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Publié par Roger Feuilly

Oenologouine, ça vous dit quelque chose ?
Oenologouine, ça vous dit quelque chose ?

Delphine Aslan propose depuis quelques années déjà des ateliers d’œnologie à destination des femmes et des personnes queers. 
Dans des bars ou à domicile, la caviste de formation veut créer des moments de convivialité autour de cuvées à déguster sans complexe. 

Interrogée par Libération, elle parle des ses dégustations "en mixité choisie" avec son association Oenologouine* :  ce sont des soirées ouvertes à tout le monde sauf aux hommes. 

L’idée est de découvrir le monde du vin, dans une ambiance décontractée, sans sexisme, ni paternalisme. Mon public, dit-elle, est principalement constitué de femmes, plus précisément des femmes lesbiennes. Ce sont des personnes qui apprécient particulièrement ici le fait d’être ensemble et de pouvoir poser toutes les questions qui leur passent par la tête. Il n’y a pas de jugement dans l’air ou de volonté d’avoir l’air plus malin que les autres : on rit et on apprend sans complexe ! Le temps de quelques heures, je leur fais goûter de nombreuses bouteilles tout en leur offrant des indications pour bien les apprécier.

L’association Œnologouine, dit-elle,  est née de l’envie d’offrir un cadre dans lequel on ne laisse pas sa légitimité à l’entrée. Tout est parti d’un constat : beaucoup de femmes queers et lesbiennes de mon entourage ne se seraient jamais rendues dans un atelier si celui-ci n’était pas organisé par l’une des leurs. Il y a la peur d’être méprisée, isolée, gênée… Alors, plutôt que de me demander pourquoi un tel endroit n’existait pas, je me suis lancée et j’ai créé l’initiative. 

Bien sûr, j’ai d’abord eu «le syndrome de l’impostrice» et me suis demandé si j’étais bien légitime pour le faire. Mais quand j’ai ensuite vu l’enthousiasme des unes et des autres lors de ces ateliers, je me suis dit que la demande était bien réelle.

Dans le même entretien, elle dit aussi avoir constaté qu'il y a "un climat général très agréable, des plaisanteries, des remarques sincères, mais aussi un référentiel culturel commun. Le dialogue est spontané. Et puis, on observe des marques d’affection entre certaines participantes. Ça paraît banal lorsqu’on est hétéro, mais quand on est lesbienne, c’est ultraprécieux de savoir qu’on peut être assez à l’aise dans un endroit pour se tenir la main ou se faire un bisou devant tout le monde. C’est un vrai moment de respiration dans le quotidien."

Bon appétit et large soif !

Site : oenologouine.fr
 

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