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Publié par Roger Feuilly

Michelin : du nouveau pour les gourmets, c'était en 1932, ça vous dit quelque chose ?

Jadis, en 1920, les dirigeants du Guide Michelin avaient écarté la publicité pour assurer son indépendance. En 1926, la petite étoile noire est associée au symbole des hôtels avec la définition suivante : "Ce signe complète ceux des hôtels pour indiquer ceux possédant une table renommée".

C'est au  début des années 1930 que la révolution s'opère. Puisque que le Guide s'adresse désormais aussi aux gourmets, ainsi qu'on le voit à travers sa publicité où l'on voit le Bibendum déguster d'un air réjoui de succulents plats ou endosser lui-même un tablier et une toque de chef.

Les niveaux des deux et trois étoiles sont créés en 1931 pour la Province et en 1933 pour Paris. C'est à ce moment qu'apparaissent les indications "une des meilleures tables de France, vaut le voyage" pour la troisième étoile, "cuisine excellente, mérite le détour" pour la seconde étoile, "une bonne table dans la localité" pour une étoile sont des mots si bien choisis qu'ils n'ont jamais (ou presque) bougé jusqu'à notre époque. 
Aujourd'hui, pour trois étoiles c'est "une cuisine unique, vaut le voyage", pour deux étoiles "une cuisine d'exception, vaut le détour", et pour une étoile "une cuisine d'une grande finesse, vaut l'étape".

Les symboles ne changent pas, la sélection est renouvelée à chaque millésime mais les moyens financiers et humains sont en panne (moins 900 hôtels pour le millésime 2020) et l'indépendance financière reste à vérifier (Metro, Nestlé, Office du Tourisme ici ou là dans différents pays).

Et qu'en sera-t-il pour 2021 d'une sélection largement compromise par la situation sanitaire ?

Bon appétit et large soif !

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