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28 juin 2017 3 28 /06 /juin /2017 10:57
San Sebastian-Donostia : "La Espiga", ça vous dit quelque chose ?
San Sebastian-Donostia : "La Espiga", ça vous dit quelque chose ?
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San Sebastian-Donostia : "La Espiga", ça vous dit quelque chose ?

A fleur de plage de La Concha et non loin de la Catedral del Buen Pastor se niche une adresse de coeur et d'esprit que les indigènes d'ici vantent avec raison. "La Espiga", bar à tapas et restaurant, est tenue en famille depuis des lustres. L'endroit fait partie du parcours obligé des aficionados des pintxos et autres tapas à grignoter de comptoir en comptoir.

Derrière la façade, il se joue chaque jour que Dieu fait une partition gourmande de haute qualité. Sur le long bar de cet endroit à l'élégance contemporaine sont alignées pintxos et tapas de toutes sortes : anchois, sardines, hongos (cèpes) cuits à la plancha, tortilla de pommes de terre, crevettes à la plancha, piments grillés, callos (tripes) à la madrilène, artichauts aux anchois, morue pil-pil, jamòn iberico, chipirons en su tinta, salade russe, gambas à l'ail, etc.

Au restaurant, avec quelques tables au bout du bar ou dans l'élégante salle à manger en sous-sol, ce seront les kokotxas de merlu, le morro de ternera (veau), le txangurro (araignée de mer) à la donostiarra, les poissons qui semblent sortir de l'onde toujours cuits à la perfection et la côte de boeuf maturée comme nulle part ailleurs.

Côté cave, le choix est des plus judicieux entre, parmi d'autres, le friand txakoli, les crus de La Rioja, comme le Imperial ou encore la crianza de Luis Cañas (issu de tempranillo et de 5 % de garnacha). L'ambiance est très locale - les touristes sont souvent confinés dans la vieille ville -, de bon ton, entretenue par les habitués qui trinquent à la régalade et un service toujours de bonne humeur.

"La Espiga", faites-en une adresse confidentielle, et allez-y avec le nez en éveil, la gourmandise aux lèvres, le palais en fête et le coeur au ventre. Bon appétit et large soif ! Hasta pronto.
 
"La Espiga" - Calle San Marcial 48, San Sebastian - Donostia. Tél. : 34 943 421 423. Ouvert tous les jours de 10 heures à minuit.
San Sebastian-Donostia : "La Espiga", ça vous dit quelque chose ?
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27 juin 2017 2 27 /06 /juin /2017 09:19
Alain Senderens s'est éteint
Alain Senderens s'est éteint


Le grand cuisinier Alain Senderens est mort à l'âge de 77 ans hier dans sa maison en Corrèze. Il avait trois étoiles au Guide Michelin jusqu'en 2005, date à laquelle il renonce aux étoiles pour faire une cuisine "sans chichis" en son "Lucas-Carton" (Paris 8e). 

Il avait commencé dans un premier restaurant rue de l'Exposition (Paris 7e), "L'Archestrate", du nom du cuisinier de Périclès dans l'Antiquité, ensuite transféré rue de Varenne (Paris 7e), avant de reprendre "Lucas-Carton" en 1989. Il était né à Hyères avant de grandir à Lourdes, où il fit son apprentissage à l'Hôtel des Ambassadeurs. Arrivé à Paris, il fait les grandes brigades, "La Tour d'Argent" avec Decreux, "Lucas-Carton" déjà avec Soustelle, le "Berkeley" avec Moreau. Il obtient trois étoiles Michelin en 1978.

Des hommages aujourd'hui affluent. Parfois, une plume est plus forte qu'une autre. Aussi, je veux ici donner la parole à mon confrère Thierry Desseauve (du Guide de vins éponyme avec Michel Bettane) - avec lequel je voisinais jadis en rubrique à "L'Evénement du Jeudi - qui témoigne avec émotion et justesse, dès ce matin à l'aube. Je pense aussi à Eventhia, l'épouse d'Alain Senderens, qui partagea avec passion son aventure. Ainsi qu'à Bertrand Guéneron qui fût son chef fidèle pendant si longtemps (il est aujourd'hui au restaurant "Au Bascou", Paris 3e).

