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Publié par toutnestquelitresetratures

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MichelnBIB2015

Allez, une fois l’an, je prends le droit de me substituer aux fameux inspecteurs anonymes du Guide Michelin. Aujourd’hui, pour Paris, je vous suggère quelques Bibs oubliés dans le Guide idoine 2015 qui me semblent d’évidence (lire aussi mon article du 16 janvier). Ainsi en va-t-il du « Juveniles » (rue de Richelieu, 1er) où la fille du caustique Ecossais Tim Johnston – toujours présent - et son compagnon ont pris en douceur la relève, pratiquant désormais une cuisine joliment tournée vers les produits saisonniers. Un peu plus loin, il y aussi l’institution bistrotière de la famille Maurel qu’est « Le Bougainville » (rue de la Banque, 2e) et qui rassemble le « peuple » des alentours de la Bourse pour une cuisine du marché et des vins choisis avec talent. Et, presque planqué derrière l’ancien temple de la finance, « Les Lyonnais » (rue Saint-Marc, 2e) d’Alain Ducasse qui délivre un petit menu de qualité avérée chaque jour. L’ancien chef d’Alain Senderens, Bertrand Guéneron, officie lui à l’enseigne « Le Bascou » (rue Réaumur, 3e) avec un menu ciblé au quotidien. Dans la future-ex « Jeune Rue » dont l’avenir semble compromis, il y a toujours le « Pramil » (rue du Vertbois, 3e) où exerce avec grâce un ancien professeur de physique autour d’une cuisine personnelle. A quelques verstes de la place Royale (pardon des Vosges), « Le Bourguignon du Marais » (rue François-Miron, 4e) qu’aime bien l’ancien maire de Paris Bertrand Delanoe pour sa cuisine poissonnière et ses vins… bourguignons. Proche aussi, « Le Gorille Blanc » (impasse Guémenée, 4e) pour sa cuisine d’inspiration du grand Sud-Ouest. Traversant la Seine, vous trouvez tout près de l’Institut du Monde Arabe, « AOC » (rue des Fossés-Saint-Bernard, 5e) avec ses viandes et volailles tout autant que son joli choix de vins. Vers le musée d’Orsay, le tout nouveau « Graff » (rue de Bellechasse, 7e) où officie Thomas Loustau (fils de l’ancien directeur du « Carré des Feuillants ») autour d’une cuisine de haut goût. Près de la place d’Italie, un bistrot qui fait le bonheur des gourmets de l’arrondissement et d’ailleurs, « L’Avant-Goût » (rue Bobillot, 13e) avec Elisabeth et Christophe Beaufront. Autour d’Alésia et de la mairie, « L’Assiette » (rue du Château, 14e) d’un ancien de l’écurie Ducasse, David Ratheberger, qui a repris le bistrot mitterrandien de Lulu (le président venait souvent avec Pierre Bergé). Juste à côté, un élégant bistrot de poche, « La Grande Ourse » (rue Georges-Saché, 14e) où exerce un ancien chef étoilé, Denis Croset (ex-Bellecour, 7e), pour une cuisine stylisée pleine de saveurs. Plus loin, le Lorrain Frédéric Chalette maintient haut la tradition bistrotière à « L’Ordonnance » (rue Hallé, 14e). Et, à nouveau Rive droite, « Philou » (11e) que Philippe Damas mène avec entrain autour d’une cuisine de produits et d’une très bonne sélection de vins. Comme à South Pigalle où, revenus du Canada, deux jeunes ayant fait les bonnes écoles, Bocuse pour elle et Ducasse pour lui, mitonnent une remarquable cuisine personnelle de produits et du marché à l’enseigne « Comptoir Canailles » (rue Rodier, 9e) avec, aussi, des viandes maturées plusieurs semaines dans une chambre froide de visu sur la rue. Même esprit avec « Seb On » (rue d’Orsel, 18e) aux abords du Théâtre de l’Atelier, avec un couple anglo-polonais et une cuisine pleine d’esprit. Dans le quartier populaire du 17e, derrière Batignolles, deux jeunes belges proposent une cuisine du cru à « Fabrique 4 » (rue Brochant). Enfin, s’il fallait n’en citer qu’un, deux en l’occurrence, « Le Bistrot Paul-Bert » de Bertrand Auboyneau et « « L’Ecailler du Bistrot » de sa compagne Gwenaelle sont les archétypes du bon rapport qualité-prix-plaisir que nous recherchons tous. Voilà donc mes vœux de Bib pour l’an prochain. Espérons. En attendant, bon appétit et… large soif !

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