Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
1 juin 2012 5 01 /06 /juin /2012 17:19

Hélas, je ne suis pas le seul à aimer Elisabetta Foradori, la princesse du vin du Trentino qui - avec son Granato issu du cépage teroldego rotaliano – est devenue un petit mythe dans le monde du vin. Patrick Böttcher est l’un des nombreux autres. Et de plus, il a pris une initiative qui ne saurait laisser indifférent : une dégustation des vins d’Elisabetta à Bruxelles. Et qui plus est dans un lieu que je recommande avec ferveur dans mon Guide Le Feuilly (page 347 exactement). Là où vous trouverez une des plus belles « Biblia dei vini » de la ville et d’ailleurs. L’Italie vinique est chez elle dans cet antre où le verbe est toujours enjoué et l’érudition sans snobisme bien présente. La science du vin au Caffè al Dente, c’est Michele qui a marché dans les vignes, qui va sur le terrain se frotter aux gens du vin. Sa carte est une mine. Au restaurant, à la boutique-cave-épicerie-dégustation, on goûte une cuisine italienne comme à la maison, dans laquelle le produit a le goût de ce qu’il est, sans superfétatoires ni inutiles ajouts. Des gens comme ceux-là, on les aime un peu, beaucoup passionnément. La dégustation aura lieu le samedi 23 juin 2012 de 17 à 19 heures. Il est préférable de réserver. Caffè al Dente 87, rue du Doyenné (1180 – Uccle). Téléphone : 02 343 45 23. Fermé samedi au déjeuner, dimanche et lundi. Site : www.caffealdente.com

Repost 0
Published by toutnestquelitresetratures - dans Vignerons
commenter cet article
1 juin 2012 5 01 /06 /juin /2012 10:09

Un grand vigneron piémontais, Aldo Conterno, nous a quittés Issu d’une dynastie de vignerons qui brille au firmament des grands producteurs de barolo, Aldo Conterno vient de s’éteindre à l’âge de 81 ans. Cet homme à la personnalité exceptionnelle, d’un humanisme fréquent chez les gens de la région des Langhe, était aussi d’une sagacité vraie et, celle-ci unie à l’excellente qualité des vins produits depuis près d’un demi-siècle, en avait fait un des maîtres italiens les plus réputés du vin. Dès la fin des années 60, il avait compris le potentiel des vignobles que sa famille possédait à Bussia. En 1969, il se sépare de son frère Giacomo pour créer, à 38 ans, le Poderi Aldo Conterno. Et c’est sur les terres de Bussia qu’il investit son expérience et sa passion. Si ses deux fils Franco et Stefano ont renouvelé la technologie et la cave, pour Aldo, le vin naît avant tout de la vigne, sur 25 hectares, à 400 mètres au-dessus du niveau de la mer, avec une exposition sud-sud-ouest, sur un sol formé de couches de sables plus ou moins compacte de marnes calcaires blanches et bleuâtres. La fermentation de ses vins a lieu dans des cuves en acier inox et, pour l’élevage du barolo, Aldo est toujours resté fidèle aux gros tonneaux traditionnels en chêne de Slovénie alors que pour les autres vins, il employait des barriques en chêne français. On peut aisément dire qu’il a participé comme chef de file à l’aggiornamento des grands vins piémontais. Cela ne sera pas oublié. Un de mes vins préférés chez lui est son barolo Bricco Bussia Vigna Colonnello qu’il faut attendre au minimum une dizaine d’années et qui atteint son apogée entre 20 et 25 années. Mais on n’oubliera pas la Vigna Cicala, avec sa robe rubis grenat, aux arômes légèrement boisés, et épicés, des tanins équilibrés et une structure puissante et racée sur des notes fruitées assez vives. Tout comme, on ne saurait passer à côté de la cuvée Il Favot, élevé en barriques, issue de nebbiolo sur Bussia Soprana ou, à boire presque dans sa prime jeunesse (tâtez du 2008), le tout simple Langhe issu des cépages freisa (majoritaire à 80%), cabernet-sauvignon et merlot. Poderi Aldo Conterno Località Bussia, 48 – Montforte d’Alba (Cn) 12065 – Téléphone : 0173 78150 – Site : http://www.poderialdoconterno.com

Repost 0
Published by toutnestquelitresetratures - dans Vignerons
commenter cet article
31 mai 2012 4 31 /05 /mai /2012 15:31

