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Publié par toutnestquelitresetratures

Michelin2015

A.-Anne-Sophie-Pic--Valence--Femmes-etoiles-guide-Michelin.jpgOn sait que les métiers de la cuisine attirent moins les filles que les garçons. Le machisme ambiant en est souvent la cause. Il n’empêche, le Michelin 2015 constate les dégâts : seulement 16 étoilées sont distinguées sur 609 au total, encore faut-il en déduire une, puisque Anne-Sophie Pic est couronnée à la fois pour son trois étoiles de Valence(26) et son une étoile de Paris (1er) « La Dame de Pic". Au chapitre deux étoiles, c’est morne plaine : aucune femme n’en semble digne aux yeux du Michelin. En revanche, côté une étoile, on en compte 14 : Michèle Visciano dans l’institution marine qu’est « La Brasserie des Catalans » à Marseille (13) ; Reine Sammut qui excelle dans les saveurs méditerranéennes et provençales en son « Auberge La Fenière » à Lourmarin (84) ; Nicole Fegegaltier qui travaille les produits régionaux dans un hameau aveyronnais au « Vieux Pont » à Belcastel (12) ; Françoise Mutel, une autodidacte passionnée, qui cuisine à l’essentiel à « La Maison dans le Parc » à Nancy (54) ; Lydia Egloff, elle signe une cuisine très personnelle alors que sa sœur Isabelle est en salle à « La Bonne Auberge » à Stiring-Wendel près de Forbach (57) ; toutes à Paris (75), elles sont cinq, à commencer par Anne-Sophie Pic avec sa « Dame de Pic » (1er), Stéphanie Le Quellec, la victorieuse de l’émission Top Chef 2011, à « La Scène » (8e) à l’Hôtel Prince de Galles, Adeline Grattard, formée chez Pascal Barbot à « L’Astrance » (16e), impose son style à « Yam’Tcha » (1er), Hélène Darroze qui exprime bien le terroir landais dans son restaurant éponyme (6e), et Virginie Basselot, la maîtresse-chef du « Saint-James » (16e), un hôtel à l’atmosphère de club anglais ; Sharon Frannais, originaire d’Australie, régale en son « Péché Gourmand » de Briançon (05) ; Marie Rougier-Salvat, au cœur des vignobles de Monbazillac, propose une cuisine traditionnelle relevée d’une touche d’originalité à « La Tour des Vents » près de Bergerac (24) ; Andrée Rosier – qui fût aussi la première « Meilleure Ouvrière de France » (MOF) – pratique la cuisine au plus près du produit sous une enseigne éponyme à Biarritz (64) ; Sophie Bise, dans l’institution familiale de bord de lac qu’est « L’Auberge du Père Bise » à Talloires (74), travaille les produits locaux avec classicisme, en finesse, sans oublier de les moderniser ; enfin Anne Majourel joue la carte de la criée avec la Méditerranée pour l’approvisionner en son auberge chic et contemporaine de « La Coquerie » à Sète (34). On pourra regretter que ne figurent plus dans cette liste – parmi d’autres - Elisabeth Lefebvre à « La Cambuse » à Strasbourg – elle semble sur le point de vendre – pour sa cuisine poissonnière relevée de notes asiatiques, et même Ghislaine Arabian, l’ancienne chef deux étoiles de « Ledoyen » et maintenant revenue à la cuisine bistrotière à Paris dans le 14e, avec ses « Petites Sorcières ». – « Guide Michelin 2015 », en vente le 6 février, 24 €. Bon appétit et… large soif, mesdames !

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