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7 août 2017 1 07 /08 /août /2017 10:14
Pour les "naturistes", à méditer : "Le terroir et l'homme", selon André Ostertag, vigneron alsacien
Pour les "naturistes", à méditer : "Le terroir et l'homme", selon André Ostertag, vigneron alsacien


Le débat sur les vins "naturistes", en quelque sorte nus, envahit la toile comme jamais. Invectives, anathèmes, comparaisons qui ne sont jamais raisons, excès de toutes sortes président au champ polémique, voire même s'aventurent dans des affaires pénales, avec la condamnation de Marc Sibard, directeur et chef de file autoproclamé du vin nature à Paris aux Caves Augé (pour harcèlements et violences sexuels), et d'ailleurs remercié depuis.

J'aime assez ce qu'en avait dit voilà déjà longtemps André Ostertag, grand vigneron alsacien s'il en est, qui lui aussi, avait été mis en marge de l'appellation à cause de quelques idées neuves qu'il défendait quand il avait repris le vignoble de sa famille.

 "Ceux qui veulent croire, écrivait-il, que le terroir existe à l'état naturel et spontané se trompent. Le terroir, c'est l'homme qui taille et qui laboure. C'est le regard de l'homme qui le fait...".

 Lorsque André, en 1980, reprend le domaine de 4,5 hectares à son père Adolphe, c'est la troisième génération d'une ancienne famille rhénane qui s'installe : aujourd'hui la propriété fait 14,5 hectares répartis sur une multitude de petits jardins de vignes, avec toute la variété des cépages du cru, majoritairement blanc, gewurztraminer, muscat ottonel, pinot blanc, pinot gris d'Alsace, riesling (pour 44 %) et sylvaner, avec 0,7 hectare en roue (pinot noir). Le domaine est installé sur le village d'Epfig pour les 2/3 tiers et, aussi, sur Albé, Itterswiller, Nothalten et Ribeauvillé.

Mais, surtout, André Ostertag a tracé sa propre voie en façonnant les vins selon leur terroir, leur temps et leurs sols, élevant de façon iconoclaste des cuvées en barrique de bois vosgiens, à la manière bourguignonne, au grand dam de nombres de ses collègues vignerons. Il a aussi sublimé comme nul autre des terroirs comme le Fronholz, l'Heissenberg et le Muenchberg. 

Dans les vignes, André Ostertag travaille avec les principes de la biodynamie et accorde une importance toute particulière à la préservation de la faune et de la flore, avec une vigne qui n'est que l'interprète des interactions de la nature.

Depuis ses débuts, il a toujours classé ses crus en trois grandes famille : pour l'expression d'un cépage, les vins de fruit, pour le terroir, les vins de pierre, et pour les vendanges tardives et la sélection de grains nobles, les vins de temps.

Il s'efforce de façonner chacune de ses cuvées en préservant le fruit et son terroir, offrant des vins très secs, droits, profonds, harmonieux et justes. Ils s'adressent autant aux sens, au plaisir immédiat, qu'à l'esprit, pour leur complexité. André a vinifié en 2015, son trente-sixième millésime et le premier avec son fils Arthur. L'histoire va continuer de s'écrire... Bon appétit et large soif !


- André Ostertag, 87, rue Finkwiller (67680 Epfig). Tél. : 03 88 85 51 34. Courriel : info@domaine-ostertag.fr
 

Pour les "naturistes", à méditer : "Le terroir et l'homme", selon André Ostertag, vigneron alsacien
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6 juillet 2017 4 06 /07 /juillet /2017 11:43
Le damas noir, ça vous dit quelque chose ?
Le damas noir, ça vous dit quelque chose ?
Le damas noir, ça vous dit quelque chose ?

