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31 août 2017 4 31 /08 /août /2017 17:35
Du caffè à Trieste
Du caffè à Trieste

Ce jourd’hui, à l’occasion de quelque rangement, j’exhume un texte publié voilà une décennie. Cela tombe bien, c’est le moment du « caffè », mais à chaque heure c'est le cas.

Nous le devons à Gérard de Cortanze (lisez son « Une chambre à Turin », Editions du Rocher, 2001) : il nous raconte ses souvenirs autour de l’espresso et des cafés historiques de Trieste, ville irrédentiste qui aspirait à rejoindre l’Italie alors qu’elle était sous domination autrichienne.
Les cafés de Trieste ont été et sont d’ailleurs toujours des places intellectuelles et littéraires de la ville. Les écrivains et poètes qui vivaient dans la ville en ont été les plus fervents partisans, qu’ils se nomment Virgilio Giotti, James Joyce, Reiner-Maria Rilke, Umberto Saba ou Italo Svevo.

Le plus ancien café est le « Tommaseo », fondé en 1830. Ici, la référence, c’est le « Caffè San Marco » (photos), créé le 3 janvier 1914 qui est une institution de l’Italie d’hier sûrement, mais perdure gracieusement avec le temps.

Lisons : « Un après-midi de plus au Caffè San Marco de Trieste, c’est peu de chose comparé à l’éternité, mais c’est pourtant quelque chose, et ce n’est pas si peu », aime à répéter Claudio Magris. Voilà qui est essentiel : en Italie, la célèbre substance torréfiée, dont Brillat-Savarin affirme qu’elle porte une « grande excitation dans les puissances cérébrales », est indissociable du lieu public où on la consomme.

Que de chemin parcouru depuis les botteghe del caffè où se mêlaient joueurs invétérés, prostituées et travestis, et l’espresso à 1.500 lires ! Dans mon esprit, le café est indissolublement lié à un souvenir familial. Mon grand-père me parlait souvent du Ligure, café turinois, « en face de l’embarcadère du chemin de fer, et très fréquenté dans la belle saison ».

On y trouvait, ce qui enfant, le faisait rêver, des journaux italiens mais aussi quelques gazettes françaises et anglaises. Dans la matinée, il y venait avec son père déguster sa boisson favorite : le bicchierino, mélange de chocolat, de lait et de café. Au déjeuner, il prenait un crema doppia, un café au lait avec double crème.

Roberto Roero di Cortanze était un Turinois pur jus qui aimait moins boire le café que sentir qu’il était en train de passer. De la race des puritains du Nord, il refusait de se promener le dimanche de crainte d’offenser Dieu, et n’acceptait le café qu’additionné de lait. Un paradoxe de plus dans cette famille qui vit un de ses membre, Carlo Osvaldo Cesare Aventino, tenter d’introduire la culture du Camelia sasanqua en Italie et oser publier un livre dont le titre même, sur cette terre de caféinomanes, claque comme une provocation : "Il The in Italia… ». Allez, bonne dégustation, bon appétit et large soif !
 

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29 août 2017 2 29 /08 /août /2017 18:50
Tiens, une envie de pâtes, des rigatoni all'amatriciana, ça vous dit quelque chose ?
Tiens, une envie de pâtes, des rigatoni all'amatriciana, ça vous dit quelque chose ?


« En Italie, la cuisine se pratique à l’oreille : quand on entend chanter la viande, on ajoute les ingrédients. Le geste est millénaire et ne souffre pas qu’on lui impose tel ou tel dosage, telle ou telle quantité d’ingrédients… à votre improvisation, donc ! ».

Voilà ce que me raconte Michele Rosa, le propriétaire du « Caffè al Dente » à Bruxelles. Voici donc sa recette des rigatoni all’amatriciana. C’est tout simple.

1) Mettre dans une poêle un filet d’huile d’olive et y ajouter un peperoncino (piment) et la pancetta (bacon italien).

2) Faire revenir jusqu’à ce que la graisse de la pancetta devienne translucide et déglacer avec du vin blanc, puis ajouter de la tomate pelée (pomodori Pelati Antonella).

3) Faire mijoter pendant cinq minutes.

4) Mettre les rigatoni dans une grande quantité d’eau bouillante salée et cuire al dente.