Give me just enough of that sticky stuff : Viu Manent "Noble Semillon" 2008 Valle de Colchagua au Chili, Alicante Casta Diva Cosecha Miel 2005 de la Bodeguas Gutiérrez de la Vega et Waipara West Late Harvest chardonnay 2009 de Nouvelle-Zélande. Pour "Les préparatifs", le Stellenbosch rieling 2009 Jordan d'Afrique du Sud, le soave classico La Rocca 2009 de Pieropan en Italie, le condrieu 2010 du Domaine Christophe Pichon et l'Alsace grand cru Schlossberg en riesling 2004 de Paul Blanck. Et pour les vins rouges, "Real Wine", le chianti classico 2007 Isole e Olena, le morgon Côte de Py 2009 de Jean Foillard, le cornas 2008 du domaine Clape, le chateauneuf-du-pape 1995 de Beaucastel et, comme vin de table... (plus si affinité) "Gnammy", le "Purple" 13 "Lucky for Some", de Marcel (Richaud), Tim (Johnston), François (Simon) et Margaux (Johnston). Bon appétit et large soif ! Juveniles - 47, rue de Richelieu (Paris 2e). Téléphone : 01 42 97 46 49. Fermé dimanche. Jusqu'à 22 h 30. M° Bourse ou Palais-Royal.

Repost 0
Published by toutnestquelitresetratures - dans A boire et à manger
commenter cet article
31 mai 2012 4 31 /05 /mai /2012 15:15

Ah en ces temps de cuisine de régime moléculaire, l'Ecossais Tim Johnston continue d'afficher son aphorisme préféré : "Quand les gros seront maigres, les maigres seront morts !". Et il est vrai que l'on ne s'ennuie guère chez lui. Si les cigares cubains n'y sont désormais plus de la partie alors que la pipe y est évidemment toujours interdites, son choix de vins français et étrangers est une des meilleures sélections de la capitale : formidables jerez, Torbreck de la Barossa Valley en Australie que Tim va vinifier lui-même, sauvignon de Nouvelle-Zélande, dolcetto d'Alba de Sandrone, cairanne (un cru fait pour et par Tim avec Marcel Richaud) et délicieux beaujolais de Pierre-Marie Chermette, dont la cuvée annuelle de vin nouveau est un vrai vin de soif. Dans les assiettes, toute une ribambelle d'antipasti-tapas et de plats bistrotiers au gré du marché (andouillette AAAAA, boudin), le plat national de son pays, le haggis (panse de brebis farçi) et un gâteau au chocolat fondant. L'ambiance ? Haute en couleurs et en verbe, avec un public averti et toujours de bonne humeur. Sa fille Margaux au service est aussi enjouée que son papa. Menus : 17 et 19 € (déj.) et 27 €. Carte : 30-45 €.

Repost 0
Published by toutnestquelitresetratures - dans Vignerons
commenter cet article
31 mai 2012 4 31 /05 /mai /2012 10:26

