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23 octobre 2012 2 23 /10 /octobre /2012 08:29

L-AbordageBernard.jpg

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LaFontainedeMars.jpgLe Semainier des bonnes tables parisiennes, huitième édition, a déjà été illustré hier avec le Stella. Suite et fin aujourd’hui – Mardi – Déjeuner « L’Abordage » (photo 1) - 2, place Henri-Bergson (8e). Tél. : 01 45 22 15 49. Déjeuner seulement, sauf mercredi au dîer. Fermé samedi et dimanche. M° Saint-Augustin ou Saint-Lazare. – En lisière de jardin ludique, en terrasse ou dans les deux salles pimpantes et joliment remises en décor, Bernard Fontenille et son chef Rudy Meunier tiennent la maison avec sérieux. Cuisine de produits, de ménage : jambon à l’os, andouillette AAAAA, côte de veau, boudin de Parra et paris-brest. Vins du Beaujolais (Descombes, Foillard) et de Touraine (premières vendanges de Marionnet) ou quelque quille de la Vallée du Rhône. Carte : 40-55 €. * – Mercredi – Dîner « Caffè dei Ciopi » (photo 2) - 159, rue du Faubourg-Saint-Antoine (11e). Tél. : 01 43 46 10 14. Fermé samedi, dimanche et lundi. M° Ledru-Rollin. Les Ferrara, Federica et Fabrizio, proposent une cuisine transalpine proche des saisons et du marché, magnifiant les produits et leur laissant le goût de ce qu’ils sont : soupe de lentilles de Castelluccio, gnocchi sardes à la saucisse et graine de fenouil, linguine au thon, risotto carnaroli aux gambas et au safran et panna cotta. Jolis vins. Belle terrasse si le temps le permet. Carte : 40-50 €. – Jeudi – Déjeuner « Les Symples de l’Os à Moelle » - 18, avenue de la République (Issy-les-Moulineaux). Tél. : 01 41 08 02 52. Fermé samedi au déjeuner et dimanche. – Vous entrez là dans une auberge d’esprit, où le client peut s’attabler sans formalités, tomber la veste et retroussez les manches. C’est en effet au coude-à-coude que vous allez tâter de la douzaine d’entrées, du plat du jour et d’une nouvelle douzaine de desserts. Les vins en bag-in-box sont bons et peu coûteux, les bouteilles un brin plus. Et Charles Madeira est un hôte de charme. Menus : 22 (déj.) et 25 € (dîn.). Carte : 35-45 €. – Vendredi – Dîner « Que du Bon ». 22, rue du Plateau (19e). Tél. : 01 42 38 18 65. Fermé dimanche au dîner, et au déjeuner, sauf vendredi. M° Buttes-Chaumont. - Gilles Bénard et son fils Léo – qui a fait quelques universités gourmandes chez Raquel au Baratin – mènent la maison avec entrain. Autour d’une très bonne sélection de vins (souvent natures), dans un décor un brin industriel, une cuisine qui tient bien sa facture bistrotière : encornets de Saint-Jean-de-Luz, soupes de lentilles aux moules, tête de veau, pintade au citron et aux pommes grenailles et crème au chocolat. Carte : 45-60 €. – Samedi – Déjeuner « La Fontaine de Mars » (photo 3). 129, rue Saint-Dominique (7e). Tél. : 01 47 05 46 44. Tous les jours jusqu’à 23 h. Christiane Boudon connaît son public sur le bout de la bise. Elle en fait ici ou là avant de vous installer. Son bistrot chic est un inventaire à la Prévert de ce que le touriste cherche à Paris (n’est-ce pas Monsieur Obama ?). Sa cuisine est à l’ouest, non au Sud-Ouest évidemment, ralliant tout un chacun à la bonne cause de l’œuf meurette au madiran, du boudin de Christian Parra, du cassoulet et de la tourtière landaise autour de vins du cru (et aussi du Beaujolais, morgon de Foillard, et de Bourgogne, givry de Joblot). La France éternelle, c’est un peu ici qu’elle se trouve. Carte : 45-70 €. – Dimanche – Dîner « Le Père Claude » - 51, avenue de la Motte-Picquet (15e). Tél. : 01 47 34 03 05. Tous les jours jusqu’à 23 h. M° La Motte-Picquet-Grenelle. – Le Père Claude s’appelle Perraudin. Dans son grand bistrot avec comptoir et rôtisserie-plancha ouverte sur la salle, il n’y a pas que du passage. Les gens de la politique, du foot et d’autres viennent en rangs serrés tâter d’une cuisine qui tient bien au corps, tout en générosité : cuisses de grenouilles fraîches, boudin de Christian Parra (c’est décidément un incontournable ici ou là), rognon de veau à la moutarde et crème brûlée à la vanille à irriguer d’un côtes-roannaises de Sérol (quand il y en a). Menus : 29,50 (déj. sem.) et 39 €. Carte : 45-75 €. * J’indique le prix à la carte pour un repas avec une entrée, un poisson ou une viande, un fromage ou un dessert, une ½ bouteille d’eau, une ½ bouteille de vin de prix moyen et un café. Pour les menus, le prix est hors boissons, sauf indication contraire. Bon appétit et large soif, à la semaine prochaine.