"Alain Senderens est mort et c'est une affreuse tristesse qui m'étreint. Alain fut un extraordinaire chef, hanté par la précision du goût juste, pour reprendre l'expression parfaite de notre ami Jacques Puisais. Alain est éternel, en ses qualités comme en ses défauts. Eternel insatisfait et éternel créateur, éternel jusqu'auboutiste et éternel inspiré, toujours sur la brèche entre les succès les plus éclatants et le désespoir le plus aigu. D'une immense générosité et capable de caprices de légende, le ying de l'artiste absolu et le yang du doute permanent. De mes mille souvenirs de dix ans de travail incroyable avec lui, de séances pendant lesquelles nous recherchions, avec Michel Bettane et notre gourmet photographe Fabrice Leseigneur, l'accord parfait entre le met et le vin, j'ai aujourd'hui tant de flashs si vivaces.

La gourmandise infernale qui nous tenaillait en commençant la séance, vers onze heures du matin, quand Bertrand Guéneron, son merveilleux second, commençait à envoyer les premiers plats devant s'accorder avec les dizaines de crus que nous avions sélectionnés, la gourmandise épuisée, qui nous menait encore, lorsque nous finissions vers 18 heures cette incroyable agape, et entre cette fin et ce début une extraordinaire comédie humaine où tout se succédait et se mélangeait, rires, engueulades, émotions, saveurs, érudition, et, au final (mais pas toujours) l'incroyable bonheur de l'accord parfait entre le verre et l'assiette.

Cet accord, c'était, pour Senderens, comme pour nous, l'essence même de la gastronomie. Étonnamment, cette évidence est plus partagée par les gastronomes que par ses confrères chefs ou par les vignerons. Les uns voient le vin comme une substance étrangère à leur art, les autres considèrent les mets comme des concurrents en matière de saveur. Senderens, qui pourtant ne manquait pas d'égo, se révélait d'une extraordinaire humilité devant le génie d'une roussane vieilles vignes de Beaucastel ou celui d'un chambertin de Rousseau, ou même - autour d'une simple tartelette aux tomates dont j'ai le succulent goût dans ma bouche rien qu'en écrivant ces mots - d'un rosé juteux du Mourgues du Grés.

On a tant écrit sur l'accord des mets et des vins : j'ai compris avec lui qu'il n'y avait pas d'accord qui tienne à demi. Seul existe l'accord parfait. Il n'arrive quasiment jamais, sauf lorsque Senderens s'en occupait. Il cherchait, dégustait, s'enquérait auprès de nous, et quand le plat ne correspondait pas, souvent, son visage s'illuminait soudain. "Appelez moi Bertrand!" tonnait-il (plus tard ce fut Frédéric Robert). Bertrand, en plein coup de feu, montait ventre à terre des cuisines du Lucas Carton jusqu'au petit salon du premier étage, et prenait la dictée d'une recette improvisée par le maître. Quelques minutes après arrivait cette création, imaginée pour un seul vin qui avait eu l'heure d'émouvoir Alain, et le miracle de l'accord parfait entre le verre et l’assiette se produisait.

Cette scène s'est trop reproduite dans nos séances mensuelles pour n'y voir que l'effet d'un talent mâtiné de hasard gustatif. Non, cet homme avait le goût juste, comme d'autre ont l'oreille parfaite ou la bosse des maths. Il avait transformé ce don en art, et cet art en exigence. Cette exigence demeure aussi fondamentale pour la gastronomie moderne, et l'on percevra avec le temps et, peut-être, un jour, avec d'autres chefs qui sauront s'inspirer de sa quête, à quelle point elle est moderne et essentielle à la gastronomie d'aujourd'hui et de demain.

En écrivant ces mots, je pense aussi à Eventhia, qui était là, attentive et précise, et je pense à elle et à sa douleur aujourd'hui."