C'est un véritable rituel en Italie. Il rythme la vie de tous les jours puisque, selon les statistiques, 83 % de la population en consomme et 75 % des Italiens en boivent tous les jours. Il est vrai que le café est idéal pour recharger ses batteries, pour stimuler l'organisme quelque peu fatigué. Ses vertus digestives sont également connues pour les fins de repas. Vous l'avez compris, l'espresso n'est pas considéré comme une boisson destinée à étancher la soif. Il se consomme à l'italienne, dans une petite tasse et en petite quantité, ristretto, c'est-à-dire "serrré" comme on le dit en France. L'histoire du café en Italie ? Tout le monde s'accorde pour reconnaître que le plant de café est orginaire d'Ethiopie, plus précisément de la région de Caffa. Il s'est ensuite répandu jusqu'à la péninsule arabe. Les grains furent alors exportés au Soudan, en Egypte et même jusqu'à Constantinople. Ce n'est que vers la moitié du 16e siècle que les marchands vénitiens l'importèrent en Italie. Dès le début du 17e siècle, le café était consommé dans toutes les grandes villes italiennes et, dès ce moment, on le préparait avec une méthode permettant d'obtenir un café ristretto et très aromatique. C'est Francesco Floriano qui, en 1720, ouvre le premier établissement à café au nom de "Café de la Venise Triomphante". Deux variétés sont utilisées, l'arabica et le robusta qui, bien que se ressemblant lorsqu'elles sont grillées, sont en réalité bien différentes ne serait-ce que sur le plan génétique : la première possède 44 chromosomes contre seulement la moitié pour la seconde. La qualité des deux grains dépend du climat, équatorial ou tropical, et augmente en général quand ils sont cultivés en altitude et, en revanche, le gel est fatal aux deux espèces. Pour faire un espresso, il faut utiliser un juste dosage des deux variétés, l'arabica apportant un délicat parfum, et le robusto harmonisant le tout, mais on peut aussi choisir exclusivement l'un ou l'autre. La préférence des torréfacteurs italiens va au café brésilien dont les zones de production sont considérées depuis longtemps comme les meilleures. La règle pour obtenir le meilleur espresso : 30 secondes d'extraction avec une eau à un peu moins de 90° centigrades et à 16 atmosphères de pression. L'extraction correcte donne une crème à la couleur homogène, sillonnée, dans le meilleur des cas, de stries plus sombres appelées "tigrurees". Une couleur noisette intense à reflets roussâtes et de petites bulles compactes indiquent un mélange principalement ou exclusivement composé d'arabica. En revanche, si la couleur tend au brun sombre avec des reflets allant sur le gris et que les "mailles" de la crème sont plus larges et plus compactes, le robusta est prédominant. Et pour ce qui concerne les arômes obtenus, votre sens olfactif travaillera intensément, entre le pain grillé, le côté fleuri, chocolaté et fruité. Pour le déguster à Paris, la maison Illy, la célèbre marque de la ville aux cent cafés, Trieste, nous offre un lieu moderne et lumineux dans lequel elle propose son fameux espresso à boire ristretto, mais aussi le cappuccino, le macchiato et autres suggestions autour du café. Egalement en vente la fameuse collection de tasses dessinée par de nombreux designers italiens ou d'ailleurs. Et, en sus, pour s'informer, la presse quotidienne française et italienne est à disposition. Espressamente Illy - 13, rue Auber (Paris 9e), téléphone : 01 42 66 12 17. Fermé dimanche. M° Opéra.

Repost 0
Published by toutnestquelitresetratures - dans Produits
commenter cet article
29 mai 2012 2 29 /05 /mai /2012 16:08

L'antique bistrot que Bertrand Auboyneau a repris à la fin des années 90, le voilà propulsé comme un de ceux qui font Paris. Il est vrai qu'il possède un charme d'antan, avec son décor d'antiques réclames, son zinc à l'ancienne, ses tables de bois, ses vieux frigos désormais neufs, son atmosphère à la Doisneau et, surtout, sa cuisine qui ne se moque pas du monde. Le juge de paix ? Le marché et les saisons qui dictent le menu au quotidien, celui que l'ami Bertrand concocte avec Thierry Laurent, le chef tient les pianos avec un immuable sérieux et une impériale ardeur à la tâche. Le carpaccio de boeuf à la thaïlandaise, le tartare de lieu jaune au vinaigre japonais, la poêlée de langoustines au beurre salé, le filet de saint-pierre aux champignons des bois, la magnifique entrecôte de boeuf avec d'étonnantes frites maison, le pigeon juste rôti au jus à la goutte de sang, les fromages de Bordier à Saint-Malo et le baba au rhum JM Crassous de Médeuil ou le paris-brest maison (en saison, à partir d'octobre) témoignent du succès rencontré. La sélection des vins est éblouissante, le service tout en bonhomie sympathique sous la houlette avisée de la souriante Laetitia, voilà qui ajoute au plaisir de table. Et n'oubliez pas de lire le premier opus de Bertrand Auboyneau en collaboration avec François Simon : "Bistrot" (218 pages, 29,90 €, Flammarion). Menus : 18 (déjeuner) et 36 €. Carte : 50-65 €. Le Bistrot Paul-Bert 18, rue Paul-Bert (Paris 11e). Tél. : 01 43 72 24 01. Fermé dimanche et lundi, août. M° Charonne ou Faidherbe-Chaligny.

Repost 0
Published by toutnestquelitresetratures - dans A boire et à manger
commenter cet article
29 mai 2012 2 29 /05 /mai /2012 15:23

Et qu'est-ce qu'on fait sans l'adresse ? La voici : Le Griffonnier 8, rue des Saussaies (Paris 8e). Tél. : 01 42 65 17 17. Déjeuner seulement (sauf jeudi au dîner). Fermé samedi et dimanche. M° Champs-Elysées-Clémenceau ou Miromesnil. Voiturier le jeudi au dîner. Bon appétit et large soif !