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23 octobre 2012 2 23 /10 /octobre /2012 07:12

« Je suis un buveur occasionnel, le genre de type qui sort boire une bière et qui se réveille à Singapour avec une barbe. » - Raymond Chandler, "The King in yellow".

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22 octobre 2012 1 22 /10 /octobre /2012 16:56

LeStellaLe Semainier des bonnes tables parisiennes, huitième édition, n’est aujourd’hui que pour le souper. La suite demain. – Lundi – Dîner « Le Stella » - 133, avenue Victor-Hugo. Tél. : 01 56 90 56 00. Tous les jours jusqu’à 1 h du matin (sauf le 24 décembre au dîner). M° Victor-Hugo. « Cuisine familiale et bourgeoise » annonce sans ambages la carte de cette emblématique brasserie années 40. Une fois installé, rien ne vient démentir cette assertion première. Les huîtres sont celles du plateau que vous rapporteriez chez vous (Ancelin, Gillardeau, Papin et Sorlut), et c’est d’ailleurs possible. Pour le reste, les harengs pommes à l’huile, la sole tout simplement meunière, le très bon tartare, l’andouillette tirée à la ficelle, les formidables tripes de Michel Ruault et les plats du semainier (aile de raie, petit salé, blanquette, hachis Parmentier) avant les desserts de grand-mère (mousse au chocolat, profiteroles, crème caramel) sont sans reproche aucun. Le public n’est pas snob du tout et lui fait un succès presque au coude-à-coude. Le sancerre de Lucien Crochet et le touraine gamay d’Henry Marionnet sont lampés à la régalade par les gosiers du 16ème. Et les prix ont la sagesse des gens qui savent compter. Carte : 40-65 €.

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22 octobre 2012 1 22 /10 /octobre /2012 06:21

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DainaRizJdQ.jpgCinq photos d'un déjeuner dans un bistrot parisien, cinq photos qui sont l'objet de ce jeu-concours. Il s'agit tout simplement de trouver le nom de ce bistrot et le montant de l'addition payée pour deux personnes vin compris, donc un déjeuner avec cinq assiettes, quatre verres de cheverny, une bouteille de chiroubles et une ½ bouteille de Chateldon. Et, en cas d’égalité, pour départager les participants, je vous pose la question subsidiaire suivante : "Dans quel hebdomadaire l’auteur de ce blog a-t-il publié l'article, "Coquilles Saint-Jacques : de quoi se composent-elles ?" ?". Merci de donner votre réponse via la rubrique « Commentaire » située à la fin de ce texte. Bonne chance, bon appétit et large soif. Le jeu-concours se termine le jeudi 25 octobre à minuit. Le gagnante ou la gagnante de ce déjeuner, avec votre serviteur, sera connu (e) le vendredi 26 octobre à midi. Post-scriptum : merci à Daïna S. pour les photos.