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21 juin 2017 3 21 /06 /juin /2017 09:00
La bière, avec elle, la soif commence à devenir belle !
La bière, avec elle, la soif commence à devenir belle !
La bière, avec elle, la soif commence à devenir belle !

 

Fille d’Alsace, du Nord de la France, de Bavière, d’Irlande ou d’ailleurs, la bière est universelle. On la boit dans les salons huppés, les pubs chics et chauds où son or illumine sa blanche mousse, les estaminets bruxellois qui ont pour nom « L’Homme Sauvage », « Le Pot Carré », « La Mort Subite » ou le « Poechenellekelder » (fournisseur officiel du "Manneken Pis"), les bars parisiens et les tavernes enfumées de Prague comme chez les mineurs de fond que sont-ils devenus ? -, les moissonneurs du Kentucky ou les ouvriers du Livre : elle ignore la lutte des classes, elle a même conquis le sexe dit faible.

De boisson rituelle lors de certains banquets funéraires dans le Haut-Palatinat, elle est devenue boisson de soif de l’Atlantique à l’Oural sans oublier qu’elle se déguste, pour les meilleures, comme on le ferait pour un bon vin. Elle fait rêver les écrivains. Thomas Mann avouait à son propos : « Pour ma modeste part, tous les jours je bois ma petite bière blonde au souper, un demi-litre à peine et mon humeur est toute changée. Je me calme, je me détends, je me laisse aller dans mon fauteuil et je me dis : encore une de tirée et ah ! que je me sens bien ce soir. »

La bière a son vocabulaire, du « ale » britannique jusqu’à la « weisse » berlinoise en passant par le « kriek » flamand, la « gueuze » bruxelloise, la « pilsen » tchèque, le « stout » irlandais et le « trappiste » des abbayes cisterciennes. Elle a ses fêtes avec le mondialement célèbre « Oktoberfest » munichois (photo), qui a déjà plus de deux siècles d’existence, copié jusqu’à Kuala Lumpur, avec son refrain chanté des milliards de fois : « Ein Prosit, ein Prooosit der Gemütlichkeit ! Eins, zwei, drei, Suffa ! ».

La bière a généré de vénérables maisons souvent centenaires qui perpétuent la tradition et l’artisanat brassicole avec bonheur : en France, elles s’appellent Meteor et Fischer (Alsace), Jeanlain ou Enfants de Gayant (Nord) ; ailleurs, leurs noms rutilent avec, en Belgique, la Cantillon (dernière brasserie de Bruxelles depuis près de 120 ans), la Quintine (Ellezelles), la Saint-Feuillien (depuis 1873 à Roeulx), la Mort Subite (avec un estaminet de légende proche de la Galerie de la Reine à Bruxelles), la Königsbacher (en bord de Rhin à Coblence en Rhénanie) que l'on boira à la pression au "Bar du Marché" à Paris 11e (photo), la Spaten (Munich), la Guinness (Dublin), la Ceres ou la Carlsberg (Copenhague).

Son alchimie est inscrite dans l’histoire. Sans eau pure (il en faut 15 litres pour obtenir un litre de bière) qui prend naissance dans des sols granitiques, dans les Vosges ou le plateau de Bohême, dans des lits à gypse ou des puits artésiens, sans orge, dont la culture remonte à plus de 70 siècles, sans malt, « la moelle de la bière », sans houblon, « l’âme de la bière », qui a ses variétés et ses « grands crus », sans levure, sans la main de l’homme, omniprésente, cette boisson plusieurs fois millénaire n’existerait pas.

Ainsi, nous ne verrions pas fleurir au fronton des pubs anglais de magnifiques enseignes ; Edouard Manet n’aurait jamais peint "La serveuse de bock", Van Gogh "Une femme au tambourin", assise sur une table en forme de tambourin et dégustant un bock de bière, la brasserie « La Cigale » à Nantes (photo) ne serait pas décorée avec foisonnement de gerbes de houblon et de chopes dans un sens ornemental et symbolique que l’on retrouve sur les affiches de Mucha et la brasserie « Georges » à Lyon ne servirait pas « bonne bière et bonne chère » depuis 1836 dans un cadre Art déco classé avec un plafond de 710m2 d’une seule portée.