Repost 0
Published by toutnestquelitresetratures - dans A boire et à manger
commenter cet article
29 mai 2012 2 29 /05 /mai /2012 15:02

J'en suis le zélateur heureux. Parce que, comme je le titre quand j'y vais, c'est toujours : "zébu, zésoif" ! Trêve de plaisanteries, voilà un bistrot à vin comme l'on en voudrait plus souvent. Non content de tenir au frais près de 10.000 quilles - pour 300 références - de haute qualité, avec le patronyme de grands vignerons aussi bien que d'autres, moins connus, ce bistrot relève le gant d'une nourriture à l'identique. Dès potron-minet, l'ami Cédric Duthilleul est là, toujours enjoué, prêt à dégaine son trait d'humour quotidien. Ensuite, avec son chef Christophe, un pilier de la maison, il déroule. Son foie gras de canard, une pure évidence ; ses jambon blanc et persillé, superbes tous les deux ; ses formidables mini-sardines, redemandez un coup de blanc ; son andouillette AAAAA, oh ! ; son entrecôte, en droite ligne des Boucheries nivernaises, persillée comme il convient ; son ris de veau à la truffe noire (en saison), un bonheur indicible ; son chou farci, à s'en faire péter la sous-ventrière, son plateau de fromages affinés, incroyable. Encore une petite faim, la tarte saisonnière est toujours du jour. Et, pour la soif et celle à venir, inutile de demander une ordonnance, cela suit vaillamment à chaque table. Chez lui, pas de buveurs d'eau (elle ne sert qu'à faire cuire les pommes de terre), pas d'importuns aux appétits non aiguisés, seulement des braves qui tombent la veste, retroussent leurs manches et taillent dans les plats avec ardeur. Bref, beaucoup d'habitués qui, le seul soir d'ouverture, le jeudi, viennent en pelotons serrés tenir leurs agapes. Le décor de bistrot est tout simple, d'une propreté immaculée, avec étage om officient les deux C., Carole et Céline, la grâce même, et, devant et autour, un service débonnaire, virevoltant et toujours sur le mode humoristique de Jérôme. Le public, lui, s'apostrophe d'une table l'autre, échange un bourgogne blanc de Roulot avec un morgon de Foillard, une Premières Vendanges de Marionnet avec une côte-rôtie de Clusel-Roch (18 crus différents en cave), un riesling d'Ostertag avec un grand bordeaux proposé au verre (haut-brion par exemple !). N'en jetez plus, la coupe n'est pas assez pleine, l'heure du champagne arrive (Delamotte, Dom Perignon, Cristal Roederer, Salon), juste le temps de se quitter avec le dernier verre. Magnifique cave à cigares (à fumer dehors). Du beau et du bon qui font notre ordinaire supérieur. Carte : 40-70 € et plus (selon consommation).

Repost 0
Published by toutnestquelitresetratures - dans A boire et à manger
commenter cet article
29 mai 2012 2 29 /05 /mai /2012 14:29

Alessandra Pierini, la princesse italienne gourmande de Paris, c'est elle. Pendant 17 années, elle a tenu boutique et table ouvertes à Marseille à l'enseigne de "Pasta e Dolce". Depuis fin 2010, elle a pris ses marques au coeur de la capitale (rue Rodier, 9e) sous l'enseigne acronyme "RAP", Ristorante Alessandra Pierini. Dans un décor moderne non ostentatoire griffé Marie Portefaix (www.epoiesen.fr), elle livre une cuisine transalpine au plus près du produit, piochant dans ses souvenirs de bouche, offrant des assiettes qui ne laissent pas un goût de déjà vu. La zupetta de queue de lotte aux palourdes, les ravioli de homard à l'estragon et le bar de ligne à la trévise indiquent qu'elle est native de Genova. Les tagliolini au ragoût de canard et le carré d'agneau aux gnocchi de noisettes du Piémont sont de jolis plats d'une rusticité élégante. La crème de mascarpone aux fruits frais, le semifreddo et la pastiera napolitaine jouent d'un classicisme bienvenu sans jamais tomber dans la banalité. Les vins - joliment commentés par Giovanni Napolitano - sont le fruit d'une sélection exclusive : prosecco naturale de la Casa Coste Piane, I Masieri et Sassaia de Vénétie d'Angiolino Maule, barbera d'Asti Le Amendola, montepulciano et trebbiano d'Abruzzo d'Emilio Pepe et Pratoasciutto - remarquable - de Rita et Guido Zampaglione dans le Monferrato piémontais parmi d'autres, une bonne centaine. Et comme elle ne pouvait pas en rester là, elle propose de traverser la rue pour remplir son panier à la boutique qui offre un véritable inventaire à la Prévert : magnifique panettone, pandoro di Verona, aceto balsamico tradizionale di Modena (25 ans), poutargue de mulet de Palerme de Michele Sipiano, castelmagno exceptionnel, buratta qui ne l'est pas moins, limoncelle, crème d'oignons de Tropea, figues de Cosenza, riz de la plaine du Po de Carlo Zaccaria (arborio, carnaroli, vialone ano, rare nero di Baraggia) et d'autres pasta napolitaine di Gragnano de Afelcra. En sus, les vins qui sont servis au restaurant. Le voyage chez cette belle italienne s'impose. RAP 24, rue Rodier (75009). Tél. : 01 45 26 86 26. Fermé lundi et mardi. Jusqu'à 22 h 30. M° Cadet ou Notre-Dame-de-Lorette. Menu : 16 € (déjeuner). Carte : 45-70 €. Boutique 15, rue Rodier (75009). Tél. : 01 42 80 09 91. Fermé dimanche après-midi et lundi. www.rapparis.fr

