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Publié par roger

Paris sera en fête, de Nathalie Legendre, ça vous dit quelque chose ?
Paris sera en fête, de Nathalie Legendre, ça vous dit quelque chose ?

En ce 8 mai, jour de la fin des hostilités de la 2ème guerre mondiale, Nathalie Legendre, continue de distiller sa bonne humeur poétique, avec Paris est en fête :
 
"Seule
Dans la nuit,
Un cri,
Une sirène,
Déchire mon sommeil.
Ville solitaire
Larmes amères
Ville endormie
Insomnie
Paris s’ennuie
 
Au clair de lune,
La Seine murmure,
Une mélodie se blottit
Sur les limbes de la nuit.
Les jardins se souviennent
D’une fontaine,
De cris d’enfants,
D’étudiants, de passants,
D’amours naissants,
Du Luxembourg aux Tuileries,
Paris meurtrie

Etrange printemps,
Déroutant, envoutant,
Un écho abandonné,
Silence sur les pavés,
Les «  feuilles d’herbes » s’amoncellent
Des péniches flottent un parfum irréel
Une cloche sonne la voie
D’un monde incertain
Je cherche ta main
Je cherche ta foi
Paris m’oublie
 
Chemins incertains,
Tel un orphelin,
Dans le jardin de Rodin,
Poète ou écrivain,
Où sont mes repères,
Mes habits de lumière ?
Prévert, Apollinaire,
Je me perds,
C’était hier,
C’était l’hiver.
Paris nostalgie
 
Places désertées,
Amours chuchotés,
« Le quai du Louvre » est oublié
Les bouquinistes partis,
Honfleur, Giverny.
L’absence,
L’attente,
Incertaines présences,
Rêve d’ignorance,
Innocence,
Infinie mélancolie,
Paris me fuit
 
20 heures !
Etrange lueur,
La tour Eiffel parle aux oiseaux,
Je me lève plus haut
Pour applaudir tes héros.
Dans cette nuit
D’insomnie,
Je t’écris
Hommage aux premiers secours
Hommage au lever du jour
Pour ces hommes, ces femmes
Un « Supplément d’âme » …
Paris se lève
 

Demain,
Je te tiendrai la main.
Et sur les toits de Paris,
Un ballet improvisé,
Etoiles et petits rats
Voleront vers l’Opéra.
Je t’enlacerai de baisers
Nuit émerveillée,
Eblouie,
Esquisse d’une vie étourdie,
Paris infini ;
Je t’offrirai « un bouquet de violette »,
 
Paris sera en fête, de Nathalie Legendre
 
Autres temps, Henry Miller, lui aussi, aimait beaucoup Paris. Le Wepler, place de Clichy dans le 18e, était de ses lieux très prisés. Il en témoigne dans Jours tranquilles à Clichy  : "Je m'y suis assis à la terrasse et à l'intérieur, par tous les temps, à toutes les heures du jour et de la nuit. C'était pour moi comme un livre ouvert. Tous les visages des garçons, des gérants, des caissières, des putains, de la clientèle et même des dames des lavabos sont gravés dans ma mémoire comme les images d'un livre que j'aurais feuilleté tous les jours".
 
Le 25 août 1944, Henry Miller fut présent à la libération de Paris, bien que les affirmations selon lesquelles celui qui allait devenir Prix Novel de littérature en1954, il était entré en premier dans la ville, ou qu'il avait libéré le Ritz, soient considérées comme faisant partie de la légende. Mais c'est une histoire que l'on a envie de croire. Parmi la bibliographie de Miller, à lire bien sûr, Paris est une fête. Par ailleurs, le Bar Hemingway de l'Hôtel Ritz, place Vendôme, avec Colin Field, son bartender en chef, sacré meilleur du monde par deux fois, sert toujours les meilleurs coquetèles de la ville.
 
Bonne lecture, bon appétit et large soif !

 

 

Paris sera en fête, de Nathalie Legendre, ça vous dit quelque chose ?
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