A Bruxelles, autour des pompes à gueuze et à lambic du cabaret surréaliste "La Fleur en Papier Doré", où l'on cultive le souvenir de Magritte, ne verriez-vous pas une sorte d'inventaire à la Prévert, entre cor de chasse, images de piété polychromes, vieilles pipes en porcelaine allemande, poèmes fixés sous verre, aphorismes philosophiques et autres références aux surréalistes dont l'ombre plane toujours (Achille Chavée, Hugo Claus, Marcel Mariën et Mesens).

De même, la gastronomie n’aurait pas été investie et nous n’aurions jamais connu les filets de sole aux jets de houblon de Pierre Romeyer à Bruxelles, le chou farci braisé à la bière d’Emile Jung au "Crocodile" à Strasbourg, le célèbre welsch rarebit et la non moins connu carbonnade flamande, ni même l’escalope de veau à la maredsous et au faro tant prisée en la capitale belge. Ou, chez Bernard Broux, disciple d'Alain Dutournier, au "Graindorge" à Paris (17e), le waterzoï de homard aux crevettes grises d'Ostende, les escalopes de foie gras à la Kriek, le lapin à la gueuze et les grands fromages du Nord de Philippe Olivier qui s'accordent bien à la bière.

Et les bistrots, lieux privilégiés de l’échange social, là où l’on prend le pouls d’un quartier, d’une ville, où l’on va voir les autres pour sortir de sa carapace, que seraient-ils sans ces belles tireuses qui fleurissent à leur comptoir ? La bière, avec laquelle, selon un proverbe strasbourgeois, la soif commence à devenir belle, est décidément incontournable.

 

La bière, avec elle, la soif commence à devenir belle !
La bière, avec elle, la soif commence à devenir belle !
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16 juin 2017 5 16 /06 /juin /2017 15:51
La langoustine : elle vient du Guilvinec ou de Loctudy
La langoustine : elle vient du Guilvinec ou de Loctudy
La langoustine : elle vient du Guilvinec ou de Loctudy

De son nom latin, Nephros norvegicus, naît la famille des Nephropidés. La langoustine est principalement produite dans le pays bigouden. Elle vit sur des substrats vaseux et sablo-vaseux dans un terrier creusé dans la vase. Elle ne le quitte que pour s’alimenter, à l’aube et au crépuscule. La langoustine est sédentaire et n’effectue aucune migration.

Ce crustacé marcheur décapode (dix pattes), peut atteindre jusqu’à 25 centimètres alors que la taille minimale autorisée à la pêche est de 7 centimètres. Elle est adulte vers 2 ou 3 ans. Elle ressemble à un petit homard plus qu’à une langouste. Elle a un corps long et mince, armés de pinces également longues et minces. Sa teinte générale est rose grisâtre avec des yeux noirs très visibles et, entre eux, un long rostre dentelé.

On vend les langoustines généralement cuites, mais un bon poissonnier vous les fournira vivantes. Au Guilvinec (11 km de Pont-L’Abbé et 30 de Quimper), à l’extrême pointe de la Cornouaille, lorsque sonne l’heure du retour des chalutiers, en fin d’après-midi, les pêcheurs viennent déverser sur les quais de grands paniers débordants d’un frémissement humide et rose : les langoustines sont arrivées. La vente à la criée peut commencer. A Loctudy, sur la pointe Nord du Finistère, les gestes seront faits à l'identique. A Paris, La Poissonnerie du Dôme de la famille Lopez - fondée 1987 - se fait le chantre du meilleur de la marée, apportant ici des langoustines royales vivantes d'exception. Bon appétit et large soif !


La Poissonnerie du Dôme - 4, rue Delambre (Paris 14e). Tél. : 01 43 35 23 95. Fermé dimanche après-midi et lundi. M° Vavin.

