamenta delle Zitelle, 10 - www.hotelcipriani.com

Hôtel Flora (San Marco) Calle dei Bergamaschi, 2283A - www.hotelflora.com

Venise : le 29 mai 2012, ça vous dit quelque chose ?
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