Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Pages

Publié par Roger Feuilly

Florilèges à boire et à manger, ça vous dit quelque chose ?

 

Au fil de bonnes lectures - ici des extraits de "A boire et à manger" - quelques florilèges qui peuvent ouvrir la part au rêve.


- La gourmandise jointe à l'esprit contribue à rendre les hommes aimables (Alexandre Grimod de La Reynière).

- La cuisine moléculaire n'existe pas. Il n'y a que la bonne cuisine ou la mauvaise (Paul Bocuse).

- La gourmandise, c'est le péché le plus vertueux (Balzac).

- Les hostilités, c'est comme les huîtres, on les ouvre. Les  hostilités sont ouvertes. Il semble qu'il n'y ait plus qu'à se mettre à table (Gustave Flaubert). 

- Celui qui reçoit ses amis et ne donne aucun soin au repas qui leur est proposé, n'est pas digne d'avoir des amis (Jean-Anthelme Brillat-Savarin).

- Le mal temps passe et retourne bon, pendant qu'on trinque autour du jambon (Quart Livre, François Rabelais).

- J'ai toujours remarqué que les gens faux sont sobres, la grande réserve de la table annonce assez souvent des moeurs feintes et des âmes troubles (Jean-Jacques Rousseau).

- Il n'y a que les imbéciles qui ne soient pas gourmands On est gourmand comme on est artiste, comme on est poète. Le goût, c'est un organe délicat, perfectible et respectable comme l'oeil et l'oreille (Guy de Maupassant).

- Réservons la moelle de notre coeur pour la doser en tartines, le jus intime des passions pour le mettre en bouteilles, faisons de tout notre nous-même, un résidu sublime pour nourrir les postérités (Lettre à X, Gustave Flaubert).

- Jadis au Festival Omnivore Food qui s'était déroulé au Havre en février 2006, le homard était séché, réduit en poudre et placé dans une gélule rose vif et entouré d'algues et de paillettes, la morue était aux fraises avec une mayonnaise chantilly aux câpres et flambée au pastis.

- Permettez-moi d'être radical : je crois que l'on est devant une opération de marketing et je pense que nous ne devons pas berner les gens en faisant croire que la cuisine moléculaire est une forme de cuisine (Ferran Adrià, trois étoiles Michelin jadis chez El Bulli, à Roses en Espagne)

-  Les Terroiristes (Vin du Languedoc)

- Cinq motifs pour boire : l'arrivée d'un hôte, la soif présente, celle à venir, la bonté du vin, toute autre cause (L'Art de boire, 1537, Wikram).

- Ecoute le cri des vendanges - Qui monte du pressoir voisin - Vois les sentiers rocheux des granges - Rougis par le sang du raisin (Alphonse de Lamartine, Les Recueillements Poètiques, 1839)

- Si se vin n'était pas plus que le vin, si nous avons le droit de le considérer comme un produit agricole aujourd'hui désuet, nous accepterions de le laisser dans le grand cimetière des grands ancêtres, entre le mil et l'épeautre. Mais il fait partie de notre honneur, et qui donc a risqué le sien pour le défendre ? Nous avons besoin du vin parce qu'il fertilise la plus féconde de notre zone d'ombre, la générosité. Il y a plein de zizanies autour de la pureté du vin, et à y regarder de plus près, le vin n'est pas plus que la vie. Mais, comme la vie, il est généreux jusqu'au délire. Des millions d'oeufs pour une seule morue, des milliers de tonneaux de gros rouge pour un seul cru digne d'être nommé. Devant une telle prodigalité, la raison baisse les bras, l'amour ouvre les siens. Quand on aime pas trop, on n'aime pas assez (Raymond Dumay, La Mort du Vin, Stock, 1976). 

Bonne lecture, bon appétit et large soif !
    
- A boire et à manger, dirigé par Roger Feuilly et Périco Légasse, avec Carlo Petrini, Natacha Polony, Alberto Capatti, Jean-Robert Pitte, Lilia Zaouali, Ségolène Lefèvre.

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article