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Publié par toutnestquelitresetratures

LesSaveursduPalaisCarnets.gifLes-saveurs-du-palais0303.jpgPour les gourmets curieux, revoir ce film jubilatoire, ce sera encore possible sur la chaîne "CinéPremier" le mercredi 5 mars à 13 h 30. Catherine Frot y incarne la cuisinière de François Mitterrand alors qu'il était Président de la République. Elle a exerçé de 1988 à 1990 à l'intention des invités privés du Président. Voilà ce que j'en écrivais le 25 septembre 2012 sur ce blog : "Hier, bonne soirée de cinéma avec le film de Christian Vincent, « Les Saveurs du Palais », inspiré de l’histoire d’une cuisinière originaire de la Dordogne, Danièle Delpeuch, qui fût la cuisinière privée de François Mitterrand à l’Elysée de 1988 à 1990. Catherine Frot est dans le rôle titre. Le film est tourné en partie à l’Elysée même, mais aussi en studio à Bry-sur-Marne et dans différents châteaux, à Chantilly et à Vigny, et en Islande pour la partie qui se déroule dans l’Antarctique, où la cuisinière, ayant quitté l’Elysée, a exercé pendant 18 mois, à quelque 11.000 km de La Borderie, son village périgourdin. Jean d’Ormesson est dans le rôle du Président, quelque peu discret, mais c’est Catherine Frot qui joue, c’est le cas de le dire, merveilleusement son rôle d’actrice, ayant appris les gestes de la cuisinière, et à vraiment réaliser les plats suggérés, comme ce chou farci au saumon qu’elle mitonne pour son premier déjeuner élyséen. Ensuite, il y aura la chaudrée, le filet de bœuf en croûte ou le fameux pâté dit « L’oreiller de la Belle Aurore », en forme d’hommage à l’épouse de Brillat-Savarin, et l’incontournable saint-honoré. Le foie gras et les truffes sont aussi de la partie, Sud-Ouest oblige (mais il n’y a pas de truffes dans les pommes sarladaises, s’il vous plaît !). Et pourtant, le film a été conseillé par quelques maîtres en la matière, Gérard Besson, ancien deux étoiles Michelin rue du Coq Héron à Paris, Guy Legay qui fût chef du Ritz et Elisabeth Scotto, une journaliste qui pratique le stylisme culinaire. Autre personnage de talent, Jean-Marc Roulot, comédien et aussi propriétaire du Domaine qui porte son nom à Meursault, tout-à-fait savoureux dans le rôle du maître d’hôtel de la salle à manger privée. Le film doit beaucoup à Edouard Nignon, lui empruntant plusieurs citations extraites de son livre « Eloge de la cuisine française », dans une langue que l’on utilise plus, selon le mot même du Président. Dans ce film donc, on y mange (bien) et on y boit (tout aussi bien), savennières Coulée de Serrant, saumur-champigny des frères Foucault et château Rayas, c’est d’ailleurs mieux que bien, on savoure l’esprit des dialogues, on se régale de situations où le politique se mêle des rivalités entre cuisine centrale et cuisine privée : tout est bien vu, le ton est juste, l’émotion aussi est joliment présente. Dans le film Hortense part, on ne sait trop pourquoi, en Nouvelle-Zélande pour planter une truffière, Danièle, elle, est devenue Mazet-Delpeuch, et donne toujours des cours de cuisine dans sa maison périgourdine de la Borderie." Son livre de 1997, « Carnets de cuisine du Périgord à l’Elysée, a été réédité chez Bayard Culture.

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