Le damas noir du Puy-de-Dôme, c'est la syrah présente dans l'ancien vignoble de Riom. On ne le confondra pas avec le damas rouge que Pulliat mentionnait dans Les Mille variétés de vignes (Coulet Ed. Montpellier, 1888) et dans Les raisins précoces pour la vigne et le vin (Coulet Ed. Montpellier, 1897) comme une variété hâtive cultivée en Auvergne et aux environs de Brioude. Ici, il s’agit donc de la petite syrah auvergnate ressuscitée comme damas noir par un vigneron du cru, Pierre Goigoux associé à sa femme Christine.

A Châteaugay, c'est sur les pentes les plus méridionales à 400m d’altitude, sur des sols argilo-calcaires du piémont volcanique que renaît ce damas noir. Une quinzaine d’années de recherches et de recensement à travers tout le vignoble ont été nécessaires. Tout comme des dizaines d'analyses pour évaluer et suivre l’état sanitaire des plants repérés puis greffés. La disparition de ce cépage d’exception a toujours fasciné Pierre Goigoux et, depuis 2011, il l'a réintroduit sur ses meilleures parcelles. C'est ainsi que le damas noir réapparaît aujourd'hui dans sa plus belle robe !

Ce grand militant de la cause auvergnate a d'ailleurs pour ambition de redonner aux vins de la région leurs lettres de noblesse, comme jadis au milieu du XIXe siècle. Depuis 1989, après un Bepa viticulture à Mâcon, puis le lycée viticole de Beaune et une formation de gestion au lycée de Marmilhat avec un Btsa, il est installé en contrebas des coteaux de Châteaugay sur le Domaine de la Croix Arpin sur un peu moins de vingt hectares à Pompignat.

Sa première cuvée de damas noir, il l'a mitonnée dans des fûts de chêne autrichien : il compte faire de ce cépage autochtone quasiment disparu depuis un siècle une des vedettes de sa production, dans laquelle il compte aussi une cuvée dite premium déclinée en chardonnay et en pinot noir sous le nom de « La Frondeuse », ainsi que du côtes-d’Auvergne AOC châteaugay (en chardonnay, gamay et assemblage de gamay et pinot noir) et chanturgue (gamay et pinot noir, lorgnez vers le coq au vin).

Du bon, du friand, du joli vin pour tous les jours et qui laisse augurer un bel avenir. Bon appétit et large soif !

« Domaine de la Croix Arpin ». 63119 – Châteaugay (Pompignat). Tél. : 04 73 25 00 08.
 

Le damas noir, ça vous dit quelque chose ?
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8 mars 2017 3 08 /03 /mars /2017 17:26
A ceux qui ne connaissent pas le montagnieu...
A ceux qui ne connaissent pas le montagnieu...
A ceux qui ne connaissent pas le montagnieu...
 
Voilà quelques jours, je citais sur ce blog un commentaire de l'ami regretté Bernard Frangin qui fût jadis rédacteur en chef Le Progrès de Lyon. Il était extrait de son ouvrage Bistrots de Lyon, histoires et légendes : "Pour se laver la bouche, à l'apéro, le montagnieu ne sera pas excommunié systématiquement". Quid donc de ce fameux montagnieu que de nombreux lecteurs ne semblent pas connaître ? Comme je comprends bien que ce vin se situe à un carrefour de savoirs, "un rond de sciences" comme disait joliment Du Bellay, faisons, comme le recommandait Guillaume Budé, oeuvre d'"érudition circulaire" en vous racontant tout ce que vous n'avez jamais su sur le montagnieu.
 
Le montagnieu est un vin français produit dans le nord du vignoble du Bugey, sur les communes de Montagnieu, de Seillonnaz et de Briord, dans le département de l'Ain. Il s'agit d'une des dénominations géographiques au sein des appellations bugey et roussette du Bugey, dont le nom peut compléter celle des appellations sous les formes « bugey Montagnieu » et « roussette du Bugey Montagnieu ».