Repost 0
Published by toutnestquelitresetratures - dans A boire et à manger
commenter cet article
29 mai 2012 2 29 /05 /mai /2012 12:33

De temps à autre, les chroniqueurs gastronomiques sont aux abonnés absents. Voilà en effet 18 mois que s'est ouvert aux Puces de Saint-Ouen au marché Malassis le restaurant "Les Terrasses de Cayenne" et aucun d'entre eux ne s'en est aperçu (mais que fait-donc la pléthorique équipe du Figaroscope ?). Décor années 70, grand bar d'accueil, deux terrasses ouvertes sur le marché, une vaste salle à manger au parquet de chêne, un mur de quilles (surtout le morgon de Jean Foillard) et une cave de crus de vignerons, des tables joliment dressées avec des verres Spielgelau, une cuisine de ménage bien troussée doublée de quelques spécialités italiennes, un accueil tout en bonne humeur gourmande, que demande le peuple des chroniqueurs ? Sans doute, une ratatouille justement servie froide, un boudin grillé aller-retour de Christian Parra, l'ancien deux étoiles Michelin à l'Auberge de la Galupe à Urt (Pyrénées-Atlantiques), la charcuterie de la maison Laborie à Parlan dans le Cantal, une escalope comme à Milan (et sans pasta), une côte de boeuf Simmenthal avec ses frites maison, un comté de 24 mois de la Ferme Petite ou un munster au cumin choisis par la famille Voy de La Ferme Saint-Hubert (rue Rochechouart, 9e) et une framboise Melba à la chantilly minute ? Voilà, vous les aurez ici même en ce lieu de vie de bonne chère et de bons vins. A retenir aussi, le premier jeudi de chaque mois la soirée "Jazz à Cayenne" (la prochaine le 7 juin à 20 h, notamment avec Didier Lockwood). Alors bon appétit et large soif ! Les Terrasses de Cayenne Au Marché Malassis, 142 rue des Rosiers (téléphone : 01 40 10 21 16, ouvert du jeudi au dimanche au déjeuner). Menu : 19 €. Carte : 30-45 €.

Repost 0
Published by toutnestquelitresetratures - dans A boire et à manger
commenter cet article

Présentation

  • : Le blog de Tout n'est que litres et ratures par Roger Feuilly
  • Le blog de Tout n'est que litres et ratures par Roger Feuilly
  • : Au quotidien, la cuisine selon les saisons, les vins selon l'humeur, la littérature qui va avec, les bistrots et les restaurants, les boutiques qui nourrissent le corps et l'esprit, bref tous les plaisirs de bouche et de l'âme.
  • Contact

Profil

  • toutnestquelitresetratures
  • Je suis chroniqueur gastronomique et auteur du Guide Le Feuilly. Je suis un des fondateurs du mouvement Slow Food en France dont je fus le Président dans les années 90. Mes livres les plus récents sont "A boire et à manger", "Le Feuilly 2010.
  • Je suis chroniqueur gastronomique et auteur du Guide Le Feuilly. Je suis un des fondateurs du mouvement Slow Food en France dont je fus le Président dans les années 90. Mes livres les plus récents sont "A boire et à manger", "Le Feuilly 2010.

Recherche

Pages

Catégories