5) Verser les pâtes dans la poêle avec de l'huile d'olive et parsemer d’une bonne poignée de pecorino romano.

6) Bien mélanger et servir sur assiette et parsemer de nouveau de pecorino.

Et, en sus, l’astuce, dans la poêle : ajouter un peu d’eau de cuisson des pâtes et laisser la poêle sur le feu jusqu’à l’obtention d’une consistance moelleuse.

– Bon appétit et large soif ! – Recette publiée dans « Gazzett’al Dente » qui est un concentré d’humeurs italiennes réalisé par l’équipe du « Caffè al Dente » (87, rue du Doyenné, Bruxelles-Uccle, tél. : 02 343 45 23), notamment avec la collaboration de votre serviteur.
 

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19 juillet 2017 3 19 /07 /juillet /2017 17:44
Venise : la Fiaschetteria Toscana, local mythique, a été vendu à... un (né) fast-food !
Venise : la Fiaschetteria Toscana, local mythique, a été vendu à... un (né) fast-food !
Venise : la Fiaschetteria Toscana, local mythique, a été vendu à... un (né) fast-food !


L'enseigne, la Fiaschetteria Toscana, est née en 1956 sous la houlette de vieux propriétaires toscans. Depuis 1983, elle cultive la cuisine de la Lagune, vantant les poissons du marché du Rialto et les légumes de l'estuaire et, aussi, les vins d'Italie avec près de 600 références.

Les plats de cette maison s'inscrivaient dans le patrimoine culinaire de la région : frittura calamari, spaghetti con caparozolli, baccala mantecato, cappesante al forno, tagliolini neri, pasta al pomodoro voire même, dans le registre carné, chianina toscana et, en issue sucrée, tronchetto.

Aujourd'hui, cet endroit mythique autant qu'historique ferme pour céder la place à... un (né) fast-food, Burger King semble-t'il ! La décision définitive devrait tomber la semaine prochaine. 

C'est à Venise, en 1956, que la famille Busato s'installe à la Fiaschetteria Toscana dans ce qui, alors, n'était qu'une petite osteria. Puis, en 1983, avec la transformation en restaurant, ce sont plusieurs décennies d'histoire et de gloire qui s'abattent sur ce qui deviendra un des endroits les plus capés de la cité. L'endroit était d'ailleurs cité dans le guide Michelin dès 1981.  

Voilà quelques mois pourtant, la ville de Venise s'était mobilisée pour lutter contre la prolifération du commerce de rue de fabrication chinoise ou africaine, des usines à bouffe en tous genres, voire même des pizzerie a taglio de piètre qualité qui fleurissent.

Rien n'y a fait. Albino et Mariuccia Busato, les actuels propriétaires, avec leur fils Stefano, ont été contraints de se résoudre à cette décision extrême, vendre, après des années d'incertitudes. In memorium. 

- Fiaschetteria Toscana - San Giovani Grisostomo 5719, Cannaregio (30121). Tél. : 041 5285281.
 

Venise : la Fiaschetteria Toscana, local mythique, a été vendu à... un (né) fast-food !
Venise : la Fiaschetteria Toscana, local mythique, a été vendu à... un (né) fast-food !
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26 juin 2017 1 26 /06 /juin /2017 15:35
"Grom" : miam miam, une vraie philosophie de la glace et du sorbet 
"Grom" : miam miam, une vraie philosophie de la glace et du sorbet 
"Grom" : miam miam, une vraie philosophie de la glace et du sorbet 
"Grom" : miam miam, une vraie philosophie de la glace et du sorbet 
"Grom" : miam miam, une vraie philosophie de la glace et du sorbet 

 

Hiver comme été, et tous les jours de l’année, les Italiens consomment des glaces et des sorbets. Plus qu’une habitude alimentaire, c’est un réel plaisir. Il peut être solitaire ou familial, de vacances ou de sortie de bureau.

Et, promu par "Slow Food", le phénomène d’une production issue de « l’agrigelaterie » se développe. A Turin, tout le monde connaît déjà l’illustre « Caffè Fiorio » qui date de 1780 où, jusque tard dans la nuit, le tout-Turin déguste des « gelati » incontournables (gianduia, alla crema, alla nocciola, coupe Garibaldina al marsala).


