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Publié par toutnestquelitresetratures

GuideMichelinParis2014La sélection annuelle du Guide Michelin Paris, comme du Guide France, s’effectue selon des critères que la direction du guide indique comme immuables : choix des produits, créativité, maîtrise des cuissons et des saveurs, rapport qualité-prix et constance de la prestation. A ce compte-là, Michelin vous informe aussi que sa sélection n’est pas un inventaire à la Prévert mais, au fil des pages, « « une palette d’authentiques bistrots et brasseries, d’adresses modeuses, de tables iodées, d’autres plus carnées… ». Il ajoute : « Ambiances d’ici, mais aussi d’ailleurs : avec un simple ticket de métro, le guide vous emmène pour quelques savoureux voyages autour du monde. » Eh bien, je suggère aux inspecteurs du guide de se munir de plusieurs carnets de tickets pour aller visiter quelques (et plus) « oubliés » du Michelin à Paris. Sans en dresser la liste exhaustive, voici quelques perles gourmandes que le guide ignore, au hasard de sa lecture et des styles de restauration. – Les brasseries d’abord ? « Chez Georges » (boulevard Péreire, 17e), un endroit élégant pour une cuisine dans laquelle le produit est superbe, et aussi « Garnier » (rue Saint-Lazare, 8e), deux établissements qui sont dans le petit empire des frères Menut (La Grande Cascade, 1 étoile au Bois de Boulogne). Autre fâcheux oubli l'an passé, « La Rotonde » (boulevard du Montparnasse, 6e) à laquelle on ne saurait rien reprocher : cette année, elle réapparaît sans indication "Nouveau" alors même qu'elle était fermée pour travaux à la sortie du Guide (réouverture 10 avril). Egalement bannie du guide depuis des lustres, « La Closerie des Lilas » (boulevard du Montparnasse, 6e), certainement coupable de faire le plein chaque jour. Dans un style différent, sont également victimes du Michelin, « Le Stella » (un rendez-vous incontournable, avenue Victor-Hugo, 16e), « Le Congrès » (banc d’huîtres, poissons et viandes, avenue de la Grande-Armée, 17e), « Le Bœuf Couronné » (viandes de choix, avenue Jean-Jaurès, 19e) et « La Mascotte » chère à l'ami Michou autant qu'à Claude Lelouch (très joli décor, formidable blanc d’huîtres, belle carte des vins, mets soignés, ambiance montmartroise hors-pair, service formidable, rue des Abbesses, 18e) qui, tous les quatre dans leur genre, ne déméritent point. De même, le rez-de-chaussée de chez « Flottes » (rue Cambon, 1er) offre-t-il une cuisine de belle qualité. Et je citerais aussi « Le Père Claude » (avenue de la Motte-Picquet, 15e) dont la cuisine est si généreuse autour d’une ambiance bien parisienne (avec le PSG notamment), et aussi « Le Voltaire » (quai Voltaire, 7e) qui est historique et sert l’œuf mayonnaise le moins cher de la capitale, au prix de 0,90 € (oui, vous avez bien lu !). - Au rayon italien, ne vous attendez pas à trouver « Oliopanevino (rue Coquillère, 1er) avec sa jolie cuisine au quotidien sur le mode toscan, " Rossi & Co" (rue Mandar, 2e), "Le Stresa" (rue de Chambiges, 8e) qui attire le Tout-Paris amoureux de la Botte, « Le Grand Venise » (rue de la Convention, 15e) et "Finzi" (boulevard Haussmann, 8e) qui ne manque pas d'esprit avec une cuisine toujours au plus prèd du produit : Michelin les ignore superbement. - D’Afrique du Nord ou de Chine, le guide n’a pas fait le tour de toutes les stations de métro : « Wally le Saharien » (rue Rodier, 9e), un des plus anciens couscous de la capitale, n’a pas droit de cité, ni non plus « Le Tagine » (rue de Crussol, 11e), très ancien aussi, de même que « Passy-Mandarin » (rue d’Antin, 2e) qui sert le meilleur canard laqué qui soit dans un décor d’antiquités du cru. - Côté tables régionales, il en est quatre qui mériteraient force reconnaissance pour leur cuisine très authentique, "Au Bourguignon du Marais" (rue François-Miron, 4e) qui offre un joli choix de vins autour d'une cuisine du cru, voguant aussi sur une vague poissonnière, « Chez Rosito » (rue du Pas-de-la-Mule, 3e), un des meilleurs corses de la ville, « Bourgogne Sud » (rue de Clichy, 9e) qui, avec le nom éponyme de sa région, propose des plats savoureux, "Commme à Savonnières" (rue Guisarde, 6e) qui joue la carte bistrotière de mets régionalistes, et « L’Auberge Bressane » (avenue de la Motte-Picquet, 7e) qui fait le plein chaque jour pour les plats de sa région. - Mais c’est assurément côté bistrot que le Michelin s’égare en oubliant nombre d’adresses dont je suis le zélateur heureux. Les voici : « Au Rendez-Vous des Chauffeurs, Sois Belge et Tais-Toi » dont j’avais déjà révélé en « exclusivité » l'an passé qu’il ferait partie des « oubliés » (rue des Portes-Blanches, 18e), c'est toujours le cas pour ce millésime ; "Le Bistrot Valois" (place de Valois, 1er) qui donne dans le bon ton de la cuisine au quotidien, « Le Bougainville » (rue de la Banque, 2e) pour sa cuisine du marché et de produits de belle qualité autant que sa cave qui recèle pas moins de 150 quilles d’une sélection très personnelle ; « Le Café des Abattoirs" (rue Gomboust, 2e) qui s'est joliment spécialisé dans les viandes de qualité ; "A la Marguerite" (rue Berger 1er) qui offre une cuisine bien dans l'air du temps valorisant le produit autour d'une cave remarquable ; « Le Repaire de Cartouche » (rue Amelot, 11e) de Rodolphe Paquin qu’on ne présente plus ; « La Boucherie Roulière» (rue Guisarde, 6e) où Jean-Luc Roulière met de la bonne humeur chaque jour que Dieu fait dans une cuisine sage ; « L’Ami Jean » (rue Malar, 7e) où Stéphane Jego – quel que soit l’humeur étriqué de l’homme – régale d’une cuisine de bistrot hors normes ; "Christophe" (rue Descartes, 5e) où exerce un chef rigoureux autant que généreux dans son approche culinaire ; " Caillebotte" (rue Hippolyte-Lebas, 9e) pourtant annexe du "Pantruche" déjà présent dans le Guide ; « L’Abordage » (place Henri-Bergson, 8e) avec ses plats frappés au coin du bon sens cuisinier ; « L’Evasion » (place Saint-Augustin, 8e) avec ses produits choisis et sa cave miraculeuse (300 références voire même plus) ; "Le Six Paul-Bert" (rue Paul-Bert) petit frère du "Bistrot Paul-Bert") qui offre une cuisine ciselée autour de vins joliment choisis par une sommelière émérite ; « Le Goûpil » (rue Claude-Debussy, 17e) avec sa cuisine au plus près du produit et son ambiance d’habitués heureux, "Neva" et "Coretta", deux bistrots tenus par la même équipe et offrant une cuisine bien dans l'air du temps et "Le Bistrot du Maquis" (rue Caulaincourt, 18e) pour le classicisme rigoureux de la cuisine d'un ancien sous-chef de "La Tour d'Argent". Et aussi, aux environs de Paris, « Les Colonnes » (Issy-les-Moulineaux) qui fait notamment le bonheur gourmand du maire de la Ville, André Santini, avec sa vraie cuisine de bistrot. Ah j’allais ne point citer une table bistrotière qui m’est chère, « Le Griffonnier » (rue des Saussaies, 8e) qui ne mérite pas non plus l’oubli du Michelin, avec sa carte au quotidien et ses vins d’élite. Mais la liste n’est pas exhaustive disais-je au début de ce texte, ceux que je n’ai pas cité ne m’en voudront pas, je suis de tout cœur avec eux. Quant au Michelin, je persiste et signe : chers amis, faites les affaires de la RATP et voyagez plus encore à travers Paris et sa région ! – Bon appétit et large soif à tous ! - "Guide Michelin Paris & ses environs 2014" (15,90 €).

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Louis j.VANNUCCI 30/03/2014 09:55

Mom ora n.existe plus au 5 rue j.b.Pigalle.

toutnestquelitresetratures 30/03/2014 10:21



Momoka n'existe plus au n° 5, écrivez-vous, et pourtant l'adresse figure bien dans le Guide Michelin Paris & ses environs 2014 à la page 269 avec la chute finale ci-après : "Evidemment, il
faut penser à réserver, mais l'on pourra aussi tenter sa chance au n° 24, où la chef a récemment créé une succursale." - Michelin avait déjà inscrit dans le Guide un restaurant pas encore ouvert
au moment de la parution (c'était en Belgique et tous les exemplaires ont été mis au pilon), mais là le Guide - si c'est vérifié - n'y est pour rien, sachant que l'ouvrage est imprimé au mois de
décembre (cf le dépôt légal page 504), le restaurant ayant pu fermer entre-temps.