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Publié par toutnestquelitresetratures

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L'énigme d'hier a été résolue : c'est Daniel Vergos (de La Garenne-Colombes) qui, le premier, a trouvé la réponse, alors bien d'autres ont été aussi perspicaces. Il s'agissait du "Bougainville" dans le 2e arrondissement, rue de la Banque. La petite affaire que tenait le regretté Gilbert Maurel avec sa femme Raymonde change. Et comme il faut que tout change pour que rien ne change, leur fils Christian reprend les mêmes bonnes idées. Il y avait du carrelage à l'ancienne dans le "Bougainville" d'hier, celui d'aujourd'hui, qui s'agrandit d'une quarantaine de couverts après le rachat de l'agence de voyages voisine, fait les choses à l'identique. Et ici on copine toujours avec les journalistes du "Canard Enchaîné, ceux de l'AFP voisine et d'autres du Nouvel Obs qui ne sont guère plus loin. Mais on boit aussi des canons avec les employés de la Banque de France, ceux des impôts et bien d'autres aussi. Le décor façon bistrot années 50 serait à inscrire à l'inventaire, les charcuteries sont choisies dans le Cantal, chez Laborie à Parlan, les tomates (mais la saison est passée) viennent du jardin familial, les viandes sont griffées "Boucheries Premières" et les fromages des Monts d'Auvergne. La cuisine ? Elle donne dans la précision ciselée avec un jour un fromage blanc de chèvre aux herbes, des betteraves en salade, une terrine de foies de volaille maison à se damner et un morceau de boeuf entrecôte servi bleu, saignant ou mal cuit avec de vraies frites maison. En sus, Christian - qui a obtenu jadis la Coupe du Meilleur Pot pour son autre bistrot, aujourd'hui vendu, Le Coude à Coude, 1er) - apporte une touche très personnelle à une cave qui regorge de crus que vous ne boirez pas ailleurs (vins du Jura de Ganevat, chinon Perfectly Drinkable de Beeston, côtes-de-Provence du Château Roquefort, etc.). Beaucoup de monde au déjeuner pour cette table ouverte sur la galerie Vivienne qui offre une terrasse très prisée (joliment nappée au dîner). Et les sandwiches à emporter, avec une baguette croustillante comme il convient, sont remarquables alors que l'addition fait injure à l'inflation. Menu : 17,50 € (déjeuner). Carte : 30-45 €. Le Bougainville - 5, rue de la Banque. Téléphone : 01 42 60 05 19. Déjeuner du lundi au vendredi, dîner du mardi au samedi. M° Bourse ou Palais-Royal.

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