Les vins du Bugey sont reconnus par l'INAO comme vins de qualité supérieure (VDQS) par l'arrêté du 11 juillet 1958, puis comme appellation d'origine contrôlée (AOC) par le décret du 20 octobre 20094. La dénomination porte le nom de la principale commune de l'aire de dénomination : Montagnieu. Les vignes produisant le montagnieu se trouvent dans la région Auvergne-Rhône-Alpes, plus précisément dans le département de l'Ain, à 30 kilomètres au sud-est d'Ambérieu-en-Bugey, sur la rive droite du Rhône.

Si la formation des pré-Alpes et l'ère glaciaire ont eu pour effet de créer un sol chaotique très hétérogène en Bugey, celui du montagnieu est produit sur des terrains argilo-calcaires lourds présentant beaucoup de cailloux. Dans certaines situations, la roche-mère affleure en surface, avec un calcaire d'argile blanche blanc jonché chargé d'ammonites et d'autres mollusques de mer fossilisés.

Le Haut-Bugey est constitué de plusieurs petites montagnes. Cette région, dont les précipitations moyennes sont de 1 000 mm/an, possède un climat aux influences océaniques, mais les amplitudes de température élevées sont influencées par le voisinage de climats continentaux. Les hivers sont marqués par l'influence montagnarde, un peu adoucis par les dernières influences océaniques venant buter sur les montagnes, apportant des précipitations importantes au pied des reliefs.

Pour avoir la dénomination géographique montagnieu, la récolte des raisins, la vinification, l'élaboration, l'élevage et le conditionnement des vins mousseux et pétillants doivent être assurés sur le territoire des communes de Briord, Montagnieu et Seillonnaz, dans le département de l'Ain.

Le coteau sur lequel est planté la vigne forme un versant exposé d'abord au sud-ouest, puis plein sud, essentiellement à la limite entre le village de Montagnieu et le hameau de Vérizieu (sur la commune de Briord). 1,75 hectare est planté pour faire du vin rouge, 8 hectares pour du vin blanc, 22,1 hectares le sont pour faire du mousseux ou du pétillant.

Pour le bugey Montagnieu rouge, le seul cépage est la mondeuse noire. Pour le bugey Montagnieu mousseux ou pétillants, les cépages principaux sont l'altesse, le chardonnay et la mondeuse (les trois doivent former ensemble ou séparément 70 % de l'encépagement), complétés accessoirement par un peu de gamay, de jacquère, de molette, et de pinot noir. Pour la roussette du Bugey Montagnieu, le cépage est l'altesse.
 
Le rendement en rouge est fixé à 53 hectolitres par hectare, avec un rendement butoir à 61 hectolitres par hectare. Les rendements en blanc sont de 53 et de 58 hectolitres par hectare, tandis que pour les mousseux et les pétillants les rendements sont bien supérieurs, respectivement 71 et 78 hectolitres par hectare.
 
La production moyenne est de 105 hectolitres de vin rouge, appelé « mondeuse de Montagnieu », de 1 530 hectolitres de vin mousseux ou pétillant, appelé « montagnieu méthode traditionnelle » et de 315 hectolitres de vin blanc, appelé « altesse de Montagnieu » ou « roussette du Bugey Montagnieu ».
 
Le raisin est mis entier dans la cuve où le jus va prendre la couleur de la peau du raisin, à une température de 15 °C : après trois jours, la couleur est rosée, après quinze jours elle est rouge. Durant cette période a lieu la première fermentation alcoolique, les levures transformant le sucre du jus en alcool. Tout de suite après le soutirage, une deuxième fermentation s’enclenche, les bactéries malolactiques transforment l’acide malique en acide lactique. Ceci se fait sur une durée d'un à deux mois. L’embouteillage a lieu en mai.

Pour les vins pétillants, le raisin est pressé le jour même de la vendange et le jus est mis en cuve pour la première fermentation (fermentation alcoolique) pendant quinze jours. Puis jusqu'en avril, le vin peut être soutiré pour le séparer de ses lies. En mai, le vin est embouteillé avec un ajout de levure et de sucre, ce qui permet une seconde fermentation en bouteille similaire à celle en cuve, dégageant du gaz carbonique (créant la mousse caractéristique). Les bouteilles sont alors remuées le col en bas, pour amasser le dépôt des levures mortes au bord du goulot. Après un élevage minimum de douze mois, a lieu le dégorgement, qui consiste à décapsuler la bouteille pour éjecter le dépôt, les pertes en liquide étant complété par une dose de sucre, selon le type de mousseux qu'on souhaite obtenir (brut, demi-sec, etc.). La bouteille est alors refermée avec un bouchon maintenu par un muselet.

