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Publié par toutnestquelitresetratures

GillesPudlowskiParis2014bis.jpegGillesPudlowski.jpegGilles Pudlowski fête ses trente 30 ans d'écrivain des choses de la table. Alors, qu'il collaborait aux "Nouvelles Littéraires" alors dirigées par Jean-François Kahn après Philippe Tesson - et où il a fait ses débuts de chroniqueur gastronomiques avec comme parrain de bouche l'ami Henry Viard (lui était la signature gastro du "Quotidien du Médecin") -, il a commencé dans l'édition avec "52 week-ends autour de Paris" (Albin Michel, 1983), puis avec le guide de "L'Alsace heureuse" (Bueb et Remaux, 1985), région dont on sait qu'il est le spécialiste reconnu (il signe aussi dans les "Dernières Nouvelles d'Alsace"), ensuite il reçoit les prix Jacques Chardonne et Maurice Genevoix en 1986 pour son livre emblématique "L'Amour du Pays" (Flammarion, 1986), avant d'entamer l'aventure parisienne avec le "Guide des Villes Gourmandes" (1989), puis "Le Guide Pudlowski de Paris Gourmand" (Albin Michel, 1990), dont votre serviteur fût le chef d'enquêtes, devenu depuis "Le Pudlo Paris" (Michel Lafon à partir de 1999 jusqu'à ce jour), alors que sa bibliographie est essaimée de nombreux ouvrages autour de la gastronomie au cours de ces trente dernières années, et même plus. Les moins intéressant n'étant pas trois de ses premiers textes, hors-champ gastronomique, "Litanie du Blues" (Editions de Saint-Germain-des-Prés, 1974), "Jean Poperen et l'UGCS, du PSU au Parti socialiste, itinéraire d'un courant politique" (Editions de Saint-Germain-des-Prés, 1975), fruit d'un mémoire présenté à Sciences Po Paris, et "L'Année poétique 1977" (Seghers). Aujourd'hui donc paraît le petit dernier, "Le Pudlo Paris 2014", toujours de bon ton, avec la note littéraire qui lui sied, sans aucun doute, parmi les guides, celui qui est le mieux écrit. Et même si l'on ne sera pas toujours d'accord avec l'auteur dans ses appréciations, on ne peut que souligner la permanence d'une plume qui étend son influence bien au-delà de la capitale, parcourant la France et l'Europe d'une fourchette alerte. A ce titre, on lira avec gourmandise son blog, "Les Pieds dans le Plat". Mais, revenons à nos moutons parisiens. Quoi de neuf chez Pudlo ? Aujourd'hui, je vous livre simplement les trophées de l'année (un peu plus tard les nouveautés bistrotières). - Chef de l'année : Thierry Marx, qui n'excelle pas seulement dans sa cuisine du "Mandarin Oriental" (8e), mais fait aussi oeuvre sociale dans le 20e en créant avec la maire de l'arrondissement, Frédérique Calendra, des stages de formation pour cuisiniers et pâtissiers. Côté, révélation de l’année, Stéphanie Le Quellec, jeune cuisinière qui a procédé à l'aggiornamento culinaire du palace parisien "Le Prince de Galles" au restaurant "La Scène" (8e). L'événement de l’année, cela devait être sans coup férir, l'ouverture de "Table" (12e) où l'ami Bruno Verjus, commentateur avisé de la chose gastronomique à travers un blog, s'est lancé derrière les pianos avec succès. La découverte de l’année, c'est Takayuki Honjo dans son énigmatique "ES" (7e) qui fait là son one man chaud après avoir travaillé à "L'Astrance" et quelques autres tables ici ou là à travers le monde (notamment Mugaritz et Noma). La table étrangère de l'année est italienne : c'est celle d'Ivan Schenatti, "Officina Schenatti" (5e) où ce Lombard - qui fût le chef pendant sept ans du restaurant "Armani Caffè" (6e) - traite la cuisine italienne avec simplicité, gusto et raffinement. La brasserie de l’année est dévolue à Eric Fréchon, pour son "Lazare" (8e) pour laquelle je vous ai déjà livré ma propre version, un brin critique, mais qui, néanmoins, fait le plein chaque jour que Dieu fait. Le bistrot de l'année - cette année au pluriel - va à Virginie et Jean-Baptiste Gay pour "Les Botanistes" (7e) et à "Allard" (6e) avec une protégée d'Alain Ducasse, Laetitia Rouabah. Meilleur rapport qualité-prix (et le plaisir on espère), c'est Christophe Chabanel, qui fût un des jeunes chefs, un wonder-kid, des années 90, qui s'est installé dans les murs de l'ancienne "Table de Fès" sous l'enseigne "Invictus" (6e), rendant ainsi hommage à Nelson Mandela. Et c'est un vieux routier de la profession qui décroche le titre de maître d'hôtel de l'année, Patrice Jeanne, que l'on connut jadis au Plaza-Athénée, et qui, désormais, veille avec grâce sur l'annexe du Bristol, "Le 114 Faubourg" (8e). Le maraîcher de l'année ? Si je vous dis Joël Thiébault, sur le marché de l'Alma ou celui de la rue Gros (16e), vous ne serez pas autrement étonnés : c'est un magicien des herbes et des légumes comme nul autre. Et encore un Bissonnet pour le volailler de l'année, avec Julien, qui a repris "Le Coq Saint-Honoré" (1er) : avec lui, vous accédez au gotha de la volaille française autant qu'à celui des éleveurs de viandes de haute qualité. Le fromager de l’année est un homme discret, mais dans sa "Fromagerie d'Auteuil" (16e), Michel Fouchereau offre le meilleur de la pâte française et d'ailleurs. Christophe Adam, lui est le pâtissier de l'année à "L'Eclair du Génie" (4e) : avec ses 36 éclairs, ce Breton de Landivisau (Finistère) est passé chez Fauchon et au Crillon à Paris et chez Gavroche à Londres. Les boulangers de l'année, ce sont Priscillia et Sébastien Hayertz, à la "Boulangerie Raphaëlle" (18e) à flanc de Butte Montmartre, qui offrent une superbe baguette à fermentation lente avec une farine Label Rouge. "Le Chocolat Alain Ducasse" (11e) est le chocolatier de l'année avec à la manoeuvre l'expert Nicolas Berger. - Voilà déjà de quoi vous régaler en attendant plus encore. Alors, bon appétit et... large soif ! (d'ailleurs, il n'y a pas de meilleure sommelière ou de meilleur sommelier, bizarre non...). - "Le Pudlo 2014, (Michel Lafond).

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