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La langoustine : elle vient du Guilvinec ou de Loctudy
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12 juin 2017 1 12 /06 /juin /2017 07:38
Amicale du Gras (AdG) : graleuses et graleurs, pour arriver à bon porc !
Amicale du Gras (AdG) : graleuses et graleurs, pour arriver à bon porc !

Pour celles et ceux qui auraient omis l'invitation, un petit rappel pour les amis graleuses et graleurs pour arriver à bon porc...

Et n'oubliez pas que "le saucisson pur cochon, ça n'existe pas" (Bernard Dimey) et que "la chenille devient papillon et que le cochon devient saucisson" (Cavanna).

Bon appétit bien sûr et large soif !

 

 

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6 juin 2017 2 06 /06 /juin /2017 15:39
Bordeaux : "Au Bistrot", cuisine du marché, vins fins & savoir-vivre
Bordeaux : "Au Bistrot", cuisine du marché, vins fins & savoir-vivre
Bordeaux : "Au Bistrot", cuisine du marché, vins fins & savoir-vivre
Bordeaux : "Au Bistrot", cuisine du marché, vins fins & savoir-vivre
Bordeaux : "Au Bistrot", cuisine du marché, vins fins & savoir-vivre
Bordeaux : "Au Bistrot", cuisine du marché, vins fins & savoir-vivre
Bordeaux : "Au Bistrot", cuisine du marché, vins fins & savoir-vivre


Vous êtes à fleur de "Capus", l'historique marché bordelais, vous êtes "Au Bistrot" qui porte bien son enseigne. Le credo maison, c'est beaucoup de tradition, des petits producteurs choisis, des éleveurs et des pêcheurs qui sont artisans et, aussi, la valorisation de tout ce qu'offre la belle région Nouvelle-Aquitaine.


Dans un décor à l'antique comptoir de chêne, avec un bleu électrique pour les chaises, une mosaïque de sol, un "Frigidaire" à l'ancienne, François Pervillé, ancien directeur de la "Brasserie bordelaise" de la rue Saint-Rémi, a restitué depuis février 2015 l'atmosphère et l'ambiance d'un bistrot dans son jus. Le tout pour une vingtaine de couverts (pour les beaux jours quelques tables en terrasse en sus).


La cuisine du chef Jacques In'On - un ancien de chez Guérard à Eugénie-les-Bains - est mitonnée à base de produits frais et tout ce qui est mis dans les assiettes - les fonds, jus, sauces, crèmes et pâte à tartes - est cuisiné de visu devant vous, juste derrière le comptoir où vous pouvez aussi vous attabler. Bien sûr, pas de produits surgelés, ni semi élaborés, ni déshydratés.


 Au menu, les huîtres Ancelin juste sur un lit d'algues, l'oeuf façon meurette, les harengs aux pommes de terre à se pourlécher, les poireaux vinaigrette comme chez grand-mère, les asperges de Blaye apportées le matin même, le foie gras juste poêlé aux pommes avant les plats de bistrot servis pour la plupart en cocotte Le Creuset. Là, il y a du tout bon, du généreux, de la sincérité, du gargantuesque : poulet rôti, confit de canard, pigeon entier, pintade, rognon de veau, blanquette de veau, garbure, joues de boeuf, ris de veau et lapin accompagnés de légumes tout frais du potager cuisinés quasiment minute.


Au rayon carnivore, le boeuf limousin est de règle, avec le tartare, le carpaccio, le filet de boeuf et l'entrecôte (500 g). Côté mer, ce sera des calamars frits, de la lotte en médaillon ou du bar de ligne en darne. En issues sucrées, les fromages de chez Deruelle, l'île flottante crème anglaise, la tarte Tatin, la mousse au chocolat et le pain perdu.


