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Publié par toutnestquelitresetratures

J'en suis le zélateur heureux. Parce que, comme je le titre quand j'y vais, c'est toujours : "zébu, zésoif" ! Trêve de plaisanteries, voilà un bistrot à vin comme l'on en voudrait plus souvent. Non content de tenir au frais près de 10.000 quilles - pour 300 références - de haute qualité, avec le patronyme de grands vignerons aussi bien que d'autres, moins connus, ce bistrot relève le gant d'une nourriture à l'identique. Dès potron-minet, l'ami Cédric Duthilleul est là, toujours enjoué, prêt à dégaine son trait d'humour quotidien. Ensuite, avec son chef Christophe, un pilier de la maison, il déroule. Son foie gras de canard, une pure évidence ; ses jambon blanc et persillé, superbes tous les deux ; ses formidables mini-sardines, redemandez un coup de blanc ; son andouillette AAAAA, oh ! ; son entrecôte, en droite ligne des Boucheries nivernaises, persillée comme il convient ; son ris de veau à la truffe noire (en saison), un bonheur indicible ; son chou farci, à s'en faire péter la sous-ventrière, son plateau de fromages affinés, incroyable. Encore une petite faim, la tarte saisonnière est toujours du jour. Et, pour la soif et celle à venir, inutile de demander une ordonnance, cela suit vaillamment à chaque table. Chez lui, pas de buveurs d'eau (elle ne sert qu'à faire cuire les pommes de terre), pas d'importuns aux appétits non aiguisés, seulement des braves qui tombent la veste, retroussent leurs manches et taillent dans les plats avec ardeur. Bref, beaucoup d'habitués qui, le seul soir d'ouverture, le jeudi, viennent en pelotons serrés tenir leurs agapes. Le décor de bistrot est tout simple, d'une propreté immaculée, avec étage om officient les deux C., Carole et Céline, la grâce même, et, devant et autour, un service débonnaire, virevoltant et toujours sur le mode humoristique de Jérôme. Le public, lui, s'apostrophe d'une table l'autre, échange un bourgogne blanc de Roulot avec un morgon de Foillard, une Premières Vendanges de Marionnet avec une côte-rôtie de Clusel-Roch (18 crus différents en cave), un riesling d'Ostertag avec un grand bordeaux proposé au verre (haut-brion par exemple !). N'en jetez plus, la coupe n'est pas assez pleine, l'heure du champagne arrive (Delamotte, Dom Perignon, Cristal Roederer, Salon), juste le temps de se quitter avec le dernier verre. Magnifique cave à cigares (à fumer dehors). Du beau et du bon qui font notre ordinaire supérieur. Carte : 40-70 € et plus (selon consommation).

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