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Publié par toutnestquelitresetratures

BoeufGras.jpgC’est bientôt le Carême, mais c’est encore jour « gras ». Une ancienne tradition était pratiquée à Paris jusqu’en 1865 au moment du Carnaval : on y promenait pendant une semaine avec un cortège de chars, les plus beaux spécimens de bœufs gras des élevages français somptueusement décorés. Cette fête du bœuf gras était-elle une survivance du culte du Dieu Mithra (l’esprit de la lumière divine) que l’on célébrait jadis sous le signe du Taureau ? Ou doit-on plutôt la rapprocher de celui d’Apis, bovin sacré des Pharaons ? En vérité, il semble plus simplement que la cérémonie était celle de l’adieu à l’abondance, avant le jeûne du Carême. En 1858, la bête primée s’appelait « Léviathan », était âgée de cinq ans et pesait 1.390 kilogrammes. Le défilé était organisé par les bouchers de Paris et les éleveurs, tous vêtus à l’antique ou en costumes médiévaux et animant divers chars mythologiques. Cette année-là, le bœuf élu fût acquis par un marchand-boucher de la rue Coquillère, au numéro 15, un certain Duval. On peut voir la représentation de ce défilé de 1858 sur de très belles affiches rares donnant le programme de l’ordre et de la marche des bœufs-gras : elles ont été éditées par Boucquin, Roger et Durand, éditeurs spécialistes des « canards ».

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