Pour la vinification en blanc, comme pour le mousseux, le raisin est pressé le jour même de la vendange et le jus est mis en cuve pour la première fermentation (fermentation alcoolique) pendant quinze jours. Puis jusqu'en avril, le vin peut être soutiré pour le séparer de ses lies. En mai, le vin est embouteillé, mais sans levure ni sucre.

Les titres alcoométriques volumiques naturels minimum sont respectivement de 9,5 % vol. pour les rouges et de 9 % vol. pour les mousseux ou les pétillants. Les titres alcoométriques volumiques totaux sont de 12,5 % vol. pour les rouges et de 12 % vol. pour les mousseux ou les pétillants.
 
Le montagnieu rouge est tannique, il a besoin de quelques années de garde avant de s'adoucir. Le montagnieu mousseux a des goût variant selon l'encépagement ; en général le goût d'amande et de fruits blancs du chardonnay domine. La roussette de Montagnieu est plutôt sur les agrumes (pamplemousse), s'adoucissant en vieillissant (miel).
 
Le rouge ira avec du gibier, des civets, des viandes en sauce ou des fromages forts ; le mousseux conviendra à l'apéritif (on le retrouve donc parfois dans les bouchons lyonnais, comme le suggère Bernard Frangin) ; tandis que le blanc accompagnera les poissons et les fromages pas trop forts.
 
On notera deux vignerons au-dessus du lot :
 
- Maison Yves Duport - Le Lavoir - 01680 Groslée. Tél. : 04 74 39 74 33 ou 06 87 38 75 29.
- Domaine Duport et Dumas - Pont Bancet - 01680 Groslée. Tél. :04 74 39 75 19.
 
Large soif et bon appétit !
 
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28 août 2016 7 28 /08 /août /2016 09:56
Vous avez bu quel vin hier soir ? Moi, un brunello di Montalcino de Biondi-Santi !
Vous avez bu quel vin hier soir ? Moi, un brunello di Montalcino de Biondi-Santi !

Biondi-Santi, un des très grands noms du vin en Italie, fait figure de mythe à travers le monde. Le 2006 de la « Tenuta Greppo » de Franco Biondi Santi est un brunello di Montalcino d'exception, tout en élégance et en finesse, issu de terroirs qui ont toujours été respectés.

L’histoire familiale commence au milieu du 18e siècle. Les vins de Biondi-Santi ont été reconnus dès l’Exposition universelle de 1867. Leur réputation n’a cessé de grandir depuis. Avec un risotto (riz vialone nano) à la saucisse, le vin s’est révélé exceptionnel de fraîcheur et de profondeur. Bon appétit et large soif avec ce « Tenuta Greppo » !

« Biondi Santi » - Tenuta Greppo – Villa Greppo – 53024

Montalcino (Siena). Tél. : 39 0577 84 80 87. Courriel : biondisanti@biondisant.it

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10 février 2015 2 10 /02 /février /2015 13:23

