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Publié par toutnestquelitresetratures


Montparnasse1900BIS-copie-1.jpg

Montparnasse1900bAR-copie-1.jpgGérard Joulie - aujourd'hui secondé par son fils Christophe, directeur-général du groupe qui essaime dans la capitale (une dizaine de brasseries dont quelques fleurons comme «Chez André » dans le 8e, « L’Auberge DAB » dans le 16e, « Le Congrès Maillot » dans le 17e et « Le Bœuf Couronné » dans le 19e) – a repris ce qui fût voilà presque un siècle et pendant 53 ans l’ancien Rougeot, désormais classé à l’inventaire des monuments historiques. Le lieu a en effet une histoire très ancienne : créé en 1858, il est racheté par Edouard Chartier en 1903 ; c’est en 1906 qu’il le décore à la manière du style Art Nouveau ; en 1924, il devient Bouillon Rougeot et le restera jusqu’en 1977. Il sera ensuite inscrit à l’inventaire des monuments historique le 16 juillet 1984. Le somptueux décor Art Nouveau a été lustré et rénové avec grâce de sorte que l’endroit a vite retrouvé sa gloire d’antan. C’est en effet devant les miroirs cernés de boiseries, sous la verrière aux couleurs chatoyante et autour de la longue balustrade en bois ouvragé et de tables confortables – c’est-à-dire grandes – que l’on s’installe dans cette brasserie d’époque. Pour quelques classiques du cru comme le foie gras de canard au chutney de rhubarbe, la gratinée à l’oignon, le pavé de cabillaud façon grenobloise, la choucroute royale, le chateaubriand grillé béarnaise, l’épaule d’agneau confite façon sept heures, la sole meunière, le tartare, le cassoulet au confit de canard et des desserts sucrés qui ne le sont pas trop. Excellent service à l’ancienne, en tablier. Pour le Réveillon du 31 et le déjeuner et le dîner de la nouvelle année, la carte habituelle reste en place (au même tarif que tous les jours) et on y ajoute trois suggestions sagement comptées, le carpaccio de coquilles Saint-Jacques, le pavé de lotte au coulis de crustacés et risotto aux cèpes et le dôme chocolat et clémentines confites. Pour le vin, le bordeaux Les Demoiselles de Larrivet Haut-Brion se mettent en scène, mais le tout friand touraine de l’ami Henry Marionnet peut aussi se lamper avec aise. Menu « Belle Epoque »: 35 € (apéritif, vin et café compris). Carte : 40-60 €. Bon appétit, bonnes fêtes de fin d’année et… large soif ! – « Montparnasse 1900 ». 59, boulevard du Montparnasse (Paris 6e). Tél. : 01 45 49 19 00. Tous les jours jusqu’à minuit. M° Montparnasse-Bienvenuë.

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