Mais, depuis mai 2003 déjà, la maison fondée par Federico Grom et Guido Martinetti, "Grom", développe une vraie philosophie de la glace et du sorbet : un seul credo, préparer les meilleurs produits du monde sans colorants ni conservateurs, ni émulsifiants, ni arômes artificiels, avec des matières premières de haute qualité, irréprochables, issus de l’agriculture biologique, tout en proposant des glaces et sorbets saisonniers.

Ils sont aux citrons de Syracuse, noisettes Tonda Gentile des Langhe, pistaches de Bronte et mandarines Avana de Sicile, chocolat colombien Tenuya, cafés des hauts-plateaux du Guatemala. Ils sont produits avec du lait entier et de l’eau de source Sparea. Et chez « Grom », l’écologie est aussi une évidence : les cuillères, sachets pour les glaces à emporter sont griffés « Materbi », un matériau produit à partir de l’amidon de maïs et d’huiles végétales, entièrement biodégradable et compostable.


Leur produit vedette, à Turin, la « Crema di Grom », est à base d’œufs, de crème, d’éclats de chocolat noir, de morceaux de biscuits confectionnés avec de la farine de maïs passée à la meule de pierre. Ils sont aussi propriétaires de leurs vergers (« Mura Mura », sur 8 hectares à Costigliole d’Asti) où ils cultivent des abricots, figues, fraises, framboises, melons, pêches et poires.

Mais cet exercice de style unique qu’est l’art de la « gelateria » à Turin (et dans 35 autres villes d’Italie) s’est aussi, avec « Grom », exporté à Paris et à Nice (ainsi qu’à Dubaï, Hong-Kong, Hollywood, Malibu, New-York, Osaka et Tokyo). Allez-y sans tarder, c’est au cœur de la ville, à Saint-Germain-des-Prés que s'est ouverte la première boutique "Grom", avant de se répandre au Quartier Latin, dans le Marais et les Halles.

Avec, au mois de juillet, en vedette, la glace caramel au sel de l’Himalaya et le sorbet à la pêche aux amaretti et graines de chocolat Tenuya. Sans oublier le chocolat sous toutes ses formes, avec chantilly, en affogato, l'onctueuse straciatella, celles à la fleur de lait, la pistache, la vanille onctueuse, l'étonnante réglisse et, enfin, l'ultra-frais sorbet citron. Bonne dégustation.

« Grom » - à Turin : via Accademia delle Scienze 4 ; via Garibaldi 11 ; via Cernaia 18 ; piazza Santa Rita 6 ; piazza Paleocapa 1/D. – A Paris : 81, rue de Seine (6e) ; 19, rue Soufflot (5e) ; 16, rue Vieille-du-Temple (4e) et 96, rue Montorgueil (2e). - A Nice : 6, rue Masséna. Tous les jours.

"Grom" : miam miam, une vraie philosophie de la glace et du sorbet 
"Grom" : miam miam, une vraie philosophie de la glace et du sorbet 
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25 juin 2017 7 25 /06 /juin /2017 14:08
Turin : le "Caffè Mulassano", ça vous dit quelque chose ?
Turin : le "Caffè Mulassano", ça vous dit quelque chose ?
Turin : le "Caffè Mulassano", ça vous dit quelque chose ?
Turin : le "Caffè Mulassano", ça vous dit quelque chose ?
Turin : le "Caffè Mulassano", ça vous dit quelque chose ?
Turin : le "Caffè Mulassano", ça vous dit quelque chose ?
Turin : le "Caffè Mulassano", ça vous dit quelque chose ?
Sur la piazza Castello, c’est dans ce « Caffè » historique, le "Mulassano", daté 1907, qu’a été inventé le fameux « tramezzino », en 1926. Ce nom a été forgé par Gabriele d’Annunzio pour remplacer le mot anglais sandwich ». C’est aussi ici qu'une légende rapporte - ce n'est pas vérifié - que Garibaldi aurait fait un « brindisi » au vermouth avec Re Vittorio, autrement appelé Victor-Emmanuel II de Savoie, également surnommé le « Roi gentilhomme ».

Le bar de 31m2 est l'oeuvre de l'architecte Antonio Vandone au début du siècle dernier. Le décor est superbe, avec un très beau plafond à caissons, des cuivres, des miroirs partout, du marbre, de l'onyx de Numidie, des décorations en bronze et du cuir de Madère. Sur le banc en marbre figure une fontaine en bronze qui offre un système de filtration permettant d'offrir en continu le verre d'eau avant le café.