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22 octobre 2012 1 22 /10 /octobre /2012 05:04

« Bien sûr que je suis de gauche ! Je mange de la choucroute et je bois de la bière. » - Jacques Chirac, 17 février 1995, extrait du quotidien Libération.

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21 octobre 2012 7 21 /10 /octobre /2012 09:39

EcaillerduBistrotSalle.jpg

EcaillerduBistrotHomard.jpgJ’ai le souvenir de cet hôtel-restaurant du bout du monde, à la plus extrême pointe des côtes françaises, au Conquet dans le Finistère : il s’appelait « La Pointe Sainte-Barbe », faisait face à l’Océan, les pêcheurs lui livraient le homard à même le quai. L’endroit était formidable, avec ses grandes tables d’une salle à manger aux baies vitrées avec vue sur l'infini des flots. Il y eut là un public formidable, des gens comme vous et moi, mais aussi François Mitterrand, le général de Gaulle, Maurice Thorez, Léo Ferré, Marguerite Duras, Joe Dassin et Michel Serrault qui remportait toujours la palme du plus sympathique. Là-bas, le homard était donc chez lui. Hélas, Jean Cam, le propriétaire, s’est résigné à vendre voilà six ans, à 79 ans, faute de repreneur. Depuis, l’endroit est fermé (mais le nouveau maire a classé le site en zone touristique et hôtelière, alors…). Et donc quand vous parlez homard, il n’y a que de bleu à l’horizon, ou plutôt dans les fonds. Aujourd’hui, on le dit « européen ». Certes, pourquoi pas ? Mais lorsque l’on peut se rapprocher de son origine, c’est quand même mieux, non ? Ici à « L’Ecailler du Bistrot » de Gwenaëlle Cadoret, le homard est tout ce qu’il y a de plus breton. Cette fille d’ostréiculteurs de Riec-sur-Belon propose ainsi le homard bleu breton dans un menu qui est de toute beauté. Avec quelques « belondines » pour commencer et le homard ensuite dans toute sa magnificence avant une belle issue sucrée comme la panna cotta aux pommes caramélisées. Le homard sera servi dans son jus avec un beurre monté au kari gosse, ce mélange d’épices du à un pharmacien de Lorient et qui relève délicieusement le homard. Les frites qui vont avec sont parmi les meilleures de Paris. Un vaillant et friand coup de muscadet de Bossard à boire à la régalade, et le tour est joué. Et si la carte offre ce jour-là la morue à la paysanne, n’hésitez pas, elle vaut le détour. Bon appétit et large soif. Menus : 17 € (déj. sem.) et 60 € (homard). – L’Ecailler du Bistrot – 20-22, rue Paul-Bert (Paris 11e). Tél. : 01 43 72 76 77. Jusqu’à 23 h. Fermé dimanche et lundi. M° Charonne ou Faidherbe-Chaligny.

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21 octobre 2012 7 21 /10 /octobre /2012 07:30

« Le homard, c’est comme la terre glaise : quand c’est cuit, c’est rouge ! » - Pierre Dac.

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20 octobre 2012 6 20 /10 /octobre /2012 10:13