ColetteFaller.jpgPeu de mois après sa fille Laurence, Colette Faller, est partie dans sa 87e année. La reine de Kaysersberg, petite ville au pied des Vosges qui est aussi la cité du bon docteur Schweizter, fût la grande rénovatrice du vignoble familial, en 1979, quand son mari Théo – lui qui l’avait porté sur les fronts baptismaux - est mort. Elle a su élever les crus de la maison à la hauteur des meilleurs, faisant du Domaine Weinbach – le ruisseau du vin - une des références mondiales de l’Alsace. Son Clos des Capucins, où l’on cultive le vin depuis le début du XVIe siècle (les moines l’administrèrent dès 1612), notamment avec le grand cru Schlossberg, est d’une race folle. Elle recevait, avec ses deux filles, Laurence et Cathy (à gauche sur la photo), cette dernière est désormais seule en charge du Domaine avec son fils Théo, avec une rare élégance, derrière le portail sculpté de sa demeure. Elle vous servait les plats de la tradition alsacienne et la collection des vins de la maison, entre petit sylvaner d’élite, simple pinot blanc, sublime riesling cuvée Laurence, muscat de soif juste à croquer, et rares quintessences de grains nobles comme nulle part ailleurs. Grande Alsacienne de cœur, elle aimait beaucoup Paris, et portait la bonne parole des vins du cru dans les bons bistrots et restaurants de la capitale. Elle va nous manquer. Large soif !

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18 janvier 2015 7 18 /01 /janvier /2015 16:46

Pierre Goigouxsigle

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Pierre GoigouxLe damas noir du Puy-de-Dôme, à ne pas confondre avec le damas rouge que Pulliat mentionnait dans Les Mille variétés de vignes (Coulet Ed. Montpellier, 1888) et Les raisins précoces pour la vigne et le vin (Coulet Ed. Montpellier, 1897) comme une variété hâtive cultivée en Auvergne et aux environs de Brioude, c'est la syrah présente dans l’ancien vignoble de Riom. Ici, il s’agit donc de la petite syrah auvergnate ressuscitée comme damas noir par un vigneron du cru, Pierre Goigoux associé à sa femme Christine. Ce grand militant de la cause auvergnate a pour ambition de redonner aux vins de la région leurs lettres de noblesse, comme jadis au; milieu du XIXe siècle. Depuis 1989, après un Bepa viticulture à Mâcon, puis le lycée viticole de Beaune et une formation de gestion au lycée de Marmilhat avec un Btsa, il est installé en contrebas des coteaux de Châteaugay sur le Domaine de la Croix Arpin sur un peu moins de vingt hectares à Pompignat. Sa première cuvée de damas noir, il la bichonne encore jusqu’au printemps dans des fûts de chêne autrichien : il compte faire de ce cépage autochtone une des vedettes de sa production, dans laquelle il compte aussi une cuvée dite premium déclinée en et  chardonnay et en pinot noir sous le nom de « La Frondeuse », ainsi que du côtes-d’Auvergne AOC châteaugay (en chardonnay, gamay et assemblage de gamay et pinot noir) et chanturgue (gamay et pinot noir, lorgnez vers le coq au vin).Du bon, du friand, du joli vin pour tous les jours goûté jadis au salon des vins de Loire d'Angers et qui laisse augurer d’un bel avenir. En attendant de lamper la cuvée de damas noir dans les semaines à venir. Bon appétit et bien sûr… large soif ! – « Domaine de la Croix Arpin ». 63119 – Châteaugay (Pompignat). Tél. : 04 73 25 00 08.

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1 novembre 2014 6 01 /11 /novembre /2014 23:22

