Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Pages

Publié par toutnestquelitresetratures

LePetitVendomeSalle.jpg

LePetitVendome.jpg

LePetitVendome1.jpgDès que le bourguignon se lève, ici, à deux pas de la colonne Vendôme, à l’heure du gorgeon, au zinc du rade, entre néons et Formica années 1960, le rouge est mis. Et c’est boutanche de saint-pourçain Ficelle obligatoire. Sinon, en cas de rupture, c’est gobette de chateaugay des côtes d’Auvergne ou marcillac. Et pour tortorer, ce ne sera pas la java des midinettes avec les tartelettes, mais plutôt le « rapid’croûte auvergnat » à la baguette de Julien (Paris 1er). Aux fritons d’Aurillac ou à la tome de Laguiole de la coopérative Jeune Montagne (avec laquelle on proposera deux fois par mois, le jeudi, l’aligot ou la truffade). Le taulier, Christian Godin, un ancien boucher de Corrèze, sert près de 300 « rapid’croûte » par jour. Ici, on se fait livrer par des pays comme Laborie à Parlan dans le Cantal ou Mas qui tient bouclard en la capitale. Après, pour se taper la cloche comac, on s’attablera avec un pied de cochon grillé, un confit de canard maison, une andouillette AAAAA de Duval ou les tripous de Savy à Naucelle (Aveyron) avant « le bleu du jour ». Assurément, ce bougnat possède une ambiance et un style, de sorte qu’on y croise les bouilles des employés et cadres voisins autant que celles des nobles et des portefaix. Tous y crèchent d’ailleurs à l’année. Allez-y sans même votre jacot : les portes sont grandes ouvertes. – Le Petit Vendôme – 8, rue des Capucines (Paris 2e). Téléphone : 01 42 61 05 88. Fermé samedi au dîner et dimanche. M° Madeleine ou Opéra. Merci à Jules Magret qui a inspiré l’emploi de l’argomuche pour cette chronique matutinale.

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article