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Publié par toutnestquelitresetratures

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LaCloseriedesLilasBrasserie.jpg« Le drapeau français flotte sur La Closerie », titrait mon ami et néanmoins confrère Périco Légasse de Marianne pour souligner que ce lieu mythique, non seulement entretient – depuis 1847 - l’esprit de jadis des Breton, Hemingway, Jarry, Ingres, Modigliani et Paul Fort, mais fait aussi perdurer celui des plats chers à notre patrimoine culinaire. Au début du siècle dernier, Paul Fort y jouait aux échecs avec Lénine. En 1922, André Breton et Tristan Tzara y signent avec leur dispute la fin du mouvement Dada à Paris. Fitzgerald, Miller, tout comme Gainsbourg, Picasso, Paul Eluard, Dali et Man Ray avaient leurs habitudes en ce bar mythique, feutré comme il se doit, élégant, dans un décor qui n’a pas changé depuis des lustres. Ce qui, en revanche, ce qui est apparu comme nouveau voilà déjà quelques années, c’est la cuisine. On ne peut que vanter les rares quenelles de brochet, la sole tout simplement meunière et les crêpes Suzette. J’y ajoute le rognon de veau flambé à la Beaugé qui est aux abats ce que le sot-l’y-laisse est à la volaille. Ici fini au guéridon, avec crème fleurette, moutarde de Dijon et calvados, dans une gestuelle toujours festive, le rognon se pare de mille atours succulents. Mais on se régalera aussi d’huîtres, de coquillages et de crustacés, cabillaud rôti, dos de bar sauvage au verjus, d’andouillette AAAAA, de tartare fait au moment, d’entrecôte joliment persillée et de carré d’agneau au thym avant de succomber pour le mille feuille. Et l’on se partage donc entre bar de mémoire pour une Meteor à la pression, un dry Martini ou un Bloody Mary voire même quelque champagne de cru, brasserie très prisée, terrasse qui est un havre et restaurant élégant en saluant la performance de Jean-Pierre Cassagne, le chef, qui a su rester dans la droite ligne de la cuisine de tradition., comme l’a toujours voulu Miroslav Siljegovic, le maître des lieux. Le Michelin ignore tout cela, « La Closerie » s’en gausse, elle est toujours bondée alors que le pianiste égrène des airs jazzy bienvenus et, qu’en sus, vous pouvez faire la lecture du « Phare de Ré », accueillis et servis par une équipe toujours de bonne humeur. Elle n’est pas belle la vie ? Menu : 50 € (déj.). Carte : 45 (brasserie)-120 €. - La Closerie des Lilas (Paris 6e) - 171, boulevard du Montparnasse. Tél. : 01 40 51 34 50. Tous les jours jusqu’à 1 heure 30 du matin (bar), 1 heure (brasserie) et 23 h 30 (restaurant). M° Port-Royal ou Vavin. Site : www.closeriedeslilas.fr

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