A la cave, des crus de vignerons qui font des vins avec du raisin : pas moins de 350 références et pas une accumulation inutile, juste de beaux noms du vignoble français (avec quelques incursions étrangères). Pour meilleur preuve, mâcon-fuissé de Ferret, sancerre de Vacheron,  morgon de Lapierre, chinon du Domaine du Noiré, château Cantinot de Florence et Yann Bouscasse, hermitage La Chapelle de Jaboulet, châteauneuf-du-pape Réserve des Célestins ou Cuvée Beurrier d'Henri Bonneau, côte rôtie de Jamet, chambolle-musigny de Geantet-Pansiot, IGP Pays de l'Hérault du Domaine de la Grange des Pères, et bien d'autres, plus modestes mais tous à boire à la régalade, comme le magnifique côtes-du-Rhône du Domaine Saint-Préfert..


Un bistrot comme celui-là, c'est une petite perle de bonheur simple où un public qui aime manger échange de table en table, au coude-à-coude, dans la bonne humeur. On y lève le coude, taille dans les assiettes et l'on repart heureux. Allez-y sans tarder avec bon appétit et large soif !

"Au Bistrot" - 61, place des Capucins (à l'angle du 51, rue du Hamel), 33800 Bordeaux. Réservation (c'est préférable) : 06 63 54 21 14. Courriel : contact@aubistrot.fr - Du mercredi au dimanche au déjeuner (jusqu'à 14 h 30) et au dîner (jusqu'à 23 h). Carte : 20 (midi)-60 €, vin compris, mais selon la soif présente et à venir...

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29 mai 2017 1 29 /05 /mai /2017 07:00
360.000 pages vues !
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360.000 pages vues !
360.000 pages vues !

Ce matin, juste un chiffre : depuis sa création, en mai 2012, toutnestquelitresetratures.com a atteint 360.000 pages vues ! Bon appétit et large soif !

En prime, quelques photos publiées au fil du temps...

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28 mai 2017 7 28 /05 /mai /2017 17:11
"Le Rouquet" (Paris 7e) : un café à l'ancienne chic
"Le Rouquet" (Paris 7e) : un café à l'ancienne chic

Pour avoir conservé son cadre griffé 1954 avec zinc et Formica, néon en forme d'étoile au plafond qui donne une lumière irréelle, chaises en moleskine rouge, porte-manteau à boules jaunes, antique cabine téléphonique à pièce, "Le Rouquet" - qui reste un café littéraire avec les Editions Fayard et Grasset qui sont de fervents habitués ainsi que Patrick Besson et Eric Neuhoff toujours un brin hussards, tout comme les étudiants de Sciences Po - mérite l'éloge et la halte.

Et ipso facto "Le Rouquet" est bien "Le" café de Saint-Germain-des-Prés, à l'angle de la rue des Saints-Pères. Dans la même famille depuis l'ouverture, celle des Barrié - aujourd'hui la jeune génération -, il joue la carte de la discrétion. Voir pour être vu, vous l'avez compris, mieux vaut aller voir ailleurs. Ce fût aussi une table du Commissaire Maigret.

Une adresse germano-pratine farouchement préservée par une famille qui résiste à la vogue "fashion". Et fort heureusement pour le plaisir d'un paris-beurre meilleur qu'ailleurs, du café crème dès l'aube venue, des bières pression mousseuses, des filets de harengs, de l'entrecôte frites, du croque-monsieur qui font l'ordinaire (supérieur) et de la mousse au chocolat dans une ambiance qui a su préserver son authenticité. Terrasse couverte pour les beaux jours. Bon appétit et large soif !

"Le Rouquet" - 188, boulevard Saint-Germain (Paris 7e). Téléphone : 01 45 48 06 93. Ouverture à 7 h 30 jusqu'à 21 h. Fermé dimanche et août. M° Saint-Germain-des-Prés.
 
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27 mai 2017 6 27 /05 /mai /2017 11:08
Le Sévéro (Paris 14e) : le boeuf "Noire de la Baltique", c'est chez William Bernet
Le Sévéro (Paris 14e) : le boeuf "Noire de la Baltique", c'est chez William Bernet


Alors que la capitale grouille de pseudo-spécialistes de la viande de boeuf, voilà des lustres qu'ici, au Sévéro, William Bernet, boucher de métier, remet chaque jour l'ouvrage sur le métier.


