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Publié par roger

Le mangeur du XIXe siècle, ça vous dit quelque chose ?
 
Il s'appelait Jean-Paul Aron. Il était écrivain, épistémologue et historien français. C'était le neveu de Raymond Aron. Il était aussi un ami intime de Jean d'Ormesson qui lui a rendu un hommage appuyé dans son ouvrage Je dirai malgré tout que cette vie  fut belle (Gallimard, 2016). Il est mort du sida à 63 ans, révélant, un des premiers dans la presse en 1987 sa maladie (à la une du Nouvel Observateur). Il avait aussi publié avec Roger Kempf Le Pénis et la démoralisation de l'occident (Grasset, 1978).
 
On le vit souvent à table. Il a aussi commis deux ouvrages qui furent consacrés à l'histoire de la bourgeoisie française. Dans Le mangeur du XIXe siècle (1973), il décrit admirablement l'époque, après avoir publié Essai sur la sensibilité alimentaire à Paris au XIXe siècle (1967), dans lequel il analyse les 365 menus de la table du Baron Brisse, journaliste culinaire de l'époque (1813-1876), ami du compositeur Rossini (dont il épouse la cuisinière, et de nombreux littérateurs, dont Alexandre Dumas, Charles Monselet et Joseph Favre
 
« Les serviettes pliées recouvrent en partie les fourchettes. Le chic est de les assortir à la nappe. Pour les bourgeois mal dégrossis, en 1808, Grimod de la Reynière se croit encore tenu aux conseils élémentaires ; elles ne se nouent ni ne se pendent ; leur lieu est sur vos genoux. »
Les deux livres fourmillent d'informations et se lisent aisément à travers un travail d'ethnographique et du science de l'historien remarquables.
 
Bonne lecture, bon appétit et large soif !
 
Le mangeur du XIXe siècle (Robert Laffont,1973).
 
- Essai sur la sensibilité alimentaire à Paris au XIXe siècle (Grasset,1978)
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