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Publié par roger

Oenologie, ça commence vraiment à me faire chier, ça vous dit quelque chose ?

 

Dans une chronique publiée ici même, j’évoquais le Dictionnaire d’argot moderne de l’ami Bob Giraud (photo, anonyme), qui fût un des grands habitués du bistrot à vins de la famille Navier « Les Négociants » (rue Lambert, Paris 18e), Coupe du Meilleur Pot de l'Académie Rabelais.
 

Bob n’est plus avec nous, mais les souvenirs restent, notamment ceux de ses articles sur les bistrots de la capitale dans L'Auvergnat de Paris et, surtout, son chef-d'oeuvre, Le Vin des Rues (Editions Le Dilettante).
 

Et je veux spécialement dédier l’émouvante chanson qui terminera ce papier, celle de Bernard Dimey, Ivrogne… et pourquoi pas ?  à Bob qui, quelque part, doit la fredonner avec nous, et à Jacques Berthomeau (www.berthomeau.com) qui, au fil de son blog pousse un coup de gueule contre les œnologues en terminant par "ça commence vraiment à me chier l’œnologie ! ».
 

Il dit en substance : « En parlant de tout je parle toujours du vin et surtout je m’adresse à un public bien plus large que le cercle étroit des amateurs de vin. En 3.000 chroniques, je poursuis sans me soucier de ceux qui ont le vin triste, à travailler à l’extension du domaine du vin. Alors... je lâche la bride, vous ne me voyez pas gloser sur les mérites comparés du bouchage liège et du bouchage à vis. Sur les grands sujets qui font débat je m’enorgueillis d’avoir été souvent à l’avant-garde, alors de grâce qu’on ne vienne pas me chercher des poux dans la tête parce que je provoque une chroniqueuse à la plume bien pendue qui assimile la plaisir à la technique : ça ne vous rappelle rien cette façon de faire. C’est du genre les 10 conseils pour… Le Taulier que je suis devenu mène sa barque comme bon lui semble, plutôt joyeusement, préférant mettre les rieurs de son côté plutôt que de sacrifier à la dictature du sujet dit sérieux. Je n’ai jamais eu le vin triste et je n’ai pas l’intention de déroger à ma ligne de conduite. Toute une nouvelle génération de vignerons, depuis une petite dizaine d’années, fait des vins joyeux, de gais lurons, qu’ils affublent de noms plutôt jubilatoires alors pourquoi oublier la fête, faire du vin un objet central, unique, détaché de sa fonction d’allié du plaisir ? Moi j’écris pour le plaisir, pour me faire plaisir en tentant de vous faire plaisir alors comme le dirait le cultissime Robert Bidochon : ça commence vraiment à me faire chier l’œnologie ! ».
 

Alors que voilà déjà près de 30 ans qu’il nous a quittés, Bernard Dimey chantait :
 

« Ivrogne, c’est un mot qui nous vient de province
Et qui ne veut rien dire à Tulle ou Chateauroux
Mais au cœur de Paris je connais quelques princes
Qui sont selon les heurrs, archange ou loup-garou

 

L’ivresse n’est jamais qu’un bonheur de rencontre
ça dure une heure ou deux, ça vaut ce que ça vaut
Qu’il soit minuit passé ou cinq heures à ma montre
Je ne sais plus monter que sur mes grands chevaux

 

Ivrogne, ça veut dire un peu de ma jeunesse  
Un peu de mes trente ans pour une île aux trésors,
Et c’est entre Pigalle et la rue des Abbesses
Que je ressuscitais quand j’étais ivre mort…  

 

J’avais dans le regard des feux inexplicables
Et je disais des mots cent fois plus grands que moi  
Je pouvais bien finir ma soirée sous la table,
Ce naufrage, après tout, ne concernait que moi.

 

Ivrogne, c’est un mot que ni les dictionnaires
Ni les intellectuels, ni les gens du gratin
Ne comprendront jamais…
C’est un mot de misère qui ressemble à de l’or à cinq heures du matin.

 

Ivrogne… et pourquoi pas , Je connais cent fois pire,
Ceux qui ne boivent pas, qui baisent par hasard,
Qui sont moches en troupeau et qui n’ont rien à dire.
Venez boire avec moi… On s’ennuiera plus tard. »

 

Bon appétit et, bien sûr, large soif !

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