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Publié par Roger Feuilly

Le Procope, le premier salon où seul l'esprit servait de carton d'invitation, ça vous dit quelque chose ?


Queques années avant la fondation du "Procope" déjà, les Parisiens avaient découvert les vertus musclées du café, breuvage exotique ramené dans les bagages des colons avec la pomme de terre, le chocolat et autres fèves américaines.

Ce fut un Sicilien, Francesco Procopio dei Coltelli, liquoriste de son état, raccourci en "Procope" par ses amis de la foire Saint-Germain, où il vendait du café, qui eut le premier l'idée d'ouvrir une officine où on pouvait goûter la dernière boisson à la mode.

Son "Procope", stratégiquement situé dans un périmètre ludique et intellectuel, "Le" café, détrone au fil du temps les anciens cabarets. Au XVIIIe siècle, il se fit révolutionnaire : d'Alembert, Beaumarchais, Danton, Diderot, Marat, Rousseau et Voltaire s'y succédèrent.

Au XIXe siècle, le "Procope" était un vulgaire bouillon, au siècle suivant un restaurant végétarien... Que d'avatars pour le plus vieux café célèbre de Paris pour lequel Voltaire avait coutume de dire : "C'est le premier salon où seul l'esprit sert de carton d'invitation". Ce fut aussi une étape du marathon des leveurs de coude ressuscité par le regretté journaliste Jean Cormier (l'homme qui poussait le cri du cochon là où il déjeunait ou dînait), et l'endroit où un certain Bonaparte a laissé son bicorne pour payer ses dettes, alors qu'en 1883, précisément le 12 décembre, six étudiants de l'Université de Paris ont fondé le "Stade Français".

Et aujourd'hui, on peut aussi toujours y aller faire des agapes de bon ton. Vérifiez la date d'ouverture après la situation sanitiare.

Bon appétit et large soif !

- "Le Procope". 13, rue de l'Ancienne-Comédie (Paris 6e). Tél. : 01 40 46 79 00. Tous les jours. M° Odéon.

 

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