A la fin des années 20, le "Mulassano" change de mains. C'est une jeune fille mariée à Detroit, aux Etats-Unis, Angela Nebiolo, qui reprend l'affaire. Elle importe d'Outre-Atlantique la machine à griller les toasts, avant d'utiliser un pain de mie tendre pour les fameux tramezzini. Ils sont tout d'abord servi en accompagnement de l'apéritif puis, devant le succès, les notables de la Maison Royale, les nombreux employés et couturières de la Via Roma et de la Via Po les adoptèrent pour le déjeuner.

En 1938, le couple vend le "Mulassano" et le Caffè connaît une période de déclin pendant la guerre. C'est seulement dans les années 70 qu'il retrouve les fastes d'antan grâce à une minutieuse restauration de son nouveau propriétaire, Antonio Chessa. Aujourd'hui, c'est sa petite-fille, Vanna, avec un partenaire, Patrizio Abrate, qui est la conservatrice de l'endroit. 

Et, à déguster, pas moins d’une trentaine de tramezzini, dont celui au homard qui est une spécialité, tout comme ceux à la truffe d'Alba et à la bagna cauda piémontaise. Autre spécialité à ne pas manquer, le sabayon aux jaunes d’œufs montés au vin blanc (ou au marsala). Les artistes lyriques du voisin Teatro Regio sont de fervents habitués. Bien sûr, on y consomme force Vermouth. Bon appétit et large soif !

« Caffè Mulassano » - 15, piazza Castello (Torino) – Tél. : 011 54 79 90. Fermé dimanche.
 
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19 mai 2017 5 19 /05 /mai /2017 10:59
Venise : la "Cantine del Vino gia Schiavi", ça vous dit quelque chose ?
Venise : la "Cantine del Vino gia Schiavi", ça vous dit quelque chose ?
Venise : la "Cantine del Vino gia Schiavi", ça vous dit quelque chose ?

A Venise, dans le quartier du Dorsoduro, vous pouvez découvrir les antiques ateliers de réparations des gondoles. Mais avant, vous ferez une halte ici, à la "Cantine", face à l’Eglise San Trovaso, au bord du Rio éponyme. Vous êtes là au cœur d’une Venise intimiste, de celui que des autochtones apprécient. Dans ce « bacaro » (un bistrot), que vous soyez du cru ou non, gourmet de passage ou buveur levant le coude, aristocrate ou paysan, artisan ou col blanc, tous vous vous livrerez au même exercice. Celui de l’ombra (le petit verre de 10 cl de vin blanc) et des « ciccheti », ces petits amuse-gueules à la façon véntienne, de la tartine de baccalà mantecato, une fois, puis deux ou plus si l’appétit, le cœur et le ventre vous en disent. La « Cantine », comme son enseigne l’indique aussi, propose une impressionnante variétés de crus italiens alignés comme à la parade. Pour la halte de l’éperon, un bacaro qui s’impose. Bon appétit et large soif !

« Cantine del Vino gia Schiavi – Fondamento Nani 992. Tél. : 041 523 00 34.

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30 avril 2017 7 30 /04 /avril /2017 17:25
La mostarda di Cremona, ça vous dit quelque chose ?
La mostarda di Cremona, ça vous dit quelque chose ?

La mostarda, un produit 100 % italien qui, quand le Pape Jean XXII, grand amateur de moutarde, créa au XIVe siècle pour son neveu une sinécure, la charge de « Grand moutardier du Pape » n’existait pas encore.

Elle est généralement di Cremona. Cette mostarda qui accompagne à merveille les plats de viande bouillie comme, par exemple, le bollito misto (le pot au feu local de plusieurs viandes). Et cette mostarda a été popularisée voilà un peu plus d’un siècle.

La maison Luigi Lazzuris e Figlio est synonyme de mostarda. Dès le début du siècle dernier Luigi eut l’idée d’inclure dans sa pâtisserie sucre, coings, fruits confits et graines de moutarde. Son succès fut immédiat, au point de recevoir des médailles aux expositions alimentaires de Londres et de Paris en 1905. Cette mostarda et d’autres, on les trouve aujourd’hui en petits pots, voire même en vrac.