HubertdeMontille.jpg

HubertdeMontilleAlixEtienne.jpgAvocat, bâtonnier du barreau de Dijon, mais surtout vigneron d'exception à Volnay, Hubert de Montille nous a quittés aujourd'hui à l'âge de 84 ans. Il venait de boire un bon pommard Les Rugiens, l'un de ses crus préférés. Les de Montille traversent les siècles, Hubert de Montille est le grand gentilhomme de la famille. Jonathan Nossiter, dans son fim "Mondovino" en avait fait un personnage emblématique de la Bourgogne et des vignerons qui défendent leur terroir. L'avocat qui est passé du barreau à la vigne est né en 1930 et sa première vendange date de 1947, un millésime exceptionnel, alors que sa mère était empêchée par une indisposition. Comme avocat, il traite de bien belles causes : dans l'affaire Villemin, il défend Bernard Laroche, dans le combat de la maison Faiveley contre le gourou américain du vin Robert Parker, il est à la pointe du combat, la scission du Domaine de la Romanée Conti, il est là aussi. Son domaine ne s'est agrandi qu'avec les années, piochant les belles parcelles et les beaux climats. Alors que la famille trouve ses origines au milieu du XVIIe siècle à Créancey dans l'Auxois, le premier domaine a été créé dans les années 1750. Il devient de Montille en 1863. Au fil du temps le domaine grossit jusqu'à vingt hectares, dont 75 % en premiers et grands crus sur les deux Côtes. Aujourd'hui, ses enfants Alix - elle travaille des blancs ciselés à travers un micro-négoce, "Maison Deux Montille Soeur Frère -, et Etienne - il s'occupe des rouges - sont, aujourd'hui, des héritiers sourcilleux qui veillent au grain et au terroir. En 1995, Etienne passe le domaine en bio avant de s'atteler à la biodynamie en 2001. Hubert de Montille n'a jamais cessé de veiller à l'authencité des vins du domaine. Jusqu'au terme de sa vie, il restait un homme caustique, plein d'esprit et de truculence, capable de déboucher pour vous un corton-charlemagne juste pour le plaisir du partage. Adieu l'ami et là où tu es, large soif ! (Merci à Vincent Pousson pour la photo d'Hubert de Montille).

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7 octobre 2014 2 07 /10 /octobre /2014 11:24

VendangesClosdesCapucinsVendangeurs-copie-1

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VendangesClosdesCapucinsAlaube.jpg

VendangesClosdesCapucinsFondrieres-copie-1.jpgVendangesClosdesCapucinsDejeuner.jpg

VendangesClosdesCapucinsRaisins-copie-1.jpg Chez Fiona Beeston, les vendanges sont terminées. La récolte 2014 s'annonce comme un grand millésime, voire même plus. Mais soyons patients, les vins ne sont qu'en fermentation. En attendant, quelques belles images et pas plus. Une soixantaine de personnes au déjeuner du samedi, sous le soleil exactement... De la belle humeur, une bonne vraie blanquette de veau à l'ancienne, avec du collier, du tendron, de la poitrine, du flanchet,Photo8-1180.JPG avec du bon gras qui nourrit la viande et... juste un peu d'épaule pour le côté maigre, des légumes de saison, des champignons de Paris cueillis la veille, et du vin d'ici et d'ailleurs. Bref, de la vie, encore de la vie et toujours de la vie. Bon appétit et large soif !

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29 septembre 2014 1 29 /09 /septembre /2014 17:27

