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Publié par toutnestquelitresetratures

LePetitRabelais2004Fnac.jpg« 1er – Les maisons canoniales proches de Notre-Dame n’existent plus tout comme les cabarets fréquentés par Boileau et Rabelais, les Halles ont déménagé à Rungis, mais le 1er reste encore le ventre de la capitale. Entre ses lieux historiques et sa mémoire nostalgique, il fourmille de boutiques gourmandes, de bistrots d’atmosphère et de restaurants où l’on s’attable laguiole ou thiers en main. – 2e – Les jolies boutiques, les estaminets de charme, les brasseries légendaires, les théâtres d’époque, les bars illustres comme le Harry’s, les rues commerçantes et l’AFP en son centre face à la Bourse, voilà le 2e dans une chaleureuse diversité. Il y a aussi les passages couverts, les allées piétonnes et tout ce que la nostalgie parisienne livre pour le promeneur. – 3e – C’est un peu le Paris secret, celui qui se livre avec parcimonie. La Province en la capitale, cela pourrait bien être ici, dans le 3e. Dans le Marais, qu’il partage avec son voisin, il y a une part de l’histoire, plus loin un côté champêtre avec le square et le carreau du Temple, un brin de provincialisme avec les ambassades gourmandes régionales, des boutiques à l’identique. Un arrondissement qui respire le bonheur. – 4e – C’est assurément le centre de Paris, donc du monde. Les gens de l’Île-Saint-Louis vivent en autarcie alimentaire. Le Marais, avec la place Royale – aujourd’hui dite des Vosges – comme phare, le quartier juif comme un plätzel, la tentation gay qui plane, les petites ruelles de charme, les cafés qui pullulent, les adresses exotiques et Notre-Dame qui surveille son petit monde. C’est l’arrondissement des piétons de la ville. – 5e – L’arrondissement de toutes les cultures du monde. On a le sentiment de manger sur les bords du Bosphore, à Chypre ou à Madrid, dans la pampa argentine, à Hanoï, mais aussi dans les provinces avec des bistrots d’allure lyonnaise, des zincs qui écoulent les meilleurs crus, des marchés rieurs et une montagne que l’on grimpe. Le Panthéon n’est pas loin et le jardin des Plantes apporte une note bucolique. – 6e – L’âme de Boris Vian flotte, ses chansons sont dans les mémoires. L’après Saint-Germain-des-Prés, lui, est assuré par les trattorie à la mode de Milan, de Turin ou de Naples, les bistrots qui n’ont pas perdu leur charme, les cafés historiques comme le Flore, les tables étrangères de qualité et les artisans de bouche qui soignent la qualité. Le 6e existe jusque dans les murs de l’historique Lipp. – 7e – La gent de l’arrondissement est bourgeoise et bien élevée, mais le 7e est aussi capable de fugues gourmandes et viniques. Le Sauvignon en est l’illustration mythique. Le Récamier retient le monde littéraire. L’Ami Jean celui du rugby. Ici, on se veut un brin élitiste, mais tout en restant discret. Les bons produits sont sur les étals d’artisans de bouche parmi les meilleurs et sur le marché bio du boulevard Raspail où il est huppé de s’y retrouver. – 8e – L’arrondissement est à lui seul un marché qui prend la forme d’un continent. Les boutiques alimentaires foisonnent, les restaurants du monde sont légion, ceux qui sont étoilés – six trois étoiles, quatre deux étoiles et douze une étoile* – jouent leur rôle, les comptoirs de luxe sont à fleur de rue et les bistrots peuvent être feutrés ou d’ambiance. Le 8e invente les modes. Il est unique au monde. Comme son avenue des Champs-Elysées. – 9e – L’arrondissement, ce n’est pas que la Nouvelle Athènes d’hier et Pigalle canaille. Il y a aussi les théâtres et « le » music-hall – l’Olympia -, les grands magasins dont les touristes chantent les louanges, les bistrots modestes, les zincs où l’on s’accoude, les tables gourmandes discrètes et les boutiques de bouches sérieuses. Le 9e, c’est le Paris de la belle diversité. – 10e – Le canal Saint-Martin qui retrouve, l’Eurostar qui vous mène à Londres, les brasseries historiques comme Flo, Julien et le Terminus-Nord qui font œuvre de rendez-vous appréciés, les bistrots de prix modestes, les bars à vins qui font florès, le marché Saint-Quentin sous la Halle, voilà qui participe bien de Léon-Paul Fargues, né dans le 10e, et piéton de Paris avant nous. – Voilà dix ans, une présentation des arrondissements de Paris dans « Le Petit Rabelais, Paris et banlieue, 300 adresses qui font aimer Paris », directeur-rédacteur en chef Roger Feuilly (publié par Slow-Food Paris Rabelais, 2004) : un Paris qui a quand même un brin changé aujourd’hui. * En 2013, quatre trois étoiles, six deux étoiles et 12 une étoile (et 2 Bib gourmand). A suivre, les arrondissement du 11e au 20e et la banlieue aussi.

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