La mostarda de Lazzuris est constituée de purée de coings additionnée d’huiles de graines de moutarde et d’autant de fruits confits. Son élaboration est toujours rigoureusement artisanale, sans conservateurs ni colorants. La mostarda est un condiment qui est servi avec le bollito misto en lieu et place de la moutarde traditionnelle française qui n’est pas connue dans la cuisine de la Botte.

Mais vous pouvez aussi en trouver un usage original en l’associant au mascarpone en guise de dessert. Et aussi, à la manière des cuisiniers de Mantova, qui garde encore la trace des opulents banquets de la famille Gonzague au XVIe siècle, quand 45 services constituaient - sous les ordres de Bartolomeo Stefani, chef de cuisine de la Cour des Gonzague - un dîner délicat, où les arômes vénitiens et orientaux de la Renaissance étaient légions, comme dans les tortelli di zucca, des pâtes farcies de courge, une préparation douce et pleine d’aromates, avec de la mostarda et des biscuits amaretti.

Pour en déguster, allez-donc chez RAP, l'épicerie italienne d'Alessandra Pierini, qui est la papesse des produits du cru. – 4, rue Fléchier, Paris 9e, téléphone : 01 42 80 09 91. Fermé dimanche après-midi et lundi. Bon appétit et large soif !

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28 février 2017 2 28 /02 /février /2017 16:59
Venise : pour une escapade hivernale, ça vous dirait quelque chose ?
Venise : pour une escapade hivernale, ça vous dirait quelque chose ?
Venise : pour une escapade hivernale, ça vous dirait quelque chose ?

Aujourd'hui, je vais essayer de vous parler de Venise. La Sérénissime dont Paul Morand disait à peu près que l'eau de ses canaux était encre divine. Qu'ajouter après cela ? Eh bien qu'il y a dans cette ville un palace mythique, comme nul autre pareil, le Cipriani. Il s'éveille début mars et s'endort fin octobre de chaque année. Celui-ci est comme le miroir moderne de la ville.


Sur la Giudecca, il paraît comme serti dans l'environnement prestigieux que forment le dôme de San Giovanni et l'église de San Giorgio. Il reflète la ville dans toute sa splendeur. Mais d'assez loin pour que sa magie ne soit point troublée par le va-et-vient des touristes. Le Cipriani a puisé dans l'art antique des artisans vénitiens d'aujourd'hui le raffinement de ses marbres, céramiques, tables, fauteuils, chambres et salles de bain qui sont d'ailleurs de véritables salles de séjour où il fait bon se prélasser. De leurs baignoires, il est permis d'admirer des plafonds en trompe-l'oeil. Les chromatismes, partout, sont ceux de Carpaccio, Titien ou Véronèse.


Ici, le directeur vous recommande, si quelque chose ne va pas, de vous plaindre : "Nous sommes là pour cela et vous nous rendez service. Ce sont les clients peu exigeants, ajoute-t-il, qui font les hôtels négligents". Au Cipriani, vous pouvez tranquillement rêver, dans votre chambre où vous avez un panorama unique sur la lagune, Venise et la basilique palladienne de San Giorgio, à Goldoni qui passerait en traghetto, à Donizetti à la veille de la première de Lucrèce Borgia à la Fenice aujourd'hui magnifiquement rénovée, relire "Mort à Venise" de Thomas Mann ou un album de Hugo Pratt dans lequel Corto Maltese part à la recherche de quelque trésor perdu.


Ou flâner avec un bateau-taxi, ou le vaporetto, rejoindre la piazza San Marco par la navette privée de l'hôtel. Evidemment, tout ceci a un coût. Mais dans la Cité des Doges, on peut aussi loger de façon plus modeste. Par exemple, à l'Hôtel Flora, dans un palais du XVIIe, tout proche de la place San Marco, derrière la calle XXVV Marzo, l'une des plus élégantes de Venise, tenu depuis 1967 par Diana et Alessandro Romanelli. Ce charmant hôtel de luxe (40 chambres, à partir de 130 €) reste dans un esprit familial, avec un petit-déjeuner servi dans un adorable jardin fleuri, sous les lauriers.

Allez-y avec la gourmandise aux lèvres, le nez en éveil, le palais en fête et le cœur au ventre. Et, bien sûr, avec bon appétit et large soif !


