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Publié par toutnestquelitresetratures

Noel.jpg

NoelBarbara.jpgNoël en bouche et avec Barbara Quelle que soit la fête, quel que soit le pays, la « société humaine » boit et mange. Pour Noël les mets traditionnels sont remis à l’honneur. L’homme accomplit, ce jour-là, un rite séculaire qui réunit les familles. Et si Noël est tout d’abor une fête chrétienne, dans toute l’Europe, c’est aussi celle de la convivialité retrouvée. A travers la cérémonie qui constitue le repas, s’exprime la diversité des richesses culturelles du continent. Mieux encore, la xénophobie gastronomique qui saisit certains semble quelque peu en veilleuse. Aujourd’hui, des plages de Bretagne aux forêts de Souabe en passant par les Highlands et la plaine du Pô, les huîtres, le foie gras, la truffe, la poularde et l’oie réconcilient les peuples. Le plaisir du bien-manger s’épanouit à travers la variété, le contraste, bref l’abondance des plats et des vins. « La destinée des nations dépend de la manière dont elles se nourrissent » soulignait Anthelme Brillat-Savarin. Autrefois, on mangeait de la viande de bacon, du foie étalé sur des tartines grillées, des hérons, des cigognes et des paons, et l’on faisait un vœu. De nos jours, il ne reste rien de ces nourritures et de ces pratiques. Les hommes se réunissent autour de produits francs où le goût, le tempérament et leurs racines – réelles ou imaginées – donnent un caractère familial à la cuisine, même si l’on met les petits plats dans les grands. Pourtant, Noël reste synonyme de dépense plus importante dans tous les pays de la communauté européenne. Alors qu’en moyenne le budget familial consacre de 25 à 30 % de son total à l’alimentation selon les pays (33 à 46 % voilà trente ans), pendant cette période, les courbes grimpent allègrement… Mais nul ne s’en choque, heureusement. La cuisine est une science d’invention, d’innovation, d’intelligence et… de hasard. A Noël, selon que vous soyez Allemands, Belges, Danois, Espagnols ou Français, la fête de la cuisine sera celle de la veille du jour du pain, si bien chanté par des vers provençaux : « Que la bûche se réjouisse – Demain c’est le jour du pain – Que tout bien entre ici – Que toutes les femmes enfantent – Que les chèvres chevrettent – Que les brebis agnellent – Qu’il y ait beaucoup de blé et de farine – Et de vin une pleine cuve -. Un beau programme où les traditions remplacent l’invention et l’innovation, où l’intelligence voisine avec la sensibilité, où les hommes ont du génie qui, lui, ne doit rien au hasard. – A écouter après avoir lu, la magnifique chanson de Barbara pour Noël : http://www.youtube.com/watch?v=7MtxXfzjs3s (Message personnel à une abonnée de Belgique : coucou Mai !) – Joyeux Noël, bonne écoute, bon appétit et… large soif !

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noël 28/01/2014 11:25

C'est vrai que pour les volatiles que vous citez, paons, cigognes, hérons, mais aussi cygnes, c'étaient surtout des mets royaux, les autres viandes plus traditionnelles n'étaient pas assez nobles
pour les têtes couronnées. Je me demande quel goût ça a et si nos palets modernes apprécieraient...

toutnestquelitresetratures 28/01/2014 11:43



Merci de votre intérêt pour mon blog : vous lirez avec intérêt le livre "La Gastronomie au Moyen-Âge, par Odile Redon, Françoise Sabban et Silvano Servanti, paru chez Stock en 1991. Bon appétit
et... large soif !