Tronchesdevin.jpgCinq hédonistes du vin ont fomenté un beau projet : celui d’un livre au titre sans appel, beau comme un tonneau en chêne, « Tronches de vin, le guide des vins qu’ont d’la gueule ». Ils s’appellent Olivier Grosjean, le serial dégoupilleur en chef du « Blog d’Olif » (www.leblogdolif.com), spécialiste des vins qu’on appelle « nature », grand amateur de crus du Jura où il vit ; Antonin Iommi-Amunategui, anime avec verve « Vindicateur » (www.vindicateur.fr), et serait du genre à se prendre pour Robespierre en clamant : « Il ne faut pas faire des barriques, mais des barricades. » ; Guillaume Nicolas-Brion, lui a « du morgon dans les veines » (http://dumorgondanslesveines.20minutes-blogs.fr) est aussi un adepte du vin naturel ; Philippe Rapiteau qui tient « La Pipette aux 4 vins » (http://pipette.canalblog.com/) est un activiste au service des vins de Loire et, enfin, la petite dernière, la plus jeune du groupe, Eva Robineau, sévit sur « Oenos » (www.oenos.net) et apporte sa juvénile et fraîche présence. On peut voir leur projet de livre à paraître (normalement chez Jean-Paul Rocher, mais comme il vient de rejoindre la part des anges…) sur le site www.tronchesdevin.fr et leurs « gueules » photographiées par Muriel Stawski-Noël sur http://happikid.blogspot.fr – Bon appétit et large soif.

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20 octobre 2012 6 20 /10 /octobre /2012 08:05

Reine-Claude

Reine-ClaudeClaudedeFranceCette variété de prune issue du Prunus domestica, le prunier d’Italie ou prunier reine-claude a été découverte sur un arbre importé d’Asie. Il s’agissait d’une prune verte et qui a été nommée ainsi en l’honneur de Claude de France, la femme du comte d’Angoulême, futur François 1er, qu’on appelait « La bonne reine ». C’est donc à partir de la Renaissance que la reine-claude connaît son heure de gloire avec son introduction à la Cour de France. La reine-claude prospère dans le Grand Sud-Ouest, notamment avec la reine-claude Doret, à la peau dorée et à la chair sucrée, qui a obtenu la mention Label Rouge, et est un produit de la région Midi-Pyrénées. Il existe plusieurs variétés aujourd’hui connues : la reine-claude de Bavay qui naît avec des expositions chaudes, mûre fin septembre, la reine-claude d’Oullins, rustique, mûre dès fin juillet, à la chair jaune, la reine-claude diaphane, mûre fin août, jaune d’or, la reine-claude dorée, très sucrée, mûre en août et aussi d’autres variétés, tardives, d’Ecully dans la région lyonnaise, d’Althan, jaune un brin verdâtre. La reine-claude est cultivée en formes de plein vent. Elles sont très productives et donnent de gros fruits. C’est une des meilleures prunes de table. On la mange crue, en confiture, en tarte, elle peut aussi servir à la production d’eau-de-vie. La reine-claude, un fruit royal. – A lire : « Reine-Claude », de Barbara Berrada et Jean-Noël Criton (Petit à Petit), l’histoire de la prune qui voulait devenir reine.

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20 octobre 2012 6 20 /10 /octobre /2012 07:05

"Le bleu a certainement pâli depuis ce matin mais les reines-claudes, vertes hier sous leur poudre d'argent, ont toutes ce soir une joue d'ambre." - Colette, "Les Vrilles de la vigne".

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  • : Le blog de Tout n'est que litres et ratures par Roger Feuilly
  • Le blog de Tout n'est que litres et ratures par Roger Feuilly
  • : Au quotidien, la cuisine selon les saisons, les vins selon l'humeur, la littérature qui va avec, les bistrots et les restaurants, les boutiques qui nourrissent le corps et l'esprit, bref tous les plaisirs de bouche et de l'âme.
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  • Je suis chroniqueur gastronomique et auteur du Guide Le Feuilly. Je suis un des fondateurs du mouvement Slow Food en France dont je fus le Président dans les années 90. Mes livres les plus récents sont "A boire et à manger", "Le Feuilly 2010.
  • Je suis chroniqueur gastronomique et auteur du Guide Le Feuilly. Je suis un des fondateurs du mouvement Slow Food en France dont je fus le Président dans les années 90. Mes livres les plus récents sont "A boire et à manger", "Le Feuilly 2010.

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