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Publié par toutnestquelitresetratures

AtableavecFeGHExplosif, vous disais-je hier, eh bien oui, il l’est le livre de l’amie FeGH – Frédérick-Ernestine Grasser-Hermé - et de son complice Pierre Rival. L’ouvrage agit comme une glace (pas à manger) qui nous renverrait nos frimes. Sous-titré « Hum, c’est fin, 69 recettes qui se mangent sans faim », « A table avec le père Noël est une ordure » est purement jubilatoire. On savait déjà FeGH un brin déjantée et loufoque, elle qui nous avait fait don d’un « Mon chien fait recette ». Mais déjantée ne veut pas dire ce que vous pensez, elle, elle s’amuse avec les mots, dégoupille le langage de la gastronomie avec le savoir d’une vieille routière des fourneaux, et loufoque, c’est pareil, cela veut simplement dire qu’elle peut étonner avec des comportements de penseur en nourriture, donnant une vision artistique là où d’autres se contentent d’aligner des recettes souvent recopiées du bon Escoffier (n’est-ce pas Monsieur Paul Bocuse ?). Mais laissons tomber, comme dirait FeGH, les querelles de minaret et ouvrez ce livre avec délectation. Commencez par un menu Père Noël Black en sirotant un Ti-Punch DOM-TOM avec des acras de morue truffe noire et patate négresse ou un pâté croûte au couscous de veau et abricots moelleux et son vin « Le Pape noir », un côtes-du-Rhône qui crèche de l’autre côté du pont enjambant l’autoroute. Ensuite, allez à la case Menu du Pigallo’s, avec une lapine à la casserole et nouilles molles avec le Klug liquide, le vin chaud aux épices de Zézette (celle du film, en l’occurrence Marie-Anne Chazel) qui aime son Félix (Gérard Jugnot) « et lui, le lui rend bien ». Alors, « ce petit vin chaud va sceller leur réconciliation, en attendant celle sur l’oreiller, parce que Félix, il a un très gros quiqui ». Puis, tapez directement dans leur menu avec un œuf en gelée jambon Prince de Paris avec lequel vous connaîtrez l’extase et le boudin – qui est le plat préféré de Félix, parce qu’il n’a pas « de l’eau de boudin dans le corps, mais de l’authentique raisiné » - by Christian Parra – standing ovation dit FeGH - pour Anne Rozès qui seront irrigués par un vin de Loire, « Avis de vin fort » ou « Nuit d’Ivresse » de la famille Breton. Ne sautez pas la case menu de Madame Musquin (Josiane Balasko) en vous tapant les escargots de m’me musquin homme en retard, liaison dans le tiroir, et je sais de quoi je parle, j’en ai fait les frais, évidemment à arroser d’une cuvée de pétillant naturel à base de gamay noir à jus blanc qui ne fait pas son cinéma, c’est « La cave se rebiffe ». Appréciez ensuite le menu de S.O.S. Détresse-Amitié, avec les croûtes de vol-au-vent à la reine et le bloody spécial promotion Ricard, un mix revisité par la marque pour ceux qui aiment les sensations fortes. Pour conclure - parce que pour la fin il faudra quand même que vous alliez jeter un œil dans les 170 pages du bouquin - dans le menu Charles Bronson, faites vous le Western Spaghetti aubergines (mâles) et boulettes de viande (à préparer dans une entrecôte persillée) avant de vous faire un p’tit quatre heures à minuit. Bon appétit bien sûr, et large soif. – « A table avec le Père Noël est une ordure – Hum, c’est fin, 69 recettes qui se mangent sans faim », de Frédérick-Ernestine Grasser-Hermé & Pierre Rival, stylisme Coco Jobard, photographies Erick Bonnier (Editions Agnès Viénot, en librairie aujourd’hui, 29,90 €). Et comme disait le professeur Choron dans Hara Kiri, « Si vous n’avez pas d’argent pour l’acheter, volez-le ! ».

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