Cipriani - Isola della Giudecca, Fondamenta delle Zitelle, 10 - www.hotelcipriani.com
Hôtel Flora (San Marco) Calle dei Bergamaschi, 2283A - www.hotelflora.it

 

 

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22 mai 2014 4 22 /05 /mai /2014 17:23

BaladeGourmandeItalieLes fromages d'appellation AOP entament leur 2e Balade gourmande à travers les rues de Paris. Pendant dix jours, du 4 au 14 juin, les cinq fromages d'appellation d'origine protégée (AOP), asiago, gorgonzola, mozzarella di Bufala campana, parmigiano reggiano et pecorino sardo seront présentés dans une douzaine d'établissements parisiens (caves à vins, épiceries, bistrots et restaurants) : "JaJa" (4e), "Le Cherche-Midi" (6e), "I Golosi" (9e), "RAP" (9e),"La Vache dans les Vignes (10e), "Idea Vino" (11e), "Pizza dei Cioppi" (12e), "RetroBottega (12e), "Il Goto" (12e), "La Gazzetta" (12e), "Fromagerie Caractères" (16e), et "Ciao Gnari (20e). Vous lirez un article plus détaillé sur "RAP" déjà paru sur ce blog : http://www.toutnestquelitresetratures.com/article-italie-chez-rap-a-paris-9e-balade-gourmande-avec-les-fromages-d-italie-123570684.html

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9 mai 2014 5 09 /05 /mai /2014 08:20

FromagesItalieRAP.jpg

FromagesItalie.jpgDu 4 au 14 juin, Alessandra Pierini et sa boutique-épicerie "RAP" participeront à une "Balade gourmande" organisée par les fromages italiens d'appellation d'origine protégée (AOP en français, DOP en italien). Dans la cave de l'épicerie, des cours de cuisine seront dispensés par petits groupes de 3 à 6 personnes par Emmanuelle qui travaille avec Alessandra depuis longtemps. Vous arrivez sur place et l'on vous fournit tablier, ustensiles et ingrédients pour vous mettre aux pianos. Trois dates sont au programme : le jeudi 5 juin (14 h), lasagna zucchine, mozzarella di bufala di campana et parmigiano reggiano pour la confection de lasagnes fraîches, la préparation de la farce et des légumes et, pendant la cuisson au four, préparation de stuzzichini à base de fromage asiago, puis dégustation du plat avant une petite gourmandise autour d'un café italien (par personne, 45 €) ; mardi 10 juin (12 h 30), pesto genovese al mortaio, préparation du véritable pesto génois au mortier en marbre de Carrare avec les ingrédients de la tradition, basilic, huile d'olive de Ligurie, pignons, parmigiano reggiano, pecorino fiore sardo, ail et sel de mer, puis de trofie al pesto, des pâtes typiques de Gênes, avec pesto, haricots verts et pommes de terre que l'on dégustera avant le café et la gourmandise (par personne, 35 €) ; et jeudi 12 juin (12 h 30), risotto funghi, gorgonzola doce e parmigiano reggiano, avec réalisation du bouillon, présentation des principales sortes de riz italiens et explication de la technique de cuisson et pendant celle-ci, on préparera un antipasto à la mozzarella di bufala campana tout en dégustant un gorgonzola piquant avant de manger le risotto, le café italien venant conclure le déjeuner avec une gourmandise (35 €) par personne. Et, durant toute la durée de la manifestation, du 4 au 14 juin, le plateau de fromages italiens est en dégustation libre dans la boutique, en accord avec confitures, miels et mostarde (à emporter aussi dans une petite boîte assortie pour une dégustation à la maison). Bon appétit et... large soif ! - "RAP" - 15, rue Rodier (Paris 9e). Tél. : 01 42 80 09 91.

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  • : Le blog de Tout n'est que litres et ratures par Roger Feuilly
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  • : Au quotidien, la cuisine selon les saisons, les vins selon l'humeur, la littérature qui va avec, les bistrots et les restaurants, les boutiques qui nourrissent le corps et l'esprit, bref tous les plaisirs de bouche et de l'âme.
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  • Je suis chroniqueur gastronomique et auteur du Guide Le Feuilly. Je suis un des fondateurs du mouvement Slow Food en France dont je fus le Président dans les années 90. Mes livres les plus récents sont "A boire et à manger", "Le Feuilly 2010.
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