Son credo ? Des viandes maturées au plus près de leur optimum gustatif. La partition est réglée : il se fournit aux meilleures sources, notamment chez les frères Metger qui traquent les bonnes bêtes ici ou là, du Japon avec le boeuf de Kobé à Uruguay en passant par la Galice pour le wagyu et l'Australie, l'Allemagne avec la simmental et l'Ecosse avec l'angus, voire même, bien sûr, en France, avec du charolais et de la limousine.


Ce que l'ami William présente aujourd'hui (photo DR), c'est le boeuf "Noire de la Baltique" en provenance des côtes de Pologne. Une pièce maturée avec soin et persillée comme il convient. C'est une bête de 28 mois, affinée cinq semaines sur du bois de hêtre. Avec lui, on parle marbré gras du muscle, sapidité des chairs, longueurs des flaveurs, tendreté du morceau. Et sans oublier le terroir où l'animal de race est né, le climat dans lequel il évolue, l'art du boucher qui le découpe - ici en sous-sol dans la chambre froide du bistrot - et celui de l'homme qui, ensuite, en maîtrise la cuisson à l'ouïe et au toucher.


Le registre carnivore est, on le voit, traité avec égards. Le reste est tout en excellence : pied de cochon désossé, boudin noir de Christian Parra, foie de veau purée pommes de terre, blanquette de veau, tarte aux pêches. La carte des vins abonde des crus de vignerons qui font vin avec du raisin. Bon appétit et large soif !


Le Sévéro - 8, rue des Plantes. Tél. : 01 45 40 40 91. Fermé samedi et dimanche.

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26 mai 2017 5 26 /05 /mai /2017 07:34
Copenhague : le Slotskaelderen hos Gitte Kik, ça vous dit quelque chose ?
Copenhague : le Slotskaelderen hos Gitte Kik, ça vous dit quelque chose ?

 


C'est un estaminet de référence qui fait l’unanimité à Copenhague. Dans une bâtisse datant de 1797, située près du canal, vers la Bourse, après la statue du grand Absalon, depuis le début du siècle dernier (1910), le Slotskaelderen hos Gitte Kik attire tous les politiques du Parlement voisin, et d’autres aussi comme vous et moi. Tous viennent ici en procession pour tâter d’authentiques smorrebrods de très haute qualité.


Proposés à la minute, ils sont à choisir au comptoir devant la cuisine. Ils seront garnis de crabe, de saumon fumé, de harengs marinés de toutes sortes évidemment et de bien d’autres choses. Généralement, trois à quatre sont suffisants pour vous sustenter. Le cadre est charmant et nostalgique, avec des photos de la ville et de la famille Kik présente ici depuis la création, et agrandie sous le nom de Gitte Kik.

La bière Ceres joliment mousseuse et toujours tirée au fût à la perfection irrigue les gosiers sans faiblesse et l'aquavit qui va de soi pas moins. Un joli endroit de vie. Bon appétit et large soif !


Slotskaelderen hos Gitte Kik – Fortunstrraede 4 (Copenhague, 1065 – Danemark). Téléphone : (45) 33 11 15 37. Fermé dimanche et lundi, jours fériés et juillet. Déjeuner seulement de 10 à 17 h (réservation obligatoire). M° Kongens Nitorv. Carte : 30-45 €/200-350 DKK (couronnes danoises).

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  • : Le blog de Tout n'est que litres et ratures par Roger Feuilly
  • Le blog de Tout n'est que litres et ratures par Roger Feuilly
  • : Au quotidien, la cuisine selon les saisons, les vins selon l'humeur, la littérature qui va avec, les bistrots et les restaurants, les boutiques qui nourrissent le corps et l'esprit, bref tous les plaisirs de bouche et de l'âme.
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  • Je suis chroniqueur gastronomique et auteur du Guide Le Feuilly. Je suis un des fondateurs du mouvement Slow Food en France dont je fus le Président dans les années 90. Mes livres les plus récents sont "A boire et à manger", "Le Feuilly 2010.
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