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Publié par toutnestquelitresetratures

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IGolosiC’était le 16 décembre 1993 - et j’y étais déjà – l’ouverture de « I Golosi », une des très bonnes tables italiennes de la capitale. Créé par Marc Tonazzo (ou Marco, c'est selon votre humeur), qui était précédemment directeur du restaurant « L’Enoteca » dans le 4e, son "I Golosi", une épicerie-enoteca-trattoria du siècle dernier s’est installée dans le nouveau avec aise, continuant d’offrir le meilleur de la production alimentaire et vinique de la Botte. Voici ce que j’en écrivais pour le dixième anniversaire : « Marco Tonazzo, originaire de la région de Trévise, sait prendre des risques, renouvelant presque complètement sa carte chaque semaine. Il traque le produit de qualité et s’approvisionne en direct pour ses charcuteries d’élite, ses fromages du cru, sa truffe blanche d’Alba, sa salade de Trévise qui, grillée, est une pure merveille, ses huiles d’olive qui viennent du lac de Garde, de Toscane ou de Sicile, ses vins avec lesquels le tout-Paris vinique remplit sa cave (pas moins de 500 références). Dans son cadre vénitien, un brin auberge campagnarde, un brin boutique chaleureuse d’ambiance milanaise, avec tables intimistes à l’étage climatisé, plus au coude à coude au rez-de-chaussée (nous nous attablons là), à l’unique table dans la boutique), bar d’accueil pour le verre de prosecco ou le café Illy comme si vous étiez à Trieste, c’est une cuisine (troussée par le chef, Liborio Marino) pleine de saveurs justes et souvent contrastées avec bonheur, que l’incorrigible bavard, mais pétulant Marco Tonazzo vous invite. Au fil des saisons, ce sont les antipasti selon l’humeur, les délicieux petits artichauts à la romaine, la soupe (il y en a chaque semaine, chaude ou froide, selon la saison) de haricots blancs au romarin et petits supions,les spaghetti aux palourdes, les penne all’arrabbiata (à la diable, bien relevé) ou crudaiola (tomates crues concassées, huile d’olive, basilic), les tagliolini à l’encre de seiche, les risotti (à la truffe blanche, milanese, à l’ortie, aux cèpes, aux petits pois…), la bagna cauda piémontaise, le baccalà vicentina (morue séchée non salée dans une sauce aux anchois et aux câpres), la pintade « pevarada » (sauce aux foies blonds bien poivrés), le fumant bollito misto lombard, le lapin mijoté au vinaigre de vin, la tagliata de bœuf à la roquette, la formidable côte de veau (du Périgord quand même) panée, le zampone du Nouvel An aux lentilles et le cotechino d’après tue-cochon. Sans compter les issues sucrées, la remarquable panna cotta, le tiramisù, la tarte aux poires et au pecorino, le mele fritta et la pinza. Et le reste ? Des carafes et des verres de chez Riedel ou Spiegelau (dans lesquels les vins sont servis), des objets d’art de la table – lorgnez sur la magnifique collection de lames de chez Berti, coutelier des alentours de Florence depuis 1885 – et mille autres choses inçoupsonnables qui font de la maison un des tout bons restaurants italiens de Paris ». – Tout cela n’a guère changé, Marco reste égal à lui-même, toujours aussi bavard et pétulant, faisant ses courses à Rungis dès potron-minet alors que l’aube n’est pas encore levée, offrant toujours une carte renouvelée chaque semaine et des vins hors-pair. Tout juste regrettera-t-on qu’il ne soit pas là à chaque service. Une chose qui n’arrivera pas ce soir pour le dîner d’anniversaire pour lequel votre serviteur sera également présent ! – « I Golosi ». 6, rue de la Grange-Batelière (Paris 9e). Tél. : 01 48 24 18 63. Fermé samedi au dîner et dimanche. M° Grands-Boulevards, Le Peletier ou Richelieu-Drouot. Carte : 35-60 €. Bon anniversaire, bon appétit et… large soif !

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