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4 août 2013 7 04 /08 /août /2013 13:55

LePetitRabelais2004Fnac

« 11e – Le génie de la Bastille veille sur l’arrondissement. Le 11e est aujourd’hui nouveau. Les bistrots de qualité, alors que les branchés reculent devant les tables gourmandes et les cuisines régionalistes, la mémoire culinaire du pays s’inscrit ici. Les bons vins pullulent au Bistrot Paul-Bert et au Villaret. Il y a ici une vraie part de la convivialité parisienne. La ville moderne s’est installée là. – 12e – La Province à Paris, c’est ici que vous la trouverez. Entre Bercy et Daumesnil, elle trouve sa vocation avec ses tables régionalistes et ses bistrots tranquilles. Mais entre Bastille et Taine, c’est le Paris branché qui s’installe, avec le faubourg Saint-Antoine attirant artistes et gens de cinéma, le marché d’Aligre offrant ses étals et ses lieux d’élection. Le 12e est ainsi, attirant curiosité et sympathie. – 13e – Chinatown, vous avez dit Chinatown ? Bien sûr que cela existe, mais le 13e c’est aussi la Butte aux Cailles magique en forme de petit village poétique et canaille, les tables qui racontent le monde – comme l’Appennino, l’Emilie-Romagne -, les artisans de bouche qui font dans la qualité et la très grande Bibliothèque qui apporte ses nouveautés. L’arrondissement, en fait, a gardé son âme. – 14e – Le souvenir de Montparnasse avec ses hérauts que furent Hemingway, Miller, Picasso et Modigliani subsiste. Mais il y aussi le cimetière éponyme, les rues bucoliques, les ateliers d’artistes, le parc Montsouris, les maisons Art déco, les zincs d’ambiance et les bistrots de qualité. Le 14e est un grand village avec ses artisans de bouche, ses cavistes et ses lieux de rendez-vous. Un arrondissement bon enfant. – 15e – L’arrondissement est le plus grand de Paris. Il offre une multitude de villages provinciaux, de la rue du Commerce à Vaugirard, entre exquis marchands de bouche et bucolique parc dédié à Georges Brassens, des lieux historiques comme Walczak, des restaurants de quartier à foison, des lieux de rendez-vous à la mode ancienne et une atmosphère de grand-ville. Le 15e, c’est le Paris d’hier et d’aujourd’hui. – 16e – Auteuil, Molitor, Passy, la maison de la Radio, le Trocadéro, les Champs-Elysées à fleur d’arrondissement, le 16e assurément est charmeur. Les marchés pullulent, les boutiques alimentaires sont parmi les meilleures, les souvenirs Arts déco ou Modern style subsistent, Mallet-Stevens et Le Corbusier ont laissé leurs traces. Les grands restaurants sont là, aussi. Un arrondissement qui vaut le détour. – 17e – Un arrondissement dans lequel deux mondes cohabitent. A la plaine Monceau, un public discret autant que bourgeois. Vers les Batignolles et son marché bio, les gens de Paris version bobo mâtiné de populo-chic. Mais aussi les rues de bouche que sont Lévis et Poncelet, les tables intimistes et celles plus clinquantes, les hôtels particuliers qui fourmillent, voilà le 17e tel qu’en lui-même. – 18e – La Butte attire les artistes et les artisans. Bohème, elle a été, bohème elle reste. La poésie coule le long de ses chemins pentus. Les cafés comme le Lux-Bar que chanta Bernard Dimey et Les Deux Moulins devenu célèbre avec le « Le fabuleux destin d’Amélie Poulain » abritent gens de lettres, de cinéma et peintres. Le 18e en vérité est encore un village. – 19e – Le souvenir de la Villette et de ses abattoirs perdure. C’était le 19e d’avant. Aujourd’hui, le XXIe siècle montre sa Cité de la Musique, conserve le joyau qu’est le Parc des Buttes-Chaumont, fait la place à la Grande Halle, au Zénith et à la façade aux serres. Les bistrots gourmands et les restaurants de charme continuent de faire leur office. Les louchebems ont encore du travail. – 20e – Le peuple de la capitale y a toujours droit de cité. Le 20e est champêtre avec son parc à Belleville et son célèbre cimetière de gloires littéraires. L’arrondissement si cher à Willy Ronis – qui le photographia – a conservé ses ateliers et ses villas. Les échoppes d’artisans persistent, les branchés sont arrivés, les bistrots sont joyeux, et il y a ici un goût d’éternité, une part du vieux Paris qui ne veut pas mourir. – Autour de Paris – C’est bien connu, les Parisiens n’aiment guère la banlieue. Et pourtant, des Puces de Saint-Ouen à Montrouge, en lisière de Paris, il y a de quoi se sustenter, tailler dans les assiettes, faire la fête et déguster des crus de qualité. Les guinguettes, les bistrots d’ambiance, les restaurants chics et les brasseries ne sont pas légion, mais ils existent offrent souvent une note bucolique, comme si la capitale était déjà loin. Le bonheur gourmand, en fait, on peut aussi le trouver à deux pas ». – « Le Petit Rabelais, Paris et banlieue, 300 adresses qui font aimer Paris, directeur-rédacteur en chef Roger Feuilly (Edition Slow-Food Paris Rabelais, 2004). Piétons de Paris, bonne balade, bon appétit et… large soif !

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Published by toutnestquelitresetratures - dans A boire et à manger
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  • : Le blog de Tout n'est que litres et ratures par Roger Feuilly
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  • : Au quotidien, la cuisine selon les saisons, les vins selon l'humeur, la littérature qui va avec, les bistrots et les restaurants, les boutiques qui nourrissent le corps et l'esprit, bref tous les plaisirs de bouche et de l'âme.
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  • Je suis chroniqueur gastronomique et auteur du Guide Le Feuilly. Je suis un des fondateurs du mouvement Slow Food en France dont je fus le Président dans les années 90. Mes livres les plus récents sont "A boire et à manger", "Le Feuilly 2010.
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