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17 septembre 2012 1 17 /09 /septembre /2012 13:40

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ChezGeorges.jpgLe Semainier des bonnes tables (3) Nouvelle livraison pour cette rubrique parisienne, « Le Semainier des tables », troisième, de lundi à dimanche ! LUNDI – Dîner « L’Ambassade d’Auvergne ». 22, rue du Grenier-Saint-Lazare (3e). Tous les jours jusqu’à 22 h 30. M° Rambuteau. La grande tradition de la cuisine régionaliste est ici préservée par Françoise Petrucci. Voilà 50 ans que cette famille vante la lentilles du Puy, l’aligot qui file avec la saucisse de Parlan dans le Cantal, du bœuf de Salers et du roquefort de Carles et du laguiole Jeune Montagne. Les vins sont d’appellation boudes, madargue, marcillac ou saint-pourçain, On se régale dans un décor qui défie le temps. Menus : 20 et 30 €. Carte : 45-60 €. - MARDI – Déjeuner « Benoit ». 20, rue Saint-Martin (4e). Tél. : 01 42 72 25 76. M° Hôtel-de-Ville. Alain Ducasse a repris la maison voilà déjà quelques années, mais Benoit reste Benoit, presque telle quelle depuis sa création en 1912. On continue donc de festoyer en rois, selon la maxime du pyrograveur Lesage. Le pâté en croûte, la blanquette de veau, le cassoulet et le filet de chevreuil sauce poivrade rythment la vie au quotidien dans un décor dans le jus d’hier entre faïences, mosaïques et tomettes. Très belle (et coûteuse) cave. Menu : 36 €. Carte : 80-120 €. – MERCREDI (photo 1) – Déjeuner « Le Pouilly-Reuilly ». 68, rue André-Joineau (Le Pré-Saint-Gervais). Tél. : 01 48 45 14 59. Fermé samedi et dimanche, lundi au dîner. La cuisine comme autrefois, c’est toujours en ce bistrot qui fût cher à François Mitterrand. Et l’ambiance est toujours aussi popu-chic avec la famille Millet qui en a conservé l’esprit. La tête de veau est d’anthologie alors que ris et rognon font partie du répertoire maison avant l’éclair géant en issue sucrée. Au-delà du boulevard des maréchaux certes, mais quasiment à Paris. Menus : 22 et 29 € (déj.). Carte : 45-70 €. - JEUDI – Dîner « Chez Fred ». 190bis, boulevard Péreire (17e). Tél. : 01 45 74 20 48. Fermé dimanche. Jusqu’à 22 h 30. Un bouchon comme à Lyon dans un décor itou. Un patron qui mène sa salle avec bonhommie et propose le morgon de Mathieu Lapierre et le brouilly du Noun Descombes. L’ambiance est assurée. Les plats sont ceux d’entre Rhône et Saône : cervelle de canut, lentilles croquantes, quenelles de la mère Sibilia, andouillette AAAAA, saucisson lyonnais et viandes bien choisies avant le saint-marcellin de la mère Richard. Que demander de plus à Paris ? Menu : 30 €. Carte : 45-65 €. - VENDREDI – Dîner « L’Ecailler du Bistrot ». 22, rue Paul-Bert (11e). Tél. : 01 43 72 76 77. Fermé dimanche et lundi. Jusqu’à 22 h 30. M° Charonne ou Faidherbe-Chaligny. Allez une petite envie d’huîtres et de homard breton au kari gosse et flanqué de frites maison (ou d’une sole tout simplement meunière), prenez la direction cet écailler qui figure parmi les meilleurs de la capitale. Gwenaëlle Cadoret est fille d’ostréiculteurs à Riec-sur-Belon. Du produit, elle ne connaît que le très bon. Belle cave et ambiance festive. Menu : 55 € (homard). Carte : 45-70 €. - SAMEDI (photo 2, copyright Maurice Rougemont) – Déjeuner « Les Colonnes ». 65, avenue du Général-Leclerc (Issy-les-Moulineaux). Tél. : 01 46 42 25 33. Fermé dimanche. Y prendre un pot de vin sans se faire remarquer, c’est ce à quoi André Santini, le maire d’Issy, s’essaye quasiment chaque samedi. Mais au comptoir, Patrick Nayrolles aime bien gobichonner et on trinquera – le passage est obligatoire - avant de s’attabler. La « mère » Christine s’occupe des nourritures terrestres, entre boudin de Christian Parra, poisson sorti de l’onde en direct de Saint-Malo et entrecôte de Salers. Un lieu de fervente hospitalité. Menu : 19 € (déj.). Carte : 30-50 €. - DIMANCHE (photo 3) – Déjeuner « Chez Georges ». 273, boulevard Péreire (17e). Tél. : 01 45 74 31 00. Tous les jours jusqu’à 23 h 30. M° Porte-de-Maillot. Une brasserie à l’ancienne joliment patiné par le temps : ici, dans un décor de Slavik, on est restaurateur depuis 1926 (aujourd’hui la famille Menut de « La Grande Cascade »). Le dimanche, c’est le coquelet rôti au jus, mais il y a aussi le pâté en croûte comme à Vieu, les quenelles de brochet sauce Nantua et la côte de veau (pour 2) et l’incontournable gigot aux flageolets servi avec maestria par équipe que dirige Frédéric Niveau. Un friand touraine d’Henry Marionnet et voilà un dimanche bien commencé. Carte : 45-70 €. Bon appétit et large soif. - *J’indique le prix d’un repas à la carte pour une personne, c’est-à-dire une entrée, un plat, un fromage ou un dessert, une demi-bouteille d’eau, une demi-bouteille de vin de prix moyen et un café.

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Published by toutnestquelitresetratures - dans A boire et à manger
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  • : Au quotidien, la cuisine selon les saisons, les vins selon l'humeur, la littérature qui va avec, les bistrots et les restaurants, les boutiques qui nourrissent le corps et l'esprit, bref tous les plaisirs de bouche et de l'âme.
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  • Je suis chroniqueur gastronomique et auteur du Guide Le Feuilly. Je suis un des fondateurs du mouvement Slow Food en France dont je fus le Président dans les années 90. Mes livres les plus récents sont "A boire et à manger", "Le Feuilly 2010.
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