EnseigneU

closdelossiete.jpg

U-Le-Temps-qui-passe.jpg

U-La-Chanaise-Morgon-2013---R.pngBien sûr, c'est arbitraire et le choix des vins l'est aussi. Je ne vous en livre que quelques-uns dans la marée des 700 références présentées par ce groupe qui s'articule autour des "Système U", "Hyper U" et "U Nouveaux commerçants". En Alsace, le magnum - pas courant dans la région - de la Maison Dopf au Moulin, en gewurztraminer "Réserve particulière" 2013, est de belle facture et accompagnera avec aise un munster (16,90 €). Dans le Beaujolais, Dominique Piron, avec sa cuvée de morgon 2013 sur son Domaine de la Chanaise offre un nez droit, une bouche charnue et intense sur des arômes un brin épicés et des grains joliment mûrs (7,40 €). Dans le Languedoc, la Cave de Roquebrun sur l'appellation Saint-Chinian-Roquebrun propose le "Grand Canal" 2012, issu d'une macération carbonique sur des arômes de fruits noirs (cassis, mûre, pruneau) et des notes légèrement réglissées (6,95 €). Un peu plus loin, sur l'appellation Corbières, la cuvée "Le Temps qui passe" 2011 de la coopérative de Castelmaure est une vraie réussite, mais quasiment habituelle pour ses dirigeants qui alignent chaque année une litanie de petites perles viniques. En Bourgogne, ciblez une toute petite quille avec le "Coteaux-Bourguignons" 2013 qui offre un joli rapport qualité-prix-plaisir (4,49 €). Sur le Bordelais, l'enseigne est riche d'une expérience ancienne : vous trouverez sans faille les crus sur l'appellation Saint-Estèphe comme "Les Hauts de Pez" 2012 (11,75 €) et "Lilian-Ladouys" 2012 (12,95 €) ; en Saint-Emilion, le "Château Yon-Figeac" offre une production exemplaire, ici avec son millésime 2012 et, enfin sur l'appellation Haut-Médoc, dirigez-vous sans hésitation vers le "Château La Tour-Carnet" 2012, propriété de Bernard Magrez, qui offre une incomparable densité, des tanins serrés et un potentiel de vieillissement exceptionnel, quoique moins grand encore que son très grand 2010 (12,50 €). Et si le coeur vous en dit, vous pouvez aussi voyager vers d'autres vignes, en Argentine, avec la cuvée "Aries" sur Mendoza, une première approche du vin local (4,95 €), voire même vous offrir le fruit d'une collaboration franco-française entre plusieurs acteurs de la vigne et du vin qui se nomment Dassault, Péré-Vergé, Michel Rolland et Rothschild, qui ont produit une cuvée qui met bien en valeur les qualités du malbec (12,50 €). A boire autour d'une table conviviale, histoire de mettre un terme à vos recherches dans les foires aux vins (chez "U" jusqu'au 4 octobre encore). Bon appétit et... large soif ! - "U", avec quelques adresses à Paris : 67, rue des Petits-Carreaux (2e) - 64, quai de Jemmapes (10e) - 14, rue Paul-Bert (11e) ; 29, rue Delambre (14e) - 103, avenue de Clichy (17e) et 50, rue Orfila (20e).

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21 septembre 2014 7 21 /09 /septembre /2014 10:29

alexdevree20140920 21110520140920_153641-copie-2.jpgChez Fiona Beeston, au Clos des Capucins, avant les vendanges - les premiers jours d’octobre -, le blues était en vedette avec le jeune Alex De Vree. Une musique qui nous raconte les joies et les peines, les amours joyeux autant que ceux qui vacillent. Une petite heure en deux sets avec, à l’entracte, quelques quilles de la cuvée “Perfectly Drinkable” millésime 2013. Et, le soir venu, un diner plus intime dans un style baroque avec votre serviteur aux pianos. Pour une soupe de melon à la soubressade et du poulet accouru en voisin de la Ferme du Haut-Bourg à Cinais. Une production de haute qualité de Christophe Verroneau qui ravale le pousse-cadie de l’hyper d’à-côté au rang de basse industrie. Le comté de 40 mois et la mousse au chocolat ont prolongé la soirée. Côté vins, du chinon en veux-tu en voilà, avec la petite cuvée confidentielle de Fiona, “Pépère” (produite sur 30 ares seulement), du “Clos des Capucins” en trois millésimes (2011, le premier de la propriété, 2012 et 2013), mais aussi, en magnum, “Les Picasses” 2011 d’Etienne de Bonnaventure, délicieusement fondu avec des tanins élégants. Bon appétit et… large soif ! – “Le Clos des Capucins”, rue du Pavé-Haut, Chinon. – “La Ferme du Haut-Bourg”, Cinais. Tél. : 02 47 95 91 43.

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  • : Le blog de Tout n'est que litres et ratures par Roger Feuilly
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  • : Au quotidien, la cuisine selon les saisons, les vins selon l'humeur, la littérature qui va avec, les bistrots et les restaurants, les boutiques qui nourrissent le corps et l'esprit, bref tous les plaisirs de bouche et de l'âme.
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  • Je suis chroniqueur gastronomique et auteur du Guide Le Feuilly. Je suis un des fondateurs du mouvement Slow Food en France dont je fus le Président dans les années 90. Mes livres les plus récents sont "A boire et à manger", "Le Feuilly 2010.
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