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Publié par toutnestquelitresetratures

brioche.jpgL’étymologie de la brioche demeure incertaine et mystérieuse. Première hypothèse, elle est rattachée à « bris », un dérivé de « briser », et à « hocher », « remuer, secouer ». En deuxième lieu, on évoque le nom propre « Brie », parce qu’à l’origine, elle était confectionnée avec du fromage, comme l'atteste déjà Alexandre Dumas dans son "Petit Dictionnaire de Cuisine". Pourtant, l’hypothèse généralement retenue est celle d’une forme dialectale normande provenant de « brier », « pétrir la pâte avec une brie » (une sorte de rouleau), et du suffixe argotique « -oche ». Et d’ailleurs, on pourrait trouver confirmation de cette dernière hypothèse du fait de la réputation dont jouissaient les brioches de Gisors et de Gournay. La diversité des brioches atteste de l’intérêt porté à cette forme de pâtisserie : on en trouve aux fruits confits, à la crème fouettée, à la crème de marrons, à la Chantilly et aux pralines comme celle imaginée par le comte Austin de Croze, un écrivain gastronome et gourmand du début du XXe siècle, aux raisins, au fromage, aux anchois, au foie gras et, à Lyon, du saucisson ou du cervelas (pistaché ou truffé) comme chez Colette Sibilia, la grande charcutière des Halles Paul Bocuse. C’est d’ailleurs pourquoi Diderot la considérait en son temps comme « une magnificence onéreuse ».

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