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Publié par toutnestquelitresetratures

Croc-Scope.jpgParis, « Croc’Scope du Figaroscope, les 100 meilleures tables 2013 » : les 16 dont on peut se passer ! Chaque année, l’équipe du « Figarscope » nous livre ses adresses de bouche. En 2011, 322 pages, en 2012, c’était un peu à l’identique. Patatras, en 2013, 98 pages seulement et 100 adresses. « Le tir s’affine », indique la rédaction dans son avant-propos. Et d’annoncer que dans six ans, « on vous sortira un guide sibyllin, avec vingt adresses merveilleuses, point barre ». Pour ma part, sur les 100 adresses, on pourra déjà en éviter 16… ! Ainsi en ira-t-il de « Hôtel Costes » (1er), où le commun des mortels, c’est-à-dire vous et moi, n’a aucune chance d’être accueilli ; de « La Dame de Pic » (2e), un endroit réfrigérant qui s’exerce dans le maniérisme culinaire ; le « Breizh Café » (3e) qui a beau faire « la crêpe autrement » et proposer un formidable choix de cidres, on est accueilli sans grâce aucune ; « Derrière » (3e) qui est un lieu « hype » où la cuisine n’a pas grand intérêt ; « Terroir Parisien » (5e), un lieu gris, sombre, où Yannick Alleno s’exerce à la cuisine de l’Île-de-France sur un registre a minima dont l’addition n’est guère tendre ; « Chardenoux-des-Prés » (6e) de l’ineffable Cyril Lignac, cuisinier ultra-médiatisé, qui se moque gentiment du monde en servant des portions congrues ; « Le Fouquet »s » (8e) où le bar de ligne est à 68 € ! « Hôtel Amour » (9e) au service fantaisiste et à la prétention encalminée ; « Abri » (10e) avec son menu imposé et les odeurs de graillon ; « Chez Michel » (10e) où il semble désormais régner un certain laisser-aller ; « Le Verre Volé » (10e) malheureusement, avec sa cuisine très irrégulière et un accueil pas très engageant ; « Pierre Sang Boyer » (11e) avec sa cuisine zapping à moult portions façon tapas qui n’est pas bon marché ; « Dauphin » (11e) où l’accueil est d’une impertinence coupable ; « Akrame – L’Atelier Vivanda » (16e), annexe graillonneuse de la maison-mère qui donne dans la prétention carnassière ; « Chez La Mère Catherine » (18e), « sublimement nul » comme le dit François Simon lui-même ; « Ma Cocotte » (Saint-Ouen), l’adresse médiatisée par Philippe Starck où l’on a le culot de servir un œuf mayo (trois ½ œuf) et un échantillon de mayonnaise à 6,50 € ! – A côté de cela, tant d’adresses qui pourraient les remplacer aisément. – Voilà bien 4,90 €, le coût de l’ouvrage, qui n’auront pas servi à grand-chose, un peu comme un poisson mort pour rien… - « Croc’Scope du Figaroscope, Nos 100 meilleures tables